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Steve Smith and the Tylas Cyndrome › Pools of Diversity

cd • 6 titres • 62:30 min

  • 1Ghost Ship 11:22
  • 2Orbit 12:38
  • 3Requiem 8:03
  • 4Interstellar Highway 12:17
  • 5Trilian Suns 10:03
  • 6The Main Event 8:05

line up

Steve Smith (Roland Fantom G6, Vsyntrh, Yamaha CS1X, clavier Motif XF avec Novation Supernova, Moog Modular Arturia, Mellotron Pro, Nexus 2, NI Reaktor et Stylus RMX) Les Sims (Batteries Alesi DM10X, Session Pro DD505 et logiciel EZ Drummer) Alan Ford (Guitare (acoustique) Alhambra 2 C et (électrique) Fender Telecaster)

remarques

On peut avoir plus d'informations sue cet album en visitant le site web suivant: http://www.tylascyndrome.moonfruit.com/

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
mÉ progressive

Le premier album de Steve Smith & The Tylas Cyndrome, Phoenix Arising, avait laissé une agréable empreinte sonique dans mes oreilles qui, de temps en temps, en redemandaient. C'est donc avec énormément de hâte que je me suis mis sur la route de “Pools of Diversity”. Eh que je n'ai pas été déçu!
"Ghost Ship" nous introduit tout de go au monde enchanteur de Steve Smith & The Tylas Cyndrome avec un voile de mystère tombant du néant. Des bruits de crissement de métaux, ainsi que des distorsions électroniques, flottent dans un abysse sans fond où des chœurs absents peinent à fredonner un air musical. Des fins arpèges tintent d'une tonalité cristalline et forgent une mélodie abstraite qui valse innocemment dans une intrigante intro ambiosonique qui s'évapore vers la 4ième minute. Et la mélodie prend forme. À l'ombre des pulsations sourdes et des respirations démoniaques, elle tournoie comme une comptine diabolique, qui me rappelle l'univers machiavélique de Mark Shreeve et son Legion, avant de se faire harponner par de solides percussions. Déjà intense, "Ghost Ship" devient lourd. Un rythme lourd sphéroïdal d'où surgissent des ululements de fantômes qui persiflent autour des lamentations d'une guitare aux harmonies qui ragent dans de bouillonnants solos. Des solos de synthé ornent aussi cette mélodie où la candeur et le diabolisme se disputent les faveurs d'un rythme qui s'enorgueillit de sa lourdeur invasive, faisant même un audacieux clin d'œil aux sombres harmonies d'un fantôme de l'opéra nouveau genre avant de détaler dans une rage incendiaire. Et toujours ces innocents carillons qui reviennent pour cette fois-ci en endormir la finale. Très bon! C'est du gros rock électronique orné d'une fascinante approche mélodique. "Orbit" adopte un peu la même structure que "Ghost Ship" avec une intro ambiosphérique nourrie de torsades soniques qui ondulent dans les soupirs des vaporeuses nappes de synthé dont les lentes harmonies évasives valsent avec un maillage de tonalités cosmiques. Une guitare acoustique aussi savoureuse qu'inattendue vient caresser cette morphique danse des sens, alors que percussions et séquences basses tissent les pans d'un rythme linéaire qui se met à galoper sous d'harmonieuses brises de synthé aux roucoulements tisseurs de vers d'oreilles. Lourd et lascif, le rythme évolutif de "Orbit" entraine dans son sillon de beaux arpèges de verres ainsi que leurs étincelantes harmonies qui figent les neurones de plaisir. Toujours présente, la guitare acoustique d'Alan Ford est délicatement romantique. Elle fait chanter ses accords pincés dans une structure ambivalente où le rythme et les ambiances sont tour à tour charmés par de suaves solos, tant de synthé que de guitares, et des notes d'une guitare rêveuse dont les harmonies solitaires chantent avec ces délicats arpèges cristallins. Après une sombre intro où une chorale fredonne des airs pour amis absents dans les toiles d'une orgue pénétrante et les tintements de grosses cloches d'églises, "Requiem" glisse vers une fascinante approche classico-folklorique avant de s'abandonner à une lourde éruption rythmique chapeauté par un violon larmoyant. Difficile de demander mieux comme arrangements!
"Interstellar Highway" débute avec une intro intrigante où flottent de tortueuses lignes de synthé sous un ciel sonique bariolé d'étoiles filantes cristallines et de teintes menaçantes. C'est l'autoroute du cosmique, et les klaxons ont définitivement une tonalité stellaire. Des pulsations basses s'éveillent et forgent un chaotique rythme lourd avec des ions sombres qui virevoltent en tout sens dans une autoroute découpée par la vitesse des comètes. Les sobres percussions de Les Sims soutiennent ces ions noirs qui reçoivent aussi l'appui d'une autre ligne de séquences, cette fois plus mélodieuse avec ses ions limpides. Et, comme sur un pont double traversant les galaxies, le rythme affiche deux cadences qui se superposent dans une structure tout de même harmonieuse avec ces lignes de sons qui voyagent plus vite que l'ouïe. J'aime bien cette approche délicatement jazzée qui éclot en seconde partie. Elle sort de l'ordinaire dans cette structure de rythme où les ombres de Redshift sautillent dans une approche qui me rappelle celle d'Axel Stupplich et Pyramid Peak. La comparaison avec le Peak prend plus son mordant, exception faite de la guitare, dans "Trilian Suns" qui, après une intro minimaliste où un rythme furtif croise l'approche mélodieuse d'un autre, embrase une belle chevauchée rythmique eurythmique. Les séquences sont aussi agiles que fragiles. Elles flottent comme les vagues d'un ruisseau malmené par les vents, ressourçant leurs forces par les bras de Les Sims qui martèle une cadence sans cesse implosive. Épousant une structure de rock électronique progressif très accessible, qui n'exclut en aucun moment les passages plus éthérés et plus harmonieux, le rythme de "Trilian Suns" hoquète dans sa course et ses ruades sous de superbes et stridents solos de synthé et se repose aussi dans les larmes d'une guitare rêveuse et de ses solos nostalgiques (j'entends du Mark Knopfler). Après une intro qui crache ses gargouillis bariolés, "The Main Event" termine “Pools of Diversity” avec un furieux rock électronique lourd et spheroidal. Ça prend deux minutes, mais quand ça part, ça part. De fines séquences bleutées voltigent de leurs tonalités limpides et sont bousculées par des bourrasques soniques qui laissent deviner une prochaine explosion. Une lourde et lente ligne de basse dessine un rythme circulaire extrêmement entraînant, on dirait un lent heavy métal magnétisant, où scintillent ces séquences en verre et frappent les peaux tendus de Les Sims alors que le clavier chante d'une voix organique. Chaque seconde justifie la fusion entre Steve Smith, Les Sims et Alan Ford qui sonnent la charge d'un furieux hymne électronique avec des riffs mordants, des solos acuités et une section rythmique qui explose avec de superbes arrangements. Très bon. C'est terminé et on recommence.
Évoluant dans les schémas de MÉ progressive qui alimentaient la richesse de leur premier opus, Steve Smith & The Tylas Cyndrome livre un très solide deuxième acte, qui est aussi un peu plus accessible, en “Pools of Diversity”. Ces rythmes évolutifs qui s'entrecroisent et se juxtaposent dans leurs patterns musicaux en perpétuel opposition, ainsi que leurs harmonies contigües, sont au cœur d'une vaste mosaïque musicale où le rock, le progressif et l'électronique unissent leurs points de divergence afin de sculpter un album où les frontières s'entrelacent sans jamais renier les bouquets harmoniques qui séduisent tout au long de “Pools of Diversity”.

note       Publiée le mardi 31 décembre 2013

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NevrOp4th › mercredi 1 janvier 2014 - 02:53  message privé !

Très bonne année à toi également.

Phaedream › mercredi 1 janvier 2014 - 00:17  message privé !
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Une très bonne année, tout en musique (électronique si possible) :-), mais en musique pour 2014