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Infected Mushroom › The Gathering

cd | 9 titres

  • 1 Release Me [8:28]
  • 2 The Gathering [7:43]
  • 3 Return Of The Shadows [8:13]
  • 4 Blue Muppet [8:08]
  • 5 Psycho [8:38]
  • 6 Montoya Rmx [8:20]
  • 7 Tommy The Bat [7:29]
  • 8 Virtual Voyage [8:24]
  • 9 Over Mode [8:35]

line up

Amit Duvdevani, Erez Aizen

chronique

Styles
electro
techno
trance
Styles personnels
psy / acid / goa

Infected Mushroom souffre de deux troubles : celui de l'intellect précoce, et celui du déficit d'attention avec hyperactivité. Il faut attribuer cela à ses membres, Erez Eisen et Amit Duvdevan, tous deux musiciens expérimentés s'étant plongés dans la musique électronique par la synthèse digitale ainsi que par les raves proto-trance qui fleurissaient alors à Goa, en Inde. On ne sait par quel miracle ce premier album fait preuve d'une telle maturité et d'une production absolument impeccable (ce qui restera toujours un de leurs points forts), mais cela leur permet déjà d'accumuler une quantité d'expériences sonores comme peu l'avaient tenté auparavant dans ce milieu pourtant déjà bien déjanté. Et ce qui fait leur marque de fabrique, on le sait, c'est qu'ils ne vont pas se gêner pour exploiter ce potentiel dans tous les sens. Si la base stylistique reste ancrée dans la trance goa d'alors (convergeant inexorablement vers le son psy-trance instauré par X-Dream) les sales gosses n'en font déjà qu'à leurs têtes et nous livrent un essai insolent et perturbé, pensé et ficelé dans ses moindres recoins avec une précision phénoménale. Et c'est si bien fait que, ô ironie, certains se plaignent de ne pouvoir entrer en transe. C'est là que le second trouble opère : Infected Mushroom ne tient pas en place. Sitôt qu'ils installent une mélodie il faut qu'autre chose interfère, que la rythmique hoquette, que la ligne de basse s'emballe ; voire, phénomène récurrent chez eux, que des samples de films s'y invitent (mais comment leur en vouloir ? Ils ont samplé mon nanar favori, Virus, sur leur second album) – c'est ainsi que 'Release Me' s'ouvre sur du Independance Day, 'The Gathering' sur du GTA (le jeu), quand plus tard c'est Star Trek ou encore l'Ile du Docteur Moreau qui viennent colorer des pads acid déjà bien bouillonants. C'est que IM est un véritable laboratoire à la Dexter, mêlant génie du son, narration instrumentale et crétinisme pré-adolescent assumé et fièrement débridé, comme sur les sonorités quasi-Crash Bandicootesques. On y rentre donc en connaissance de cause, mais c'est aussi ce qui leur a permis de transcender les scènes et de fédérer aujourd'hui des auditeurs de toutes origines. The Gathering leur assure une place de choix dans le podium des meilleures sorties du genre, même s'il hurle déjà sa volonté de dissidence, ce qui se passera dès l'album suivant.

note       Publiée le mercredi 9 avril 2014

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p2h › mardi 15 avril 2014 - 20:46  message privé !

BO pr coming out.

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Seijitsu › jeudi 10 avril 2014 - 12:44  message privé !

Voilà une excellente initiative !

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › jeudi 10 avril 2014 - 12:32  message privé !

Dans ce cas c'est le genre qui te pose problème, pas le disque... Hallucinogen et Juno Reactor sont à part, donc je confirme ton diagnostic. D'ailleurs je pense m'attaquer à JR quand j'en aurai terminé avec IM.

Seijitsu › jeudi 10 avril 2014 - 12:04  message privé !

A part le premier morceau, cet album m'a toujours profondément ennuyé. C'est typiquement la trance que je n'apprécie pas: bardée d'effets mais dont le manque d'imagination des compos finit rapidement par lasser. Mais est-ce que j'aime vraiment la trance goa en dehors d'Hallucinogen et de Juno Reactor dans sa période tribale Hollywood ? C'est une bonne question.

Note donnée au disque :