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Janneh › Solarization

cd • 7 titres • 34:46 min

  • 1Solarization I 7:41
  • 2Solarization II 4:40
  • 3Solarization III 4:24
  • 4Solarization IV 3:47
  • 5Solarization V 5:36
  • 6Solarization VI 2:16
  • 7Solarization VII 6:07

line up

Janneh (Caviers, synthés, piano, guitars et percussions)

remarques

On peut entendre des extraits sonores de cet album sur la page web suivante: http://www.janneh.fi/

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
Électro synth pop

Chaque semaine amène son lot de demandes afin que je chronique un album d'un artiste émergent. Si la MÉ de certains s'éloigne des frontières de Synth & Sequences ou inspire peu d'intérêts afin que j'en parle, d'autres en revanche présentent une MÉ très mature alors que certains artistes démontrent un solide potentiel et une belle signature musicale qui méritent amplement qu'on en parle. Et c'est le cas de Janneh, un artiste finlandais qui semble nettement inspiré par les approches rythmiques de Jarre et celles plus cinématographiques de Vangelis. “Solarization” se veut un mini album concept de 34 minutes sur l'énergie solaire et de son importance dans l'histoire de l'humanité que le multi instrumentaliste de Piikkiö, il joue aussi bien des claviers et du synthé que du piano et de la guitare et même des percussions, présente par le biais de 7 thèmes qui, s'ils sont nettement détachés les uns des autres, tournent autour d'un même savoureux pattern harmonique.
L'introduction de "Solarization I" nous plonge dans une lourde phase ambiosphérique avec un amalgame de vents creux et de bourdonnements prismiques qui soufflent dans l'infini. Des percussions secouent l'ambiance qui s'illumine avec un synthé musical assez babylonien et dont les enveloppantes couches coulent oisivement sur un lit d'arpèges chatoyants L'approche est assez pompeuse et embrasse de tendres vocales d'oracles sibyllines avant d'emprunter les phases d'un sobre électro-pop symphonique où les solos de synthés chantent avec des chœurs absents sur une ligne de séquences aux ondulantes touches alternantes. J'entends aisément les harmonies de Thierry Fervant sur ce premier titre qui est un fidèle reflet de “Solarization”. Après une introduction qui interpelle ces séquences aux sautillements sournois, "Solarization II" plonge directement dans le cœur des influences de Janneh avec une belle ballade électronique aux arômes des années 80 où les harmonies, les percussions et les synthés sont parfumés des essences de Jean Michel Jarre. C'est un beau petit titre très accrocheur. Le genre qui passerait aisément sur les ondes de radio pop. L'ouverture de "Solarization III" revisite les lignes de séquences entrecroisées qui ouvraient Chariots of Fire de Vangelis. Bon, le moment est bref mais assez prononcé pour l'ignorer. Par la suite, le morceau épouse un genre de blues langoureux où Janneh fit fondre ses solos de guitare à ses solos de synthé, qui sont assez accrocheurs faut dire, sur une structure de rythme légèrement sautillante. "Solarization IV" présente une approche assez nébuleuse avec une ossature rythmique qui éparpille ses os dans une ambiance industrielle ambiosphérique. Un solo fantomatique éveille un rythme mécanique un peu après la première minute. Le rythme lance ses frappes de percussions qui résonnent et étouffent dans une structure insoumise où le synthé divise ses harmonies dans des solos solitaires, tout en dessinant de belles orchestrations arabiques. Et Janneh nous introduit dans une phase tribale du Moyen Orient avec "Solarization V" et sa structure de rythme qui chevrote dans un fin serpentin stroboscopique. C'est un très bon titre qui réunit tous les ingrédients électroniques pour plaire avec son chapelet de séquences qui chatoie en arrière-scène, de bonnes percussions tribales, des riffs de guitare et, surtout, de belles orchestrations arabiques qui nous plonge dans l'onirique royaume des 1001 nuits. Aussi rêveur que mélancolique, "Solarization VI" est une triste mélodie qui éparpille ses notes de piano dans des brumes flottantes, comme des soupirs qui se perdent dans les vents. "Solarization VI" clôture ce premier essai musical de Janneh avec une approche ambiosphérique futuriste avec des odeurs de lounge jazz à la Blade Runner.
J'ai bien aimé ce premier rendez-vous musical avec Janneh. C'est évident que le talent et le sens de la composition lui sortent par les oreilles. Aucun des 7 titres présentés sur “Solarization” n'est ennuyeux. Bien au contraire, chacun possède ce truc qui forge des vers d'oreilles. Que ce soit dans les rythmes, même les plus accessibles, ou les ambiances, Janneh tisse un univers plein de charme qui me dit que le meilleur est à venir. Une belle découverte qui vaut le coût.

note       Publiée le samedi 28 septembre 2013

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zen › samedi 12 octobre 2013 - 18:50  message privé !

La pochette est excellente. Ca me rend vraiment curieux d'écouter çà.