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Uncle Tupelo › No Depression

cd • 13 titres • 41:41 min

  • 1Graveyard Shift4:43
  • 2That Year2:59
  • 3Before I Break2:48
  • 4No Depression2:20 [The Carter Family]
  • 5Factory Belt3:13
  • 6Whiskey Bottle4:46
  • 7Outdone2:48
  • 8Train3:19
  • 9Life Worth Livin'3:32
  • 10Flatness2:58
  • 11So Called Friend3:12
  • 12Screen Door2:42
  • 13John Hardy2:21 [Lead Belly]

enregistrement

Du 21 au 31 janvier, 1990, Fort Apache South, Boston, MA. Produit par Paul Q. Kolderie et Sean Slade

line up

Jay Farrar (chant, guitare, banjo, mandoline, violon, harmonica), Jeff Tweedy (chant, guitare acoustique, guitare basse), Mike Heidorn (batterie)

Musiciens additionnels : Rich Gilbert (pedal steel)

remarques

"John Hardy" est une bonus track de l'édition CD
La réédition de 2003 comprend 6 bonus tracks supplémentaires

chronique

No Depression, c'est toute une histoire. Un disque dont la popularité à tellement grimpé au fil du temps que son nom fut en passe de supplanter l'AOC "alt-country" quelques années durant. Y'a même eu un magazine dédié à la scène qui a usé de la formule au milieu des 90's, et qui a d'ailleurs - aux USA du moins - contribué à populariser le style. Mais pourtant, initialement, Uncle Tupelo, c'est loin d'être un groupe de ouf. Plutôt un énième college band, rencontré au hasard de leurs copines respectives, et qui n'avait guère plus d'ambition que de devenir le groupe le plus populaire du coin, quitte à girouetter, tel un Die Kreuzen doté d'un meilleur dentiste, d'un style à l'autre pourvu que ça finisse par racoler le petit peuple étudiant. Le coup de bol qu'ils ont eu, c'est qu'avec les maigres 3 000 balles que leur ont refilé, tout juste démarchés, le label Giant Sand - futurs Rockville Records - ils se dégottent tout excités Slade et Kolderie, les deux fou-furieux qui avaient déjà sévi sur le scandaleusement formidable Bug du Dinosaur Jr. L'anecdote super mignonne en bonus : lors de l'enregistrement, tout fan du Dinosaur Jr qu'ils étaient, les Uncle Tupelo ont eu le droit d'utiliser la Gibson Les Paul que J. Mascis avait laissé dans le coin. De là, est-ce qu'on peut encore vraiment parler de hasard si No Depression reste, même avec le recul, l'un des disques les plus furieux et électrique du genre ? Nerveux et épileptique ? Car on n'y entend pas que Dinosaur Jr sur No Depression. Ils ont aussi tout un tas de potes fantômes. Des Replacements au Minutemen en passant par Neil Young pour ses coulantes les plus country rock (et puis la voix de Jay Farrar surtout, plus que proche du radis-man). No Depression a un son proprement furieux dans ses guitares, entre hardcore punk et noise rock, et qu'il faut une sacré quantité d'arpèges pour venir démêler et faire swinger. Pas si étonnant qu'il ait eu pas mal de succès à l'époque où tous les regards se tournaient vers le grunge. Alors si en plus vous prenez en compte ses arrangements faramineux avec tout le kit de survie du country kid bien élevé - pedal steel, banjo, violon, harmonica que sais-je - que vous y ajoutez quelques lyrics bien sentis sur le fabuleux monde dans la peau d'un col bleu, moi-même américain j'aurais direct reboutonné ma chemise à carreau. Car No Depression, si on peut difficilement tout y apprécier tant il ratisse large, est encore un de ces disques qui peut rendre dingue si on y prend pas garde. Plein de riffs entêtants, d'endurance, et mâtiné du traditionnel qui lui donne son petit caractère campagnard. Et puis ce pur parfum 90's, qui vous fait sentir un gamin du rock.

note       Publiée le vendredi 23 mai 2014

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Aladdin_Sane › vendredi 15 janvier 2016 - 11:31  message privé !

Dommage qu'il n'y ait pas de chroniques de Wilco (le groupe de Jeff Tweedy) sur Guts. Il y a des choses trés intéressantes dans leur discographie et trés "gutsienne" si j'ose dire. Je recommande notamment Yankee Hotel Foxtrot, A Ghost is Born et le p'tit dernier Star Wars.

Rastignac › dimanche 25 mai 2014 - 23:38  message privé !
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Ah oui, il est plein d'années 90 ce disque et ce groupe. Je connaissais pas l’anecdote de la LP de Mascis, mais c'est bien emblématique de l'album : du cheveux gras/chemises de bucheron, du lyrisme rageux, des power ballades les santiags dans le sable (du parking du bar), du bruit et du rock et du roll. Edit : et puis Whiskey Bottle! snif.

Note donnée au disque :