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Trance To The Sun › Bloom flowers, bloom

cd | 10 titres

  • 1 You so you
  • 2 Spider like
  • 3 Fish and knife
  • 4 A sun lingering disease
  • 5 Clandestinity
  • 6 Gira sola
  • 7 Trans-Lucia
  • 8 Fin
  • 9 Yellow hair
  • 10 Rex

extraits vidéo

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enregistrement

The Lion's Den, USA

line up

Zoé Alexandra Wakefield (chant), Ashkelon Sain (instruments), Marc Linder (instruments additionnels)

chronique

Styles
gothique
heavenly
Styles personnels
heavenly toxique

Comme un ruisseau, la voix de Zoé Alexandra coule au milieu des herbes fraîches de 'You so you', baignant les quelques notes de guitare égrainées par Ashkelon Sain comme autant de gouttes de rosée matinales posant les thèmes de l'album; 'Bloom flowers, bloom' sera végétal. De l'économie, de l'espace, il faut que les chansons respirent. Mais le mal n'est jamais tapi bien loin pour autant, si durant plus de trois minutes 'Spider like' s'étire au son d'une simple boîte lancinante et d'une basse, un grognement de guitares surgit tout à coup comme un prédateur, se tord plus comme un serpent qu'une araignée d'ailleurs...Dans l'univers de Trance to the sun, la beauté pure n'existe pas, pour dévoiler tout son éclat, elle doit être en danger permanent de souillure. Telle est la règle subtile du jeu qui s'annonce entre harmonies éthérées, voix flottantes, notes à la dérive et quelques sursauts plus vénéneux ('Fish and knife', 'Trans-Lucia'); ce sont les longues plages recueillies, dépouillées à l'extrême qui rendent si menaçantes les incursions grinçantes de la guitare, lesquelles s'évanouissent parfois aussi vite qu'elles étaient apparues ('Clandestinity'). Cette musique est mouvante, instable, on ne sait jamais réellement si l'on doit s'y sentir bien, la craindre; certains passages attirent comme des cocons où l'on rêverait de se lover mais d'autres dégagent une luxuriance poisseuse qui intoxique les sens. 'Bloom flowers, bloom' est l'un des essais du groupe où le jeu est poussé au paroxysme, cette démarche inaugurée par les Cocteau Twins mais poussée ici dans ses retranchements les plus souterrains, débarrassée de ses velléités de lumière. Un Eden maléfique.

note       Publiée le dimanche 25 août 2013

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stankey › dimanche 25 août 2013 - 21:49  message privé !

Oui, un jardin fiévreux, à l'image de sa pochette...la promenade peut prendre effectivement une tournure assez inquiétante, et même si par moments le parallèle avec Cocteau Twins est difficilement évitable, (surtout à l'écoute du morceau d'ouverture ou d'un 'A sun lingering disease' victorialandesque), je trouve à ce genre d'album suffisamment de personnalité propre et de caractère, une musique qui a l'intelligence de ne pas être trop directe et qui prend le temps de développer ses superbes plages apaisées ou non ( cette guitare si aérienne par moments !)...au final, envie d' arpenter régulièrement ses allées perdues. Et puis quand ça se lâche sur 'Trans-Lucia', argh...Il est question d'une réédition remastérisée très prochainement.

Note donnée au disque :