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Cryptic Slaughter › Convicted

cd • 14 titres • 30:55 min

  • 1M.A.D.01:23
  • 2Little World01:37
  • 3Sudden Death01:43
  • 4Lowlife02:28
  • 5Rage to Kill01:49
  • 6Rest in Pain03:04
  • 7Nuclear Future04:17
  • 8State Control01:46
  • 9Hypocrite02:59
  • 10War to the Knife01:54
  • 11Nation of Hate01:22
  • 12Black and White02:04
  • 13Reich of Torture02:55
  • 14Convicted01:34

informations

Track records, par Bill Metoyer

Figure sur cette rééd Relapse, en bonus, la démo de 1985 et un live enregistré à Houston datant de juin 1988

line up

Bill Crooks (chant),Les Evans (guitares), Rob "Blasko" Nicholson (basse, vocaux), Scott Peterson (batterie)

chronique

"They're mad !". J'ai toujours cette exclamation, tirée d'une review reproduite dans le booklet des rééditions récentes de Slowly We Rot, qui me vient en tête quand j'écoute ces petits cons de Cryptic Slaughter. C'est anachronique, je sais. À l'époque on est plutôt dans le troublionisme d'heure de gloire thrash que dans le proto-façonnage de zombies-goules. Mais la citation leur sied ô combien aux Cryptic Slaughter. Quand on pense que ce Convicted sort en 1986, un an après une démo remarquée, et deux ans après la formation du groupe, et tandis que trois des membres sur les quatre qui forment Cryptic Slaughter tapent tout juste leurs 17 ans (avec Les Evans, le plus âgé, qui dépasse pas les 19, alors y'a pas de quoi pavoiser non plus). Et pourtant faut voir comment ils ont la haine, les merdeux, à cracher toute leur bile sur le gouvernement et la société américains, avec la même maturité qu'un Napalm Death 30 ans après, et même encore un point supplémentaire dans le cynisme. Un vrai poème. On en oublierait presque à quel point Cryptic Slaughter, dans le fond, c'est un groupe fun. Éminemment fun même. Mais pas fun comme dans condescendance hein. Juste fun parce le son Cryptic Slaughter, c'est un pur défouloir. Avec deux ans avant les Dirty Rotten Imbeciles qui déjà inventaient le thrash metal pour punk à chien skaters, à mi-chemin entre un sprint d'Usain Bolt traversant un champ de mines et une boule de démolition, Cryptic Slaughter en rajoute une couche en conceptualisant à moindre échelle le S.W.A. (skaters with attitude) - qui aurait pu être un vrai mouvement s'il avait pas été récupéré par la banlieue d'en face pour s'en faire un grillz - portés la puissance de la basket blanche, de la casquette à l'envers et du jeans déchiré maison (le blouson en cuir de bad boy est en option). Et ils ont bien appris la leçon les Cryptic Slaughter. Ils exécutent ça avec la détermination d'un adolescent qui benne des cartons pour son premier job d'été au Walmart. Ils sont même tellement fixés sur leur idée que tous leurs morceaux sont rigoureusement interchangeables. C'est dire si c'est passionné. Ils ont tous les mêmes trois rythmiques et demi du batteur qui semble avoir hâte d'en finir pour aller se mater le Nascar en posant ses pieds crottés sur la table basse que maman venait juste de briquer, ils ont tous les mêmes riffs de plongeur intérimaire qui revend illégalement des assiettes volées pour assurer ses fins de mois, ils ont tous ce même petit solo éventé et gratuit comme une bière oubliée au soleil, et puis ils ont tous ces mêmes beuglements yaourt ultimes, que dis-je, ces instoppables hurlements de végétarien anémique privé de tofu, plus efficaces encore qu'un coton-tige pour percer les tympans. Faut que ça sorte, ça leur fait du bien aux Cryptic Slaughter. Et puis nous ça nous fait du bien aussi, de mosher à l'ancienne entre deux rafales de mitraillettes balancées comme si les munitions étaient infinies, à côté des vrais metalleux d'en face dont le cerveau est resté bloqué sur le concept de terre brûlée. Crytpic Slaughter, ça cartonne tellement que même mon clébard finit par réclamer qu'on aille le promener devant une malterie industrielle, tellement que l'odeur de la bière et de la pisse encore chaude lui manque. C'est hormonal. Ça a beau être un coin super glauque, quand il me dévisage avec ses yeux humides je sens que je peux pas lui refuser. Enfin ça c'était avant que j'entame ma période poissons. Depuis, quand j'écoute Cryptic Slaughter, je pense plutôt à ce que doit ressentir une carpe quand son pêcheur l'achève d'un coup de botte sur le ponton pour qu'elle arrête de frétiller.

note       Publiée le jeudi 10 avril 2014

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nicola Envoyez un message privé ànicola

Napalm death a repris Lowlife dans Leaders not followers part 2.

Potters field Envoyez un message privé àPotters field

le premier groupe de Blasko, hell yeah !