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Bouvetoya › Subtractivate

cd | 6 titres | 66:33 min

  • 1 Kraterisen [ 9:23]
  • 2 Apophenia [ 5:14]
  • 3 Pulse Negative [ 12:55]
  • 4 Acheron [ 12:48]
  • 5 When Isolation Sparkles [ 17:17]
  • 6 Subtractivate [ 8 :54]

line up

Michael Jones (Synthé, clavier, séquenceur et FX)

remarques

On peut avoir plus d'informations et entendre des extraits sonores de Subtractivate en visitant le lien suivant: http://www.syngate.biz/Bouvetoya-Subtractivate/en

chronique

Le débat persiste après toutes ces années; est-ce que la vieille Berlin School des années vintages aurait oublié quelques musiques sur les sentiers des décennies? Les avis sont divisés, autant que certains adeptes en mangeraient tout le temps. Et c'est principalement à eux que s'adresse ce petit bijou signé par un groupe Irlandais (un nouveau Arcane?) dont le nom s'inspire d'une lointaine île Norvégienne. “Subtractivate” présente près de 70 minutes de MÉ aux longues intros parfumées de brumes mystiques qui accouchent de rythmes évolutifs emmitouflés de denses nuages ocrés, de chœurs noirs et des chants de flûtes éthérés. Un album où les références à Tangerine Dream de l'ère Rubycon et Phaedra abondent tout au long d'un premier album très prometteur du groupe Bouvetoya. Une oblongue nappe de synthé parfumée de brume s'enroule autour de l'introduction de "Kraterisen", jetant un imposant voile ténébreux qui flotte avec un mélange de voix, de brises de Farfisa et d'artifices soniques digne des années Rubycon. Des pulsations basses s'agitent dans un tumultueux galop où circulent ces courants d'air noirs infiltrés par des chœurs chtoniens. Après un trois minutes d'ambiances méphistophéliques, le rythme de "Kraterisen" devient aussi furieux que noir. Lourd, il éclate d'une autre ligne de séquences plus rebelles qui pulsent dans une folle course oscillatoire dont chaque coup résonne et défie les ailes d'un rythme statique constamment torturé de chœurs chtoniens, de nappes aux parfums d'éther et mordillé par des riffs de synthé aux morsures échoïques. Nous sommes dans les abysses d'un Tangerine Dream aux forts parfums analogues où les rythmes noirs montent et descendent, entourés de ces ambiances ténébreuses qui se disputent la chaleur de nos oreilles. Offrant un rythme ambiant noir, "Apophenia" se passe d'une intro vaporeuse pour offrir des séquences agiles qui pulsent avec entêtement dans des couloirs soniques maquillés de lignes synthétisées érodées par ses nuances et de tonalités électroniques. De tortueuses lignes de réverbérations ouvrent les sombres passages ambiosphériques de "Pulse Negative" qui se vautre dans un somptueux lit de brumes mellotronnées. Les lignes crachent un venin organique, alors que les ambiances se durcissent afin de présenter un délicat carillon de séquences qui tournoient comme une boîte musicale enchantée. Le rythme se prend dans les mailles de ces séquences. Pulsant de ses ions bas, il contourne la limpidité des perles soniques en zigzagant avec résonnance dans les vapeurs des flûtes pour trébucher dans des lignes ambiosonique aux tonalités de Ohm. Le moment de relâche est bref car "Pulse Negative", tout comme "Acheron" et ses bancs de brumes qui surfent avec d'inquiétantes lignes aux résonnances difformes, continue sa mutation rythmique en traçant des cercles maladroits dont l'intensité augmente à la mesure de ses vrilles statiques qui tournoient dans les vapeurs de flûtes arabiques nasillardes et de Mellotron mystique. "When Isolation Sparkles" déploie aussi une lente et longue intro ambiosphérique avant d'offrir une structure de rythme, un peu après la 7ième minute, avec des séquences qui arpentent des dunes symétriques. Des élytres d’acier accompagnent cette furtive marche sonique agrémentée de fines nuances, tandis que l'on perçoit un peu plus de vigueur dans un rythme qui s'habille subtilement de noir. Le rythme est statique, mais toujours en mouvement et en permutation. Seules ses teintes harmoniques en modifient l'apparence alors qu'il augmente sensiblement la cadence afin de jouer avec une autre ligne de séquences, toujours aussi sobre, qui tournoie dans ces nuages de Mellotron. Des brumes, des flûtes et des chœurs chtoniens qui font tout le charme des sombres ambiances de “Subtractivate” et de sa pièce-titre qui, après une lourde intro ambiosphérique, offre un beau mouvement de rythme ondulant qui n'est pas sans rappeler le travail des rythmes ambiants de Chris Franke. Navigant en plein océan de tonalités analogues avec des structures de rythmes qui évoluent dans des ouates ambiosphériques, “Subtractivate” maintient constamment l'intérêt en présentant de fines nuances qui accrochent l'ouïe. C'est un album où les rythmes sont aussi ambiants que les ambiances peuvent être ténébreuses et du très bon Berlin School rétro où Bouvetoya séduit avec une approche que l'on connait mais dont on s'étonne toujours qu'il existe encore un brin de fraicheur.

note       Publiée le mardi 24 décembre 2013

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