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The Sodality › Beyond Unknown Pleasures

vinyl33t • 8 titres

  • 1They Never Learn6:03
  • 2I Can't Stand A Bitchy Chick5:34
  • 3Catch The Whore 3:40
  • 4I Want Your Blood4:19
  • 5The Kiddie Eater4:59
  • 6Fuck Mastery1:44
  • 7The Younger - The Better3:58
  • 8Beyond Unknown Pleasure7:07

line up

Andrea Cernotto, Eraldo Bernocchi, Luca Di Giorgio, Paolo Bandera

remarques

La réédition CD comprend 2 bonus issus du 12" Orgies Of Crime. L'excellente pochette est signée Bruno Richard

chronique

Cet album est largement considéré comme l'une des pierres angulaires du PE des années 80. A juste titre ? Objectivement, oui. Si beaucoup de formations de l'époque jouent sur la débauche de décibels, The Sodality surprend tout d'abord par un volume sonore raisonnablement contenu, ainsi que par l'absence de distorsion disproportionnée. L'heure n'est donc pas à la défonce de tympans, mais au titillement de notre réservoir de pulsions, à travers une succession de saynètes obscènes à souhait. Le son vient opérer comme support narratif, usant des silences, saturations, transitoires, réverbérations comme autant de radicaux. Le chant, joue, lui aussi, dans des registres bien particuliers, tout à tour chuchoté, parlé ou hurlé en fonction de la situation ou de l'état d'exaspération du libertin incarné. S'il est une chose que The Sodality a somme toute parfaitement saisie jusqu'à l'exploiter à fond, c'est l'importance de l'ouïe dans l'excitation sexuelle : le sens sadien par excellence. Alors, certes, l'album est loin d'être parfait, souffrant d'un son trop métallique, qui nuit à mon sens à la rigueur du travail synthétique, ainsi que d'un chant parfois trop emprunté qui porte certains passages au rang de caricature d'un Bennett rital mal digéré. Il suffit néanmoins de pousser un peu le volume de sa chaîne pour que ces défauts se voient balayés par la puissance torve et glauque qui se déverse alors des enceintes ; au mieux les sourires se ravaleront-ils rapidement, au pire se transformeront-ils en rictus. Sorte de chaînon manquant entre Whitehouse, Ramleh et Ultra («The younger, the better» et ses déformations de cris d'enfants aurait pu être composé par la bande à Carlson), The Sodality s'impose avec cet unique album en maître des ambiances crapuleuses. Un classique.

note       Publiée le vendredi 20 décembre 2013

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Note moyenne        3 votes

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Tago Pago › lundi 23 décembre 2013 - 15:13  message privé !

Sans doute moins intense que tous les chef-d’œuvres cités en dessous de la chro, mais cet album reste un classique pour moi!

Note donnée au disque :       
taliesin › dimanche 22 décembre 2013 - 09:45  message privé !

Bof, pas mauvais mais cet album ne m'a vraiment pas marqué outre mesure...

Note donnée au disque :       
cyberghost › dimanche 22 décembre 2013 - 07:58  message privé !

Chuis pas docteur ès Power Electronics, mais c'est clairement un des meilleurs trucs du style qui m'a été donné d'entendre ! Et perso, j'y trouve même pas de faille, la voix de Cernotto m'a curieusement jamais évoqué celle de Bennett... Sinon, le disque qui m'a révélé le monstrueux Bruno Richard, un de mes dieux du dessin :) pochette à la hauteur de l'album !

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › samedi 21 décembre 2013 - 02:55  message privé !

yeah!!! pour ma part, je connais plein de gens s'intéressant à ce genre musical et qui ne connaissent pas, The Sadolity me donne plus l'impression d'un groupe "culte" que d'un immanquable communément cité et reconnu. Et purée I can't stand a bitchy chick, comme ça sonne bien comme nom.