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Model 500 › Deep Space

  • 1995 • R&S RS 95066 CD • 1 CD

cd • 9 titres • 54:30 min

  • 1M12 Milky Way06:42
  • 2M29 Orbit07:09
  • 3M37 The Flow04:09
  • 4M41 Warning05:47
  • 5M50 Astralwerks05:28
  • 6M69 Starlight06:25
  • 7M78 Last Transport (To Alpha Centauri)05:12
  • 8M85 I Wanna Be There (Edit)06:43
  • 9M92 Lightspeed06:47

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré à Love Park Studios, Berlin par Moritz Von Oswald, sauf M12 enregistré à Axis Studios, NYC (co-écrit avec Kevin Saunderson et mixé par François Kevorkian) et M29 & M41 enregistré à Metroplex Studios, Detroit. Produit par Juan Atkins.

line up

Juan Atkins

Musiciens additionnels : Aisha Jamiel (chant 3)

remarques

chronique

Styles
techno
house
electro
Styles personnels
techno intersidérale

Quand à la fin du 18eme siècle, l'astronome français Charles Messier entamait la création de son catalogue d'objets célestes, il ne se doutait pas que bien plus tard, ces désignations strictement ordinales prendraient un sens autrement plus évocateur et poétique pour les rêveurs des cités post-industrielles à venir. Le futur étaient alors à leur porte. Les amas ouverts, les galaxies lenticulaires, les nébuleuses fabuleuses, autant de destinations à portée de main pour qui savait manipuler les machines. Juste avoir sa carte d'identité en règle pour franchir sans encombre les portiques et l'embarquement dans de grands vaisseaux était alors la promesse d'horizons à 360 degrés, de milliards d'étoiles aux confins de notre familière Voix Lactée. Juan Atkins le pionnier le savait bien, lui, que ce n'était plus de Detroit la dévastée qu'il pourrait prendre cet envol. La ruée vers l'or techno était passé à l'Est. Enfin à l'Est, entendons-nous bien, les murs étaient tombés depuis quelques années et l'Est à Berlin, c'était devenu l'Ouest. Un Far West où la Frontière reculait de jours en jours et sur lequel, attirés par cet eldorado, les premiers explorateurs noirs du continent techno se ruaient pour récolter une renommée que leur propre pays, toujours ingrat, leur refusait encore. Juan Atkins, peut-être le parrain du genre par excellence, se frottant à l'évolution de ce qu'il avait lui-même largement contribué à bâtir. Mais le temps de l'électro-funk de Cybotron est loin et même les premières tueries pour dancefloor robotisé de Model 500 n'ont plus grand chose de commun avec ce que Atkins propose alors, tombé dans la marmite d'un son plus minimaliste, bien que toujours aussi spatial. Et la tentation surement d'en mettre un peu plein la vue à tous ces disciples européens, blancs pour la plupart, qui avaient d'abord baigné dans le Summer of Love anglais avant de développer leur propre variation sur les maintenant antiques modèles. C'est qu'une musique autant basée sur la technologie évolue à une vitesse supersonique. L'occasion pour Atkins de reprendre le chemin des étoiles. Lui le pur et dur de Motor City mêle alors à sa techno mélancolique et cosmique des vibrations un peu plus house, à l'image des vocaux de "The Flow" où un feeling R&B vient sexualiser le moteur et les chromes de son engin interstellaire. Mais ça reste dans l'ensemble très planétarium comme ambiance, pas celui qu'on va voir en grommelant en colonie de vacance, non, celui de l'atrium de la station spatiale ATKINS DD-75, où on savoure sa pause café avec la vue sur la Nébuleuse du Crabe. "Starlight" c'est une sorte de "Music for Interplanetarium Airports". Ne manque plus que les annonces pour répartir les voyageurs vers telle ou telle porte, tel ou tel hangar où les attend le transporteur vers Alpha Centauri. Le fantasme absolu pour un gamin qui à la même époque passait des heures à sillonner l'espace dans Privateer, jeu vidéo génial où le plaisir le plus pur découlait de visiter autant de nouvelles planètes et stations possibles, bonheur simple de l'errance sans toujours de but avoué. Et de finir par se poser enfin sur une planète "de divertissement", pour parler prude, dans les clubs de laquelle aurait très bien pu résonner un "I Wanna Be There" beaucoup plus sensuel, à la chaleur house pour bien remuer le booty de danseuses interlopes. Un beau rêve que celui de l'espace. Mais en attendant de pouvoir un jour s'emmerder dans chaque commutateur intersidéral comme sur nos périphs, peut-être aussi ces étranges désignations à base de lettre et de nombres nous indiquent-elles simplement quelles triples-voies prendre pour y rouler en rond toute la nuit autour des hypercentres, chaque track de l'album n'étant que cela, une invitation à s'y croire déjà, sur cette autre planète.

note       Publiée le jeudi 10 avril 2014

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dariev stands › dimanche 13 avril 2014 - 15:20 Envoyez un message privé àdariev stands
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en fait j'ai confondu, comme d'hab, avec la clique Maurizio/Rod Modell/basic channel etc... il s'agit d'un de ces remixes, qui m'avait marqué : http://www.discogs.com/Model-500-Starlight/release/1430193

en tout cas ça me paraissait l'un de ces rares cas où le remix supplante l'original, d'où le fait qu'il y en ait eu toute floppée pour surfer sur le truc...

GinSoakedBoy › dimanche 13 avril 2014 - 00:03 Envoyez un message privé àGinSoakedBoy

Un remix de starlight par monolake...là tu m'intrigue dariev, car je n'en ai jamais vu la trace. Il y a bien la compil de remix par Moritz van O et les gugusses d'echospace, pas trop mauvaise au demeurant, mais monolake?! (t'es sûr de toi?)

Concernant le disque, idem.

Note donnée au disque :       
dariev stands › samedi 12 avril 2014 - 16:20 Envoyez un message privé àdariev stands
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Avec le recul j'avais finit par trouver cet album chiant, surestimé au sein de la disco d'Atkins. Le remix de Starlight par monolake rattrapait un peu le truc mais il n'est que sur un maxi. par contre, ce clip... (90's powa tmts etc... )

Dun23 › jeudi 10 avril 2014 - 17:42 Envoyez un message privé àDun23

Effectivement, les grands esprits...