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Isobel Campbell & Mark Lanegan › Sunday At Devil Dirt

  • 2008 - Fontana, FONINT8636 (1 cd)

cd | 17 titres | 47:19 min

  • 1 Seafaring Song
  • 2 The Raven
  • 3 Salvation
  • 4 Who Built The Road
  • 5 Come On Over (Turn Me On)
  • 6 Back Burner
  • 7 The Flame That Burns
  • 8 Shotgun Blues
  • 9 Keep Me In Mind, Sweetheart
  • 10 Something To Believe
  • 11 Fight Fire With Fire [*]
  • 12 Asleep On A Sixpence [*]
  • 13 Violin Tango [*]
  • 14 Rambling Rose, Clinging Vine [*]
  • 15 Hang On [*]
  • 16 Trouble [*]
  • 17 Sally, Don't You Cry [*]

enregistrement

[*] titres bonus de l'édition Fontana.

line up

Mark Lanegan (chant), Isobel Campbell (chant, guitare, carillon tubulaire, violoncelle, vibraphone, piano, glockenspiel, tambourin)

Musiciens additionnels : Jim McCulloch (guitare) Kirsty Johnson (accordéon), Duke McVinnie (basse), Alyn Cosker (batterie, loops), Pam Smith (timbale), Ross Hamilton (basse, contrebasse), Bill Wells (basse), Chris Geddes (orgue), Dave McGowan (piano, guitare), David Paterson (güiro, percussion), Dave McGowan (guitares, orgue, basse, piano), Geoff Allen (percussion), David Robertson (shaker, congas), London Community Gospel Choir (chœurs), Greg Lawson (violon), Dave Gormley (batterie)

chronique

Isobel est bien le genre de dame à faire craquer un homme comme Papa. Elle fait craquer fiston aussi, une fois qu'il a pigé que c'est un peu plus qu'une bouille des sixties rescapée d'on ne sait quel saloon à putains et reconvertie dans la ballade. Regardez-moi comme ils sont choucards, tous les deux, dans le livret. Je vire dans mon travers presse à scandale, mais on me fera pas croire qu'il s'est rien passé - même si à en juger les têtes qu'ils tirent chacun de leur côté Isobel a dû tomber sur une mi-molle au moment fatidique. Eh, Pap', t'inquiète donc, bascule-moi une flasque et reprend-toi ! C'est ça d'être un vrai alcoolo et un vrai travailleur, on est pas toujours suivi par son outil dans les moments qu'il faudrait, mais on est des vrais - et ce sera toujours à charge de revanche avec ces dames, promesse de leur faire jouer du gosier dès que nos moyens seront reviendus, d'ailleurs ça revient rien que d'y penser ; tu vois ?... mmmh mais je m'égare : il est choucard comme tout ce petit album en duo à la maison, j'ai pas grand chose de plus à en dire, je l'avoue. Et il a le spleen dur plus que par endroits, derrière ses airs de gratouille tranquille en studio. Isobel & Mark nous refont souvent, derrière ce paravent de recueil americana sans aspérités, une succession modeste des bons vieux Leonard Cohen à violons, alors il est dur de résister. Ennuyeux ? Un peu aussi, je le confesse volontiers, à cause de l'application un peu cintrée de l'affaire, et de ces morceaux plus basiquement folk à hobo ici et là, telles les humbles "Salvation" ou "Trouble", ces chansons écrites au coin du feu qui semblent tellement n'être que des reprises dominicales de vieux standards. Isobel & Mark sont de simples gens du peuple, aussi. Ils n'ont point prétention à être plus que les agneaux de l'autre ordure qu'on voit jamais quand on l'appelle, même si Mark y croit pas. Même s'il nous montre un peu ses crocs de loup. C'est plus Belle & Sebastian, c'est Belle & Mark - et c'est tout de même plus noir, plus grave et plus douloureux, thanks to Daddy rescapé de ses Chansons champêtres... ça évoque dans les moments les plus touchants l'autre croque-mort m'as-tu-vu quand il te balançait avec Katin Minogue son "Where The Wild Roses Grow", cette folk à violons désarmante de pathos tartiné avec délicatesse au couteau à beurre sur notre biscotte d'âme en péril... mais en plus artisan, humble, grave sans en faire des caisses, à la Tindersticks. "The Raven" ? Chanson si drappée de noir ne saurait porter plus juste intitulé, ils sont adorables - et c'est une beauté, les petits anônements d'Isobel en fond me désarment comme une les gémissements d'une fée blessée. Merci Papa... J'peux serrer Isobel dans mes bras, dis ? Elle a besoin de toi sur "Shotgun Blues" mais tu réponds pas, je veux bien me dévouer...

note       Publiée le dimanche 11 mai 2014

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torquemada › dimanche 11 mai 2014 - 12:56  message privé !

Une collaboration agréable mais c'est pas les disques de Lanegan qui ont tendance à tourner chez moi.

Note donnée au disque :       
Dun23 › dimanche 11 mai 2014 - 12:18  message privé !

Vu en concert, j'avais pas accroché plus que ça. Faut dire aussi que j'avais des putain de crampes d'estomac. C'est surtout ça que j'ai retenu du concert, ça et l'ours Lanegan, monsieur sourire, qui pose sa patte imposante sur son pied de micro pour ne la retirer que quand il a finit.