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Tarantella › Esqueletos

cd • 12 titres • 49:00 min

  • 1Esqueletos6:11
  • 2A Chi Sa Dove Sara3:05
  • 3Dark Horse2:45
  • 4Un Ano de Amor3:34
  • 5Elder Tree3:18
  • 6Mexican Wine3:29
  • 7Misa Gringa3:44
  • 8Southern Cross4:16
  • 9San Telmo3:15
  • 10Dame Fuego8:33
  • 11[untitled]3:22
  • 12[untitled]3:28

line up

Robert Ferbrache (crédité Bob) (guitare, claviers), Kal Cahoone (chant, accordéon), Ordy Garrison (batterie), Daniel Jon Grandbois (contrebasse, vocaux), Kelly Odea (violon), John Rumley (guitare, claviers, banjo)

remarques

chronique

Styles
country
alt-country
folk
gothique
musiques du monde
Styles personnels
denver sound de valentines

Tarantella, c'est une histoire d'immigrés. Le pathos alter-mondialiste qu'on retrouverait dans la dernière sortie en poupe de chez Futuropolis, mais qui conterait la folle aventure de la jeune Kal Cahoone, passionnée par les cultures hispaniques. Élevée dans le Colorado, avec sa mère qui lui assène toute sa collection imaginable de disques d'us-folk à guitares plutôt que de l'appeler directement à venir manger pendant que c'est chaud, c'est tout naturellement qu'elle finit par tomber sous le coup du charisme des apôtres du crypto-goth locaux, Denver Gentlemen ou 16 Horsepower en tête, et par s'ébahir du charme de leurs femmes respectives, qui lui révèlent sa vocation de muse ténébreuse. Et là voilà qui quelques temps plus tard s'envole, en plein délire initiaque, finir ses études dans le trou du cul du monde, une colline paumée quelque part au fin fond des Andes, mais qui lui offre de goûter un peu à la réclusion introspective et aux paysages de ouf qui la font rêver. Et puis histoire de tenir un peu son truc elle s'en ira ensuite faire un détour par l'Argentine, Buenos Aires, où elle rencontrera son futur mari, et qui la pousse à se mettre à composer. Quand ils ont fini par revenir dans le Colorado des années plus tard - ça vous gagne, le Colorado - elle avait par conséquent emmagasiné un paquet plus que déraisonnable de culture latino, du tango au cabaret cigarillo local. Elle avait appris à jouer de l'accordéon en plus du piano. Elle avait appris à chanter. Elle avait appris où était la magie dans le Denver Sound, et elle se sentait prête à elle aussi faire danser le fond des âmes. Du coup elle se lance et envoie quelques morceaux à John Rumley, un des saint-esprits du Slim Cessna's -qu'elle ne connaît d'ailleurs ni d'Eve ni d'Adam. Et ce qui se passe ? Et bien comme par enchantement ledit Rumley tombe sous le charme dépaysant de l'enfante du pays. Et voilà Tarantella qui se monte en récupérant au passage encore quelques fiertés locales. La boucle est bouclée. La musique de Tarentella, vous l'avez deviné, se forge du délectable mélange de country de Gremlins affamés qu'on apprécie tant chez SCAC, mais jointe au bagage folk amer d'Amérique du Sud, dans ses côtés les plus dark-cabaret. Dans la forme, ça représente quand même une échelle de températures qui vont d'un Ennio Moricone converti au slowcore à celle d'un Dick Dale redneck, avec ce chant latinisé (on parle en partie espagnol, chez Tarentella, s'il vous plait) savamment évocateur d'une Siouxsie timide et raboteuse, et qui met au mieux en valeur ces compos propices à se faire un jeu de la jarretière Stetson version robe à froufrous rouge et noire. C'est un folk puissant, mordant et sensuel, qui réchauffe le cœur en même temps qu'il le noircit, Esqueletos. Une soirée parmi d'autre en compagnie des chimères du grand saloon de Denver, mais qui prend une toute autre dimension quand on y fait pour la première fois attention au parfum des femmes.

note       Publiée le vendredi 4 avril 2014

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Shelleyan › vendredi 4 avril 2014 - 14:26 Envoyez un message privé àShelleyan
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Ooola la, tu ne chroniques que des bonnes choses. je l'adore aussi celui-là...la reprise de 'Un ano de amor', miam !

Note donnée au disque :