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Subway To Sally › Herzblut

  • 2001 • Island 548 545-2 • 1 CD

cd • 11 titres • 49:09 min

  • 1Die Schlacht
  • 2Veitstanz
  • 3Das Messer
  • 4Herrin Des Feuers
  • 5Kleid Aus Rosen
  • 6Wenn Engel Hassen
  • 7Krötenliebe
  • 8Accingite Vos
  • 9So Rot
  • 10Drei Engel
  • 11Kleid Aus Rosen (Akustisch)

line up

Eric Fish (chant, cornemuse, hautbois), Bodenski (guitare acoustique, vieille, voix), Syra (chant), Frau Schmitt (violon), Uschi Larr (harpe), Ingo Hampf (guitare électrique, luth), Sugar Ray Runge (basse), Benni Cellini (violoncelle), David (batterie, percussion)

remarques

chronique

Styles
metal
Styles personnels
folk-metal / neue deutsche härte

Une rousse qui se laisse bringuebaler par des blonds, c'est comme une étincelle pour un feu d'paille. Sur le recto de cette pochette, pieusement agenouillés en cercle autour de cette princesse de rouge vêtue - leur grande gourgandine de violoniste - les escuyers métalleux Subway To Sally avaient choisi l'esthétique épurée... alors que Herzblut n'a rien d'une épure après Hochzeit et tout un pan du folk-métal teuton : il démarre de la façon la plus pompière - et moche - par un "Die Schlacht" des plus grossiers et benêts (et pourtant étrangement accrocheur), sous-produit de la formule éprouvée sur leurs trois précédents (expression dont nous chroniqueurs usont l'oeil éteint comme la plume basse) et déjà bien mijotée chez Skyclad. Pas d'étincelle ni de feu non plus côté inspiration : c'est du réchauffé. Subway To Sally ont pourtant longtemps eu pour eux cette variété d'instruments folkloriques européens qui les rendaient touchants ("Herrin Des Feuers"), souvent même franchement beaux à dire vrai le temps d'une intro gracieuse ("Veitstanz"), le seul élément réellement à sauver dans leur musique, ces touches de mandoline de vieille et j'en passe (les binious/cornemuses...c'est autre chose pour certains, mais il y en a très peu ici), tout comme chez In Extremo, qui eux avaient par contre le mérite, plus virils et massifs, d'incorporer cette pompière pomposité moyen-âgeuse et ces matériaux rustres dans un métal burné et de qualité (jusqu'à la frontière de leurs faibles capacités évidemment), en passant pour de bons gros ours limités. Subway To Sally, plus proches de l'agnelle chétive, n'avaient pas la même chance de survie. Tout ça à cause du chevrotant Eric Fish ? De la laideur profondément gauche de leurs refrains ? De ces riffs de péons manchots ?... tout ça conjugué, en réalité. Leur nature teutonne ne leur a pas réussi comme elle aurait dû, leur sens du raffinement n'a pas payé, les sabots étaient trop gros, les intentions trop FM, et les rythmes de danse guignolesque de quelques titres enjoués achevaient d'irriter. Et pourtant, sur ce Herzblut, sans aller jusqu'à dire que des passages effleurent une idée de dark folk romantique ("So Rot") tout n'est pas complètement à jeter, c'est pas non plus aussi moisi que Magö de Oz... mais redite sur redite de quarkkäulchen mal préparé, eh ouais mes bavaroises désolé pour vous mais le résultat était attendu : le chevrotant et involontairement bouffonesque Subway To Sally, en dehors de quelques êtres égarés outre-Rhin, tout le monde s'en fout depuis longtemps comme du dernier troubadour des cours carolingiennes.

note       Publiée le lundi 10 février 2014

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