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Alpha Wave Movement › Myriad Stars

cd • 10 titres • 61:08 min

  • 1Beacon I 2:59
  • 2The Dark Lure 6:22
  • 3Beacon II 3:10
  • 4Gravity Well Flux Part I 2:54
  • 5Gravity Well Flux Part II 5:24
  • 6Beacon III 3:46
  • 7Anatomical Universe 7:19
  • 8Singularities 9:30
  • 9Star Birth 14:05
  • 1073 74 61 72 5:24

enregistrement

Composé entre 2006 et 2011

line up

Gregory Kyryluk (Synthés Korg Triton Rack, Novation Nova, Ensoniq Sq-80, Ensoniq Vfx-sd et Kurzweil K-2000vx)

remarques

On peut trouver plus d'informations sur cet album ici: http://hrresonance.bandcamp.com/album/myriad-stars

chronique

Styles
ambient
musique électronique
Styles personnels
musique cosmique

Des vents poussiéreux font chanter leurs particules prismiques qui mutent en longs drones gutturaux. Sur un tapis de percussions finement tambourinées et de bruits de ballasts épars, "Beacon I" agite son frêle rythme ambiant qui sautille dans des sinueuses voix rauques et des nappes de synthé aux douces caresses aériennes. C'est avec plaisir que mes oreilles se gavent à nouveau du très beau monde cosmique d'Alpha Wave Movement. Composé entre 2006 et 2011, “Myriad Stars” est une fascinante fusion entre le style très cosmique séquencé de Thought Guild, autre projet de Gregory Kyryluk, et la musique ambiante un peu plus terre à terre d'Alpha Wave Movement dont les fragrances cosmiques sont imprégnés de Vangelis et Steve Roach.
"The Dark Lure" suit avec des ondes de synthé astrales qui flottent comme des soupirs d'anges. L'amorce est profondément ambiante avec des lignes de synthés qui s'entrelacent dans de fins pépiements cristallins. Une ligne de basse étend des accords furtifs, moulant un rythme cosmique qui avance à tâtons pour finalement épouser une tangente un peu plus animée avec des cliquetis métalliques et de fines percussions absentes qui mettent la table à une belle ligne de séquences aux soubresauts nerveux. Tournoyant et zigzaguant sous les caresses d’un synthé qui préfère les ambiances cosmiques aux brefs solos éthérés, le rythme de "The Dark Lure" devient sphéroïdal et aussi devient prélude au très beau "Anatomical Universe" et sa fureur cosmique à la Jarre. Après le très cosmique, extra-terrestre et rythme ambiant à la Roach (tout ça en à peine 3 minutes) de "Beacon II", la saga Gravity Well Flux nous amène dans les confins les plus enveloppants du cosmos tel que vu par Gregory Kyryluk. On croirait être dans une navette spatiale, en train d'immerger d'un long sommeil cryogénique, avec les lentes ambiances morphiques de "Gravity Well Flux Part I" et ses ondes de synthés valsiques et philarmoniques à la Vangelis. "Gravity Well Flux Part II" tombe dans nos oreilles avec une intro éclatante, style THX, avant d'évaporer ses ondes astrales avec la venue d'un étrange rythme qui halète sur un fascinant maillage de séquences dont les bonds hachurés structurent une danse cosmique à la Roach sous de lentes nappes de synthé morphiques. Nerveux et très entraînant, avec de bons solos de synthé aux parfums de la Berlin School. On replonge dans les noirceurs cosmiques industrielles à la Blade Runner avec "Beacon III" qui se veut une belle et adéquate intro au très bon et entraînant "Anatomical Universe" où Gregory Kyryluk mélange savamment ses influences Jarre et Roach en 7 trop courtes minutes. Brilliant! L'introduction de "Singularities" démontre à quel point Alpha Wave Movement maîtrise les structures cosmiques riches en profondeurs soniques. On se croirait être dans une base lunaire en train d'observer une danse des étoiles qui pétillent autour des astres et des aurores boréales cosmiques. Une ligne de basse séquence étend des accords aussi lents que lourds dont la résonnance trace un rythme ambiant furtif qui tournoie délicatement, tel un longiligne filet stroboscopique, sous les chants de plus en plus présents des oracles interstellaires. "Star Birth" en épouse les mêmes préceptes mais dans un cadre plus long et avec un beau rythme ambiant finement tambouriné en tandem avec des séquences plus cristallines. "73 74 61 72" présente une structure nettement plus exploratrice avec une nuée de tonalités cosmiques qui planent au-dessus de transmissions radiophoniques et des ululements d'étranges bibittes extra-terrestres. C'est un titre audacieux pour conclure un album qui mélange à merveille les audaces ambiosoniques, les ambiances exploratrices, et toujours sereines, ainsi que les rythmes cosmiques aussi enlevants que reposants. Bref un album à l'image d'Alpha Wave Movement; un artiste que ne cessera de surprendre et dont je recommande fortement la découverte.

note       Publiée le lundi 5 mai 2014

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commentaires

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necromoonutopia666 › lundi 5 mai 2014 - 18:31 Envoyez un message privé ànecromoonutopia666

Merci Phae, déjà que je suis fan du projet à la base, mais là c'est une véritable perle de Mé que tu m'a fait découvrir.