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The Muffins › Manna / Mirage

4 titres - 48:34 min

  • 1/ Monkey with the Golden Eyes (4:02)
  • 2/ Hobart Got Burned (5:59)
  • 3/ Amelia Earhart (15:47)
  • 4/ The Adventures of Captain Boomerang (22:46)

enregistrement

Catch-a-Buzz Studios, USA, 1977

line up

Billy Swan (basse, piano, guitare, percussions), Paul Sears (batterie, gong, xylophone, vibraphone, percussions), Tom Scott (piccolo, flûte alto et soprano, saxophone alto et bariton, clarinette, haut bois, percussions), Dave Newhouse (piano, orgue, piccolo, flûte, saxophone alto et bariton, clarinette, percussions)

remarques

chronique

Styles
jazz
progressif
Styles personnels
canterbury

Souvent, c'est dans les conditions d'écoutes où on ne sait pas à quoi s'attendre qu'on se montre le plus réceptif. Vous devinez donc que ce premier album des Muffins fut et demeure une excellente surprise. La formation américaine se stabilise désormais autour du quatuor Billy Swan, à la guitare, Paul Sears, à la batterie, alors que Dave Newhouse, d'habitude commis aux claviers, commence tout doucement à rivaliser avec Tom Scott aux instruments à vents. La musique des Muffins montre d'entrée de jeu un désir d'émancipation d'une musique progressive déjà morte de par ses attitudes boursouflées pour se livrer corps et âmes à la pratique d'une musique aux accents jazz électriques prononcés. "Monkey with the Golden Eyes" est, d'ores et déjà, disons le, un des plus beau titres de tous les temps (carrément), où la progression hypnotique du xylophone nous rappelle la force évocatrice du "Sea Song" de Robert Wyatt. "Hobart Got Burned" n'est pas loin, lui non plus, d'obtenir son statut d'indéfectible classique : sur une ouverture brutale, les musiciens se laissent aller à un délire free bien senti avant que le groupe se rejoigne pour entamer le chorus diabolique qui constitue la colonne vertébrale du morceau. Ce qui fascine aussi, c'est le talent de multi instrumentistes des personnes en présence. L'écriture est fatalement riche et complexe, constituée de nombreux thèmes qui s'entrecroisent. C'est vrai pour "Amelia Earhart", mais surtout pour "The Adventures of Captain Boomerang" ; mille et unes lignes mélodiques s'enchaînent et/ou se superposent dans un foisonnement de sons enivrants. Cela devient trop long, trop riche, trop complexe. Le son général évoque le jazz électrique, mais surtout le Soft Machine des débuts, celui de la grande époque, avec des pointes d'abstractions et d'expérimentations propres au mouvement Rock in Opposition, dont ils vont être les premiers adeptes de ce côté là de l'Atlantique. Une perle rare à découvrir au plus vite.

note       Publiée le samedi 8 juin 2002

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Scissor Man › dimanche 7 octobre 2012 - 17:56  message privé !

J'imaginais pas un truc aussi symphonique, surtout sur "Monkey with the Golden Eyes". Ça me fait penser à Terry Riley avec ces cuivres qui sonnent comme un orgue électrique. Evoque aussi Univers zéro pour la complexité et l'angoisse parfois. Grandiose !

saïmone › mercredi 30 septembre 2009 - 15:39  message privé !
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"Le son général évoque le jazz électrique, mais surtout le Soft Machine des débuts, celui de la grande époque, avec des pointes d'abstractions et d'expérimentations propres au mouvement Rock in Opposition, dont ils vont être les premiers adeptes de ce côté là de l'Atlantique." Proggy a été pillé par la programmation du RIO 2009, c'est la phrase qu'on retrouve mot pour mot dans le livret de présentation des groupes...