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Kylesa › Ultraviolet

cd • 11 titres • 38:50 min

  • 1Exhale
  • 2Unspoken
  • 3Grounded
  • 4We're Taking This
  • 5Long Gone
  • 6What Does It Take
  • 7Steady Breakdown
  • 8Low Tide
  • 9Vulture's Landing
  • 10Quicksand
  • 11Drifting

line up

Laura Pleasants (chant, guitare, basse), Philip Cope (chant, guitare, basse, kclaviers, theremin, percussion), Carl McGinley (baterrie), Eric Hernandez (basse, batterie, guitare)

remarques

chronique

Après un long périple initiatique durant lequel cette entité si spéciale à appris à contrôler sa beauté, à maîtriser ses accès de passion, à muer sa naïveté de pucelle arrogante en fausse naïveté de vraie femme consciente de son danger, à tremper dans ses bains de lait pour sculpter une silhouette au galbe imparable, Kylesa nous sort Ultraviolet. L'album liquoreux, entêtant, suite logique des sublimes Spiral Shadow et Static Tensions, qui ne sont qu'à une ou deux gouttes de miel d'être aussi moelleux. Une évolution, une maturation lente, au fil de six albums. Toujours aussi suave et onirique, et puis toujours aussi primal, primitif, essentiel, né du sang, du feu. L'album mûr d'un groupe encore jeune et maladroit, qui mêle harmonie et fureur mieux qu'aucun autre dans les milieux core comme métal. Impossible de nier que peut-être jamais ils n'ont été crémeux à ce point à l'écoute de titres comme "Unspoken". En amazone. Kylesa était déjà mélodique à sa naissance, et ça ne l'empêche pas de sortir encore des morceaux tels que le premier qui compte parmi leurs plus sauvages. Kylesa ont simplement atteint le climax de leur style moite-planant ici, en concédant que, oui, des morceaux pur-métalleux comme ce NWOBHM-hXc sur "Grounded", ou "Train Of Thought" ou encore "Steady Breakdown" devraient objectivement modérer ma passion... Trois morceaux tout de même, et un bout de dream pop un peu générique même... Las ! - ou plutôt grâce ! Kylesa prend plus que jamais la gueule d'un mois d'août mourant dans ses derniers crépuscules vermillons et moites. Un genre de bord-de-mer-core dangereux autant qu'impossible à croire avant son existence, porté par une mystique tenant ici d'un Cocteau Twins violé de toutes parts sous un soleil de plomb, avec des mélodies de guitares réverbérées à liquéfier un californien. L'été, oh, l'été... Saison des femmes, de la chaleur, des insectes... Et des fruits trop mûrs pourrissant dans les corbeilles d'osier... Confits. Riffs confits, voix confites, mélodies confites... et la patte Laura, évidemment. Confite elle aussi dans un son travaillé avec soin d'année en année. Le final "Drifting" n'est-il pas la plus merveilleuse liqueur possible pour conclure ? Sublime autant que malsaine, la source du suc kylesien semble plus que jamais intarissable... Là où le mielleux et le morbide ne font qu'un, là où la canopée commence : Ultraviolet.

note       Publiée le vendredi 4 juillet 2014

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Note moyenne        7 votes

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Klarinetthor Envoyez un message privé àKlarinetthor

Je ne serai pas aussi dithyrambique que le Rav', mais je l'aime bien, aussi. Je me souviens des critiques sur le son, faiblard.... ça m'a fait penser au clavier de Ray Charles dans les Blues Brothers.

Note donnée au disque :       
E. Jumbo Envoyez un message privé àE. Jumbo

Il a un côté fatigué et touchant avec quelques morceaux vraiment beaux comme "Unspoken", "Steady Breakdown" et "Low Tide", qui changent assez des précédents albums. Un peu onirique avec quelques effusions psychédéliques et une boucherie en ouverture.

Note donnée au disque :