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Mondkopf › Rising Doom

cd • 11 titres • 48:11 min

  • 1Intrus
  • 2Deadwood
  • 3Day Of Anger
  • 4The Song Of Shadows
  • 5Moon's Throat
  • 6Beyond The Golden Valleys
  • 7Sweet Memories
  • 8Girls Don't Cry Part II
  • 9Where The Gods Fall
  • 10My Heart Is Yours
  • 11Fossil Lights

line up

Paul Régimbeau (Mondkopf)

Musiciens additionnels : Thomas Kpade (violoncelle), Olivier Sabatier (piano) Jean-Elie Eftekhari (flûte), Olivier Sabatier (trombonne), Nicolas Gardel (trompette), Xavier Thiry (guitare électrique), Agnès Gayraud (voix)

remarques

chronique

Styles
electro
dark wave
techno
Styles personnels
hélectreau d'arque

La darkwave par un puceau de la darkwave... c'est une sensation assez unique. Le gars qui lit Tsugi peut pénétrer la nana abonnée à Elegy sur Rising Doom à fond dans les enceintes, parce que si la question "Rising Doom : techno minimale ou darkwave ?" se pose encore, j'y réponds par deux autres : un, pourquoi "ou" ? Et deux : pourquoi pas "et" ? Car, bien que ça aie vraisemblablement été éventé depuis par l'auteur, à la suite de l'évident snobisme de beaucoup d'auditeurs pertinemment pointé par Satan owes us Money : Mondkopf lie - au minimum - le bon goût technologique de la minimal tech avec un feeling proprement et incontestablement gothique ; et dark electro, en l'occurence. Les étiquettes, prise de tête ? Sûrement, mais c'est le meilleur moyen qu'on a pour l'instant trouvé afin de synthétiser. Et Mondkopf lui, après ses premiers bidules plus basiquement orientés club, synthétise ses errances mélomanes dans les insonsables et envoûtantes ténèbres de La Nuit. La pochette de Rising Doom synthétise elle aussi : propre, nocturne, comme le son et l'ambiance de ce disque. Mais pas que. Puissance limpide et apaisée, beats audiophiles : on est ok. Mais pas que. Il y a le venin corvus-coraxien, et il fait la différence. Mondkopf est différent car il est un pur outsider... d'où ce trouble certain à en causer... trouble accentué car Mondkopf parvient à matérialiser le petit fantasme musical que j'ai souvent gargarisé dans un coin réduit de mon bulbe dans les moments où j'étais privé de musique, sans pouvoir le faire étant un musicien raté comme tous les vrais chroniqueurs : ce fantasme d'une electro dark épurée de son aspect "putassier" en gardant toute son efficacité et ce petit fond de mélancolie, qui soit juste puissante et évocatrice. Et voir ce fantasme ainsi froidement réalisé me fait drôle - ça ne m'emballe pas autant que j'aurais pu le croire en fait ; et normal : c'est bien là le principe des fantasmes que de décevoir... mais Rising Doom déçoit glorieusement, magnifiquement. Darkwave de goût, donc, avec en armature certaine (autant que les trames "VNV Nation de luxe" et autant que cette façon innocente qu'a Mondkopf de draguer l'aggrotech sans jamais la fourrer), la Touche Française, à savoir des bases de son bien frontales pour club tamisé à la Dark Enough, voir de house-monomaniaque parfaitement assortie (j'enchaînais de façon très naturelle un Homework avec ma compilation Suicide Commando, adolescent... y a donc une logique dans ce monde et les coccinelles ont pas des points pour rien) mais le tout sonnant au final plus comme une musique de film sur beat qu'un pur album de dancefloor. Et cette sensation cinématographique est accentuée par la touche organique, cordes et cuivres, du bout d'orchestre convié, cela va sans dire. Pour Mondkopf en tout cas c'est certain : ce Rising Doom n'est comme tous ses albums qu'un genre de passe-temps peaufiné. Une récréation. Ce qui caractérise bien la tranquille puissance, détachée, amatrice-esthète, pucelle comme je le disais et presque psychopathe, de Mondkopf. J'ai bien fait d'attendre avant de le chroniquer ceci dit : il y a eu Hadès, entre temps, qui tempère un 5/6 qui serait mérité pour noter Rising Doom. Ici, nous sommes plus dans un giallo contemplatif dans le remorqueur interstellaire de Alien, pour l'ambiance... quelque chose d'atmosphérique, mais qui pèse. Une forme de menace adulescente, sortie de son cocon après lente maturation, créature juvénile programmée pour massacrer mais encore fébrile et timide malgré son gabarit déjà obscène, qui découvre ses stimuli et son environnement, par tâtonnements létaux, pas encore pleinement déployée mais dont, sans trop pouvoir l'exprimer, on devine clairement et avec un mélange de plaisir et de crainte intimement mêlés l'avenir prédateur, les futures abominations, et qui sait peut-être, le Règne... "doom" ne se traduit pas avec exactitude en français. "Rising", en revanche... parce que pour monter, ça monte...et il y a de quoi frissonner. Oui : Rising Doom c'est ça, finalement, pour votre non-serviteur : le plaisir d'un bon gros cliffhanger.

note       Publiée le mardi 8 avril 2014

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Note moyenne        9 votes

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surimi-sans-mayo › mercredi 29 avril 2020 - 16:29 Envoyez un message privé àsurimi-sans-mayo

Merci mais je connais et j'aime déjà. D'ailleurs l'EP est bien trop court je trouve, il sait teaser comme il faut le gars.

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merci pour le fusil... › mercredi 29 avril 2020 - 01:33 Envoyez un message privé àmerci pour le fusil...

Tente Autrenoir, moins lisse.

born to gulo › mardi 28 avril 2020 - 20:42 Envoyez un message privé àborn to gulo

C'est de l'ambient, mais avec maintenant que tu le dis, toujours un petit scintillement. Pas client malgré une estime certaine, pour ma part.

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surimi-sans-mayo › mardi 28 avril 2020 - 20:25 Envoyez un message privé àsurimi-sans-mayo

Celui-là vieillit très bien je trouve, de la dark electro scintillante de pathos merveilleux, à voir si c'est toujours pareil pour Hadès. La suite vaut moins le coup, paraît-il ?

Note donnée au disque :       
Thomas › mardi 8 avril 2014 - 21:41 Envoyez un message privé àThomas

Connais pas "Galaxy of nowhere" mais celui-ci vaut le détour.

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