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Umbra Et Imago › Machina Mundi

cd | 11 titres | 66:38 min

  • 1 Ein Kleines Märchen (Intro)
  • 2 Erwachet
  • 3 Es Brennt Die Sehnsucht
  • 4 Machina Mundi
  • 5 Onway Love
  • 6 Alles Schwarz
  • 7 Milch
  • 8 Der Kampf Des Mannes
  • 9 Gothic Ritual
  • 10 Don't Stop To Learn
  • 11 Mein Herz Und Meine Seele

line up

Mozart (chant), Lutz Demmler (basse, voix), Jochen (der) Ritter (batterie, voix), Freddy S. (guitare), Matze B. (claviers)

chronique

Umbra et imago furent plus souvent qu'à leur tour taxés de phallocrates, alors que se servir de femmes nues retournées en 69 comme pied de micro révèle avant tout un certain sens pratique ! Et puis, rien ne prouve réellement que le micro était planté sans préavis dans la choune des bougresses comme un vulgaire knacki. Mozart, l'innénarable chanteur, dément formellement : gothique oui, mais safe sex, toujours ! Il avait évidemment la gentillesse pendant les concerts d'utiliser un repose-micro confortablement calé, alors, hein, les mauvaises langues, encore : celles qui dénigrent un groupe pour son mauvais goût ou sa mauvaise réputation sado-maso, jusqu'à l'accabler sournoisement. Des anciens du Wäcken pourront même témoigner dans nos commentaires, mais le Mozart sous son maquillage ténébreux il aurait des leçons de gentleman-attitude à donner à Frédéric François (toujours ce méfier des vieux beaux a sourire émail diamant et pull cachemire, au moins avec la tenue goth outrancière en latex-métal pas de déception). Ce bougripand de Mozart - nous l'appellerons à partir de maintenant Mozy pour ne pas froisser l'Autrichien de la fosse commune - a d'ailleurs bon goût de poser dans le livret face contre fesses en prenant l'air archi-sérieux : il peut, il est impérial de parade goth sur ce Machina Mundi. Rendons tant que nous y sommes hommage à ses strip-teaseuses, qui ont bien dû lui pomper le dard dans un cimetière pour arriver à un tel niveau. Respect et Honneur, mes cochonnes ! Car titiller l'teuton à porté ses fruits : Mozy est bien calé en mode "wunderwaffe" et nous livre ici toute l'étendue de ses vocaux. Que ce soit sous effets de déformation vocale cheap et cryptique en évoquant le Dieu-travelo Seth dans Stargate le Film (l'introduction bien evil, qui met direct dans le bain d'azote-schnaps) ou d'une envergure mongole assez stupéfiante ("Mein Herz Und Meine Seele") il donne dans le rauque, le grave, et le glaireux quasi-death... un vrai chant de Mandarin Bavarois saoûl et atteint de crises de prurit dans sa tannière, gothic à nette tendance dark metal... sans parler du titre éponyme où sa voix chique bien des chauves-souris... non non, vraiment, tip top le Mozy, sur ce coup-là, il pouvait se rajouter quinze bons centimètres de sourcils au crayon sur son crâne chauve pour célébrer la victoire ! En fait Mozy, c'est Dark Vador sans le casque et avec une libido. Forcément, la musique suit tranquille avec un cocher aussi halluciné, comme un bon gros carrosse rempli de bonne grosse merde : guitares ne riffant pas encore systématiquement à la Rammstein, synthétiseurs en back-up pour réprimander l'impudent, cadences de circonstance (le laid back "Onway Love", nickel pour se remettre du meurtre dont à été victime la glotte à Mozy, ou pourquoi pas un petit "Milch" de derrière les falcos), avant de passer à du martial bien raide sur "Der Kampf Des Mannes", titre parfait pour la conception d'un haunebu, ou à des mélodies quasi-symphoniques, contrebalançées par un feeling occulte réel ("Gothic Ritual", superbe, ou le final progressif-procession, plus chiant et bancal par contre), une véritable cape gothique tout simplement, un son darkwave décomplexé (qu'ils perdront petit à petit au profit d'un son plus propret et calibré) qui leur permet même de donner dans le métal à binious façon Subway to Salsifis en sonnant toujours occulte ("Alles Schwarz") mais aussi de faire un mix bien cheum de synth pop à la Buggles et d'electro dark incantatoire("Don't Stop To Learn"). Ceux qui seront sages avec Mozy auront même droit à un joli petit morceau de Enigma-metal ("Es Brennt Die Sehnsucht")... Je ne vais pas m'étendre davantage en vous disant que je perçois parfois cet album comme le Angel Dust du goth-metal, pour l'étendue mélodique de Mozart et de ses zicos, pour la variété pop aussi. Je ne veux pas choquer. Franc(fort)hement, on tient peut-être là l'album-clé de darkwave-métal allemand, genre certes éphémère par respect du goût, et même si je sais que personne n'osera y aller franchement sans a priori je m'en fiche, cet album je l'ai depuis douze ans, et il vaut bien pas en-dessous de cinq boulasses, les ghoules broute-moules de Mozy m'en soient témoins !

note       Publiée le dimanche 9 février 2014

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allobroge › jeudi 13 février 2014 - 00:45  message privé !

Umbra en live c'était génial mais j'ai jamais franchi le pas d'un album ( la quintessence du mauvais goût teuton ). Mais bon les chroniques sont tentantes ! Eros necrosique était pas mal non plus en live mais moins rigolo.