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Embrase › Another Day, Another World

cd • 15 titres • 73:31 min

  • 1Another Day 2:30
  • 2After Eight Years 5:53
  • 3Daydreaming 6:08
  • 4Touch 5:51
  • 5Change your Mind 5:07
  • 6Time 4:27
  • 7After the Rain Comes the Sun 5:56
  • 83.33 AM 1:41
  • 9Moving Silence 6:59
  • 10Inspiration 5:42
  • 11Amazing 4:52
  • 12Another World 5:49
  • 13Back to Normal 3:37
  • 14Another Day, Another World 5:32
  • 15Where Does it End 3:22

line up

Marc Bras (Claviers, synthés, boîtes à rythmes, percussions, logiciels de synthétiseurs et FX)

remarques

On peut avoir plus d'informations sur Embrase et sa musique en consultant son site web: http://www.embrase.nl/index.html

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
new berlin school

De denses nappes de synthé qui flottent comme des larmes de violons parmi les murmures des chœurs angéliques ouvrent le très éthéré "Another Day". L'enveloppe sonique est très impressionnante pour une si bref titre. Elle est nouée à une approche philarmonique qui respire les influences des derniers opus de Bernd Kistenmacher. D'ailleurs ce qui saute aux oreilles avec cet album retour d'Embrase est cette soigneuse mise en scène musicale de Marc Bras. “Another Day, Another World” vient 8 ans après Dreamworld. Pour fin d'histoire, Embrase c'est le synthésiste Hollandais Marc Bras qui avait séduit la scène électronique en 2003 avec un premier album (Dreamworld) qui était, d'après ce que j'ai lu, fortement inspirée par Tangerine Dream des années 80. Huit en plus tard Embrase nous livre un solide album où les rythmes, qui évoluent constamment à l'intérieur de leurs minutes, sont splendidement nappés par des synthés dont les charmants solos, assez lyriques faut dire, étendent des harmonies électroniques qui harmonisent leurs charmes avec des soupirs de violons, des chorales aux denses voiles séraphiques et des brumes éthérées. Avec ses 15 titres éparpillés parmi près de 80 minutes, “Another Day, Another World” offre une superbe parade sonique électronique avec des rythmes très contemporains qui sont immergés dans des approches aussi ambiantes qu'éthérées.
"After Eight Years" se colle à cette introduction séraphique avec une approche harmonieuse dont les premiers voiles morphiques flottent comme dans "Another Day". Le rythme est lent, envoûtant avec de fines percussions tribales où des chœurs célestes fredonnent une mélodie évasive et unissent leurs chants à des larmes de synthé aux strates violonés et aux solos très lyriques. On reste toujours dans le doux confort des rythmes ambiants avec "Daydreaming" dont l'intro me fait penser à du Leftfield et leur pièce Africa. Le rythme est par contre plus doux avec une structure de down-tempo morphique où le synthé s'habille de souffles de trompettes aussi sensuels que nostalgiques. Après une structure introductive qui s'inspire des douceurs de "Daydreaming", "Touch" secoue un peu les ambiances méditatives de ce dernier album d'Embrase avec de bonnes percussions qui embrase un rythme délicatement saccadé. Un rythme toujours emmitouflé par des nappes de synthé qui cette fois-ci sont aussi hachurées que les harmonies de ces chœurs qui imbibent de chaleur pastelle les ambiances et rythmes électroniques “Another Day, Another World”. Ces harmonies sont toujours teintées de ces chœurs éthérés dont les chants vides se perdent dans les brouillards irisés d'un synthé qui subdivise ses ambiances avec de bons solos nasillards. Ça coule très bien. "Change your Mind" étreint une structure de synth-pop avec des arpèges séquencés très nerveux dont les harmonies sautillent dans les brouhahas des percussions. On plonge dans les années 80 avec ce rythme qui fusionne synth-pop et musique de monde très accessible avec des harmonies qui sont divisées entre les séquences, les chants célestes et les solos d'un synthé qui multiplie ses souffles nasillards comme des airs de trompettes enrhumées. Un synthé qui étend des souffles de flûte de Pan, ainsi que des solos très musicaux, sur le contemplatif, quoiqu'animé d'un délicat rythme paradisiaque, "Time". Rêveur et solitaire, "After the Rain Comes the Sun" est une belle ballade électronique, tout comme le très beau "Another World" et son délicat galop rythmique assourdit par d'épars roulements de percussions, et dont les délicates structures de rythme sont ornées de doux airs pensifs.
"3.33 AM" ouvre la 2ième partie de “Another Day, Another World” comme "Another Day" l'avait débuté. Une 2ième partie nettement plus animée où les influences des rythmes électroniques de Robert Schroeder et de Tangerine Dream surchauffent les haut-parleurs. Après une intro très planante, "Moving Silence" emprunte une structure de rythme dont les douces oscillations sont harponnées par les fracas des percussions. Les synthés sont suaves et roucoulent des airs de jazz un brin solitaire dans de denses nappes de brume électronique. J'aime bien. Et la comparaison avec Robert Schroeder est bien tangible, surtout avec l'approche très funky de "Inspiration", alors que le rythme sec et nerveux, ceinturé par une ligne délicatement stroboscopique d'ions sauteurs, de "Amazing" me fait plutôt penser à du Tangerine Dream des années Miramar, tout comme le fougueux "Back to Normal" et ses bons solos de synthé, ainsi que le très rythmé "Another Day, Another World" qui s'appui un peu plus sur les techno-électro de Jerome Froese. Mais peu importe les influences rythmiques, l'enveloppe harmonique de Marc Bras est résolument sienne avec des harmonies synthétisées qui sont constamment harmonisées avec des chœurs éthérés. "Where Does it End" tempère les ambiances surchauffées de la 2ième partie de “Another Day, Another World” avec une belle ballade lunaire où les strates de synthé pleurent dans un cosmos inondé de poussières d'étoiles et de leurs chants séraphiques.
Forgé dans des rythmes aussi bruyants que des ambiances mielleusement pensives, “Another Day, Another World” parcourt les différentes phases d'une MÉ plus contemporaine. Voilà un très bel album qui plaira assurément aux amateurs de rythmes électroniques. Mais sa principale force n'est pas ces rythmes, quoiqu'ils soient très entraînants. C'est plutôt ces enveloppantes harmonies éthérées qui fondent dans de suaves solos. Rappelant ces années où les synthés étaient plus des tisseurs de solos rêveurs que d'harmonies froides et calculées, comme ceux que l'on retrouve justement dans ces rythmes contemporains. Si vous aimez la 2ième vague de Robert Schroeder, de même que les années Miramar et TDI de Tangerine Dream, “Another Day, Another World” ira assurément bien dans vos oreilles.

note       Publiée le vendredi 7 mars 2014

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Phaedream › dimanche 9 mars 2014 - 20:15  message privé !
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Idem ici....(Foutu anti-douleurs!!!)