Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesOO.C. › Jewelz

O.C. › Jewelz

  • 1997 • Payday P2-24399 • 1 CD

cd • 15 titres • 61:18 min

  • 1Intro
  • 2My World
  • 3War Games
  • 4Can't Go Wrong
  • 5The Choosen One
  • 6Dangerous
  • 7Win The G
  • 8Far From Yours
  • 9Stronjay
  • 10M.U.G.
  • 11The Crow
  • 12You And Yours
  • 13Hypocrite
  • 14It's Only Right
  • 15Jewelz

enregistrement

1996-1997

line up

O.C. (MC)

Musiciens additionnels : Big L (MC), Dj Premier (production), Lord Finesse (production), Organized Konfusion (MC's, production), Buckwild (production), Freddie Foxxx (MC), DJ Ogee (production), Showbiz (production), Da Beatminerz (production)

remarques

chronique

Styles
hip-hop

Le flow de Omar Creedle a bien évolué entre 93 et 96... mûri, plus précisément. Plus proche encore du style Rakim me chuchotent mes sens... plus porté sur le mystique, le soulful, les émanations sensuelles et féminines. Les instrus sont plus variées. Elles sont signées DJ Premier, Beatminerz, Buckwild et Lord Finesse... ce qui veut dire qu'on a pas besoin de tergiverser trois plombes : pas de mystères entre nous mes choucailles - les prods de Jewelz sont globalement de très haut rang, avec plus de concessions au style plus smooth alors en vogue, mais sans faute de goût. Presque un miracle en 1997, période de glissement de terrain dans la guimauve pour le hip-hop des parrains. D'ailleurs je me demande si ma main est pas suffisante en doigts pour dénombrer les albums meilleurs que celui-ci sortis sur ce millésime... Ecoutez "War Games" et le trip de lobotomie urbaine à l'ancienne avec les parrains Organized Konfusion... savourez... les basses généreuses, les échos du flow et les nappes de choeurs soul dans "The Chosen One"... ce hip-hop regorge d'heureuses surprises, il est charnu, attire l'oreille de ses richesses pralinées. "Dangerous" est de ces heureuses surprises : Beatminerz lâchent une instru electro-funky géniale, tranchant avec leurs instrus habituelles plus brouillardesques, comme s'ils jouaient les prodos west coast (EPMD s'étaient tapé ce genre de délire à leurs débuts) et le croisé de flow avec le camarade du D.I.T.C. Big L est un régal. Le feat. avec Freddie Foxxx (alias "le MC qui a failli finir en duo avec Eric B. en 86") en est un autre, sur un sample cristallin de Preemo. Et que dire de "M.U.G." ? Cette instru c'est du MF Doom avant l'heure. Vous rajoutez à ces précieuses pierres des trous noirs hip-hop comme "Stronjay" (seul un rappeur new-yorkais peut être assez tordu pour choisir une instru aussi grisâtre pour orner un récit de bagatelle), "The Crow" ou "It's Only Right", qui cimentent un peu le tout à l'encre de poulpe, et vous obtenez un album d'envergure rapace. Jewelz, qui passe un peu trop pour le second couteau (ou qui passe pour rien vu que très peu le connaissent), est en réalité un cheveu de chauve en dessous de Word...Life. Moins massif, plus insidieux et finaud, jouant sur plus de registres, c'est simplement un excellent album de rap new-yorkais, tout de couleurs moirées, finement ciselé, sans interludes de remplissage, et une rareté de son temps compte tenu du casting et des saveurs entremêlées. Pur grower pur brandy rapistique. Ne faites surtout pas l'erreur de croire que vous pouvez l'ignorer, avec l'intitulé et la pochette bling bling pour excuse ; c'est pas du toc, et c'est bien naturel : le sertissage a pas été fignolé par des branques. Conseillé chaudement et amicalement pour tes rayons, cousin gutsien... même si j'ai pas encore tranché pour savoir si cette belle pépite vient du quartier ou de chez Cartier.

note       Publiée le lundi 12 août 2013

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Jewelz".

notes

Note moyenne        2 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Jewelz".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Jewelz".

Rendez-Moi2 › dimanche 24 mai 2020 - 21:10  message privé !

"encre de poulpe", marrant Raven, tu rajoutes "mauve" et c'est exactement ce que ma synesthésie voit/ressent sur "It's Only Right". Tellement belle basse.

nowyouknow › mercredi 4 septembre 2013 - 19:27  message privé !

D.I.T.C... Bientôt du Fat Joe sur guts hehe ? Bref, digne suite du premier... Le 3ème produit intégralement par Buckwild est horrible en revanche... qu'est-ce que j'ai pu écouter ces albums, et encore maintenant..

Note donnée au disque :