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Mind Over Matter › Music for Paradise

cd | 10 titres | 64:06 min

  • 1 Paradise [ 22:29]
  • 2 a) Being One (Air) 6:54
  • 3 b) One Being (Water) 4:43
  • 4 c) Changes of Being (Fire) 4:37
  • 5 d) Being Home Again (Earth) 6:15
  • 6 The End of Time [ 9:19]
  • 7 Kandy Sweets [ 6:14]
  • 8 The Silence [ 7:14]
  • 9 Ganga (The Live Version) [ 10:20]
  • 10 North Star [ 4:48]

line up

Klaus Hoffmann-Hoock (Claviers, synthés, mellotron, guitare et flûtes) Peter Jörgens (Percussions tablas) Heinz Weidenbrück (Basse et piano électrique Rhodes) Yves Greder (Voix sur The End of Time) Michael Grüterich (Mellotron et Mini-Moog sur The Silence)

remarques

Pour avoir plus d'informations sur l'univers de Mind Over Matter, ou Cosmic Hoffmann, on visite le lien suivant: http://www.mindala.de/

chronique

C'est en entendant du rock symphonique que Klaus Hoffmann-Hoock, aka Cosmic Hoffmann s'est découvert une passion pour les claviers et les synthétiseurs, mais surtout pour le Mellotron dont l'ouverture de Watcher of the Sky de Genesis l'avait totalement enchanté lors d'un concert du groupe en 1972. Après avoir joué avec le groupe allemand Alma Ata à la fin des années 70, Klaus Hoffmann-Hoock fonde le groupe Cosmic Hoffmann à l'aube des années 80. Et puis lors d'un voyage en Asie, il créa Mind Over Matter en 1986. La musique s'inspirerait des essences spirituelles Hindoues et serait une aventure sonore sensorielle pour l'imagination dont les premières lignes émanaient de cette longue composition que KHH tramait depuis bientôt 3 ans; "Paradise". Une chose était claire; Mind Over Matter ne serait comparable à rien. Et plus de 25 ans plus tard, Mind Over Matter et Klaus Hoffmann-Hoock restent toujours aussi mystique qu'incomparable. Et voici par où cette fascinante aventure musicale débutait… Et c'est tout un univers d'oisiveté paradisiaque que Klaus Hoffmann-Hoock à tricoté pour nos oreilles. Des arpèges aux tonalités de verre tombent en délicates cascades périodiques, comme une chute d'eau sonique qui coule du ciel pour caresser les arbres et les chants de leurs habitants. Des pépiements d'oiseaux roucoulent derrière cette trame de tranquillité où s'élève une fine brume matinale et où tranquillement un rythme doux, ensorceleur nait des accords de la basse de Heinz Weidenbrück. Tout est tissé dans la délicatesse afin d'amener l'auditeur vers une phase de repos méditatif. "Paradise Being One (Air)" s'anime d'un fin tempo avec des percussions tablas tambourinées par Peter Jörgens qui accompagnent ce cortège soporifique, alors que des voix de gourous incantent un chant d'hypnose qui se fait bien discret, tout comme les accords effacés de la guitare et de ce piano à la délicate mélodie enchanteresse, derrière une nappe brumeuse devenue plus dense. On remarque à peine le fin crescendo du mouvement alors que la guitare tisse des bribes d'une mélodie récurrente et que se déverse "One Being (Water)" avec ses strates de guitare qui flottent derrière une approche un peu plus bluesy. Suave, le mellotron éparpille sa brume autant que de courts chants flutés, alors que graduellement nous avançons dans le très envoûtant "Paradise" avec "Changes of Being (Fire)" et sa guitare lourde qui crache des solos de feu derrière les clameurs d'une civilisation trouble. "Changes of Being (Fire)" est le point culminant de "Paradise" avec une approche plus dramatique où la guitare déchire des ambiances devenues plus survoltées avec des solos stridents qui deviendront la marque de commerce, la signature musicale de Klaus Hoffmann-Hoock. Le réveil est aussi brutal que la musique peut-être délicieuse. Et "Being Home Again (Earth)" nous ramène dans les phases contemplatives avec un mellotron qui souffle de la flûte, tout en reprenant la thématique tant ambiante que mélodieuse de "Being One (Air)". À la parution originale de “Music for Paradise”, "Paradise" occupait la face un de l'album qui paraissait alors sur Innovative Communication (IC 80.059). "The End of Time" amorçait la face B avec un lourd mouvement ambiosphérique où Yves Greder narre la fin du temps, et sa renaissance, dans un intense canevas multi sonique où s'entremêlent les cris, autant que les spasmes, d'une guitare errante et les souffles, autant belliqueux qu'harmonieux d'un mellotron aux saveurs ésotériques. "Kandy Sweets" détonne dans cet univers ambiant avec une jolie ballade qui respire un bonheur contemplatif. C'est un genre de folk tribal avec un pattern rythmique ambiant ondulant sous les griffes d'un sitar qui partage ses harmonies avec un mélange de guitare/synthé et un délicat mellotron qui souffle ses chants flutés dans un univers rural Sri Lankais. À l'époque, "The Silence" clôturait “Music for Paradise”. Le silence est dans les rythmes, car le titre est riche en ambiance avec ses longs souffles noirs résonants qui laisse filtrer des particules harmoniques qui s'égrène d'un mellotron sombre et d'un clavier très méditatif. En 2007, “Music for Paradise” était réédité en CD par IC (872359-2) avec deux titres en bonus. "Ganga (The Live Version)" est une lascive danse spirituelle avec de superbes sons de flûtes qui chantent sur une envoûtante ligne d'un piano qui éparpille sa mélodie sous un essaim de percussions tribales. L'ambiance est très cinématographique avec un haut niveau d'intensité où des éléments soniques tribaux tels que sitars, clochettes, voix Sri Lankaises et souffles de gourous rauques peaufinent un rythme lent qui se dandine dans un état d'hypnose sous les souffles pharaoniques du mellotron. "North Star" emprunte les phases atonales de "The Silence" tout en dégageant un subtil bouquet de "Paradise". Du beau mellotron! “Music for Paradise” est un album phénoménal où Klaus Hoffmann-Hoock estampille la MÉ d'un nouveau sceau pour le genre ambiant. Un ambiant méditatif, aussi créatif que progressif, où la musique de relaxation prend un tout nouveau sens. Lorsqu'il y a rythme, il est lent et intuitif. Lorsque ce sont des ambiances, elles sont riches et très ambiosphériques, nourrissant chaque sillon d'une image sonique qui, bien que fortement influencée par un univers musical extrêmement riche, prend la forme qu'on lui trouve. “Music for Paradise” est la porte astrale d'un fascinant univers qui propulsera Klaus Hoffmann-Hoock au firmament des figures incontournables de la MÉ contemporaine. Un superbe album, un incontournable, que je ne peux que fortement recommander.

note       Publiée le dimanche 15 septembre 2013

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