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Rammstein › Mutter

cd | 11 titres | 45:11 min

  • 1 Mein herz brennt
  • 2 Links 2 3 4
  • 3 Sonne
  • 4 Ich will
  • 5 Feuer frei !
  • 6 Mutter
  • 7 Spieluhr
  • 8 Zwitter
  • 9 Rein raus
  • 10 Adios
  • 11 Nebel

enregistrement

Studio Miraval, France.

line up

Christoph S -batterie), Till L (chant), Oliver R (basse), Paul L (guitare), Richard K B (guitare), Flake L (claviers)

chronique

Dire que l'année 2001 fut l'année Rammstein tient du doux euphémisme. Entre les concerts ultra visuels dont la réputation n'est plus à faire, les couvertures innombrables des magazines spécialisés, et la sortie d'un album unanimement salué par les critiques, difficile d'ignorer ce groupe. Moi même, je suis tombé dans le piège. Comme beaucoup, je découvre le combo allemand avec ce "Mutter", et il est vrai que la musique de ces teutons est bigrement efficace. Un electro metal direct, martial et surtout terriblement froid. Pourtant la musique de Rammstein n'en reste pas moins séduisante et attachante. Comment ? Tout simplement parce que ce "Mutter" est principalement constitué de tubes. Oui mais attention, nous ne parlons pas ici du tube aseptisé, destiné à la radio (qui a dit Linkin Park ?). Nous parlons de véritables chansons, aux refrains accrocheurs, aux rythmiques efficaces, aux riffs simples et dévastateurs, le genre de chansons qui apporte quelque chose à l'auditeur, qui recèlent une multitude de sons qu'i nécessitent plusieurs écoutes avant d'être perçus : "Mein herz brennt" dont le refrain rappelle immédiatement "Kashmir" de Led Zep, "Sonne" et "Mutter" toutes deux bien plus lentes et mélancoliques, "Ich will" et son chorus fantastique, "Nebel" aux incantations quasiment doom. Et puis, en plus de ces titres superbement agencés, il y a la voix de Till. Une voix qui ne peut laisser indifférent. Au départ, j'ai beaucoup ri, comme beaucoup d'autres, le chant en allemand me rappelant mes rigolades de classe. Puis, j'ai finalement perçu une voix vraiment atypique, vraiment rocailleuse, presque gutturale, dont l'effet "glacial" n'est plus du tout à remettre en cause. Ce chant est certainement à la fois la force et la faiblesse de Rammstein, divisant les auditeurs, car il est clair que l'on y adhère ou on le hait, mais ce sera toujours très tranché. Pour ma part, quelques écoutes m'ont suffi à m'y habituer. Mais, vous le savez la perfection est rare ces derniers temps, et Rammstein n'échappe pas à la règle. En effet, certes le chant est efficace (enfin pour ceux qui arrivent à l'apprécier), mais il est loin d'être toujours maîtrisé, notamment dans les parties mélodiques. De plus, certains titres se ressemblent trop ("Links", "Rein raus"), et le parti pris du chant totalement en allemand peut s'avérer vite rébarbatif (surtout si comme moi, à cause du lycée, vous haïssez cette langue !), et puis il me manque cette étincelle de génie qui fera tout basculer. Le disque se retient trop vite, il ne tient pas très longtemps dans le lecteur. Pourtant l'écoute répété s'avère agréable. Bref, pour découvrir Rammstein, je pense que "Mutter" est plus que recommandé, puisque même un néophyte en electro a été conquis, mais pour ma part, je reste sceptique sur le "génie" du groupe. C'est bon, çà oui, c'est génial, ah ben çà non. Didiou !

note       Publiée le vendredi 14 juin 2002

chronique

Styles
hard rock
gothic metal
electro
pop
Styles personnels
panzer pop

Sacré Poky... C'est ein peu tiède pour l'album le plus wagnerien de Rammstein. Zu viel, comme la bataille trop massive et de trop, l'invasion de la Russie : après ça il ne restera plus grand chose sinon Reise Reise ou les derniers jours mélancoliques dans le bunker, à rêver de son climax de puissance Mutter, dans la décadence et le sentimental, en chantant "Amour, Amour". Si vil, comme Till et sa gorge d'exterminateur bien coiffé aux biceps charnus, à l'humour si spécial, si germain. Si impérial, comme ses arrangements deluxe dignes du sextet aux lance-flammes fièrement dressés, giclant leur pyrofoutre triomphalement devant les assemblées de puceaux médusés. Les canons de For Those About To Rock ? Trop has been, Angus, alors vient un peu par là petit australien, te faire piétiner par les grosses bottes des germains. Rammstein c'est ce groupe pour les 7 à 77 ans qui pourtant pue le danger et le contrôle germain, et a su se vendre avec ses six personnages bien marqués et leurs rôles respectifs : les puceaux des années 70 ont eu Kiss, nous on a eu Rammstein. On a eu plus de chance, désolé les vieux. Y a un truc qui sent fort l'Est là-dedans, et je peux pas t'expliquer en quoi c'est subtil, mais sous l'armure il y a cette vérité primordiale qui bat comme un coeur de taureau et te piétine comme ses lourds sabots. Si j'ai longtemps cru préférer Herzeleid ou Reise Reise d'un poil, c'est ici et maintenant qu'il faut le raser solennellement : Mutter rue sévère, et romantise tout aussi sévère, c'est un album que je ressors toujours avec grand plaisir et dont je sors repu. Un disque qu'on ne refuse pas, car il est choucroute. Le guerrier de Herzeleid est revenu avec une manucure et un maquillage à la Depeche Mode, des biceps et des pecs plus sculptés, et il en jette méchamment. Un artwork glauque-massif parfaitement adapté à leur humour 'grosseuh rikolade', une promotion dans toute la presse spécialisée qui sentait l'arrivée imminente de l'ennemi à cent kilomètres à la ronde : fallait planquer ses miches comme en 39, mais on est tous restés pour voir, et "Feuer Frei" a cassé ses petites pattes arrière au dancefloor sans prévenir. Sehnsucht avait un son un peu trop light pour ses ambitions, un mix de chochotte house dont je n'ai jamais trop saisi le but, mais Mutter répare tout ça en réaffirmant la suprémacie teutonne. Il est dès "Mann Hertz Brennt" incontestable qu'on est devant leur album suprême au sens militaire : un Herzeleid 2 avec les moyens d'une nouvelle puissance mondiale. A part "Links 2,3,4" et "Zwitter" qui me semblent toujours manquer d'assaisonnement, et qui empêchent une note max (il aurait peut-être fallu "Amour, Amour" dans cette tracklist pour ça), je vois pas trop quoi retirer à cette monumentale fournée. Même cette ballade éponyme qui, si elle n'est peut-être pas leur meilleure, renvoie ces petits anglais de Paradise Lost sous leur couette. D'ailleurs ces insulaires gouvernés par une reine se vautreront en essayant de faire leurs Rammstein, sur Symbol of Life. Moi, ça a été "Adios" sur le sampler D-Side, 'voyez : écouté en boucle en attendant fiévreusement de m'acheter l'album, tremblant un peu d'écouter de la musique d'allemand qui te fait pousser une masse musculaire de rottweiler stéroïdé en deux-deux. L'album a été à la hauteur : ce que j'ai alors entendu, c'est ce que le power-metal aurait toujours dû être. Après, j'ai chanté "Sonne", et je la chante encore et assume pleinement de la considérer comme une de leur plus gracieuses victoires. "Ich Will" investit les baffles comme un viking pose le pied au bord d'une plage du continent, inspiré par la brise fraîche du matin et prêt à soumettre les femmes des clans oisifs. Avant de danser sous les flammes en hurlant 'Bang!Bang!' comme un gros gangsta sous coke, puis d'imposer sa force à tous ces faibles, sur les incontestables branlées qui suivent. "Nebel" est le titre final qui me gavait et que je redécouvre sur ma trentaine comme les plus beaux titres de Dave Gahan : un sacré putain de morceau, à la beauté vraie et à l'onirisme de glace. Rammstein, c'est mon boys band perso, alors pas de discussion : t'as tort. Dégage de mon tank tu n'es pas à ta place, RAUS. Toi, t'as plus une tronche à passer sous les chenilles. Mastodonte pop.

note       Publiée le jeudi 14 mai 2015

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Note moyenne :        95 votes

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Eliphas › samedi 24 septembre 2016 - 19:17  message privé !

Rein raus, ça tabasse bien comme il faut, tout en finesse.

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Wotzenknecht › mardi 9 juin 2015 - 11:02  message privé !

Juste remarque. Ca rend la compile Rare Tracks d'autant plus jouissive, du coup.

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Demonaz Vikernes › mardi 9 juin 2015 - 10:56  message privé !

Pas à la hauteur du premier, Mutter reste quand même très plaisant à s'enfiler de temps à autre. Bon avec le temps, on se rend compte qu'à partir du milieu de disque ça sent un peu le pâté, mais il y a Rein Raus et surtout Adios pour que ça passe tout seul. Mais coup de gueule pour ne pas avoir mis Hallelujah sur cet album bon sang, ce titre explose les 2/3 du skeud. ça a toujours été un problème du groupe ça, balancer des titres excellents sur des singles/compil dont tout le monde se fout. Stripped, Das Model, et Hallelujah bien sur. Et l'ultra tubesque Mein Land qui écrase 99% de ce que le groupe a proposé sur ses deux derniers étrons. C'est frustrant.

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Kagoul › jeudi 14 mai 2015 - 15:59  message privé !

Celui là c'est le dernier bon RAMMSTEIN. Après ce Mutter ça part vraiment en sucette !

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merci pour le fusil... › mardi 17 février 2015 - 23:10  message privé !

Koi de 9 à la Kommandantur ?

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