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Esham › Sacrificial Lambz

cd • 27 titres • 75:31 min

  • 1Zeitgeist
  • 2Garbitch
  • 36 Million
  • 4DSL
  • 5Unholy Knights
  • 6Ukillme
  • 7Sacrificial Lambz
  • 8No Place on Earth
  • 9All Pro
  • 10Waterhose
  • 11Livin Legend
  • 12Cant Let Go
  • 13Stay on Yo Toes
  • 14Nowimtalkinbout
  • 15Get Me Down
  • 16Fuck U
  • 17Dead Rappers
  • 18Levies Broke
  • 19Root of Evil
  • 20Ant No Telling
  • 21Don't Give Up
  • 22Ringtone
  • 23Fallen Down
  • 24Mirror Mirror
  • 25Better Than the Best
  • 26Angels And Demons
  • 27Substance Abuse

line up

Esham (MC, production)

Musiciens additionnels : Mastamind (MC)

remarques

chronique

Styles
hip-hop
Styles personnels
underground > acid rap

S'il doit y avoir une chose à peu près aussi agréable à avouer dans la vie d'un honnête homme que d'admettre qu'il lui arrive de manger ses crottes de nez quand il a pas de mouchoir à portée ou de se branler en pensant à une cousine mineure, c'est d'être un amateur de hip-hop US qui écoute Esham. Sacrificial Lambz, c'est du Esham de 2008, du Esham qui se présente "en offrande au monde". Du Esham pur jus, dans son versant protéiforme... ce qui veut dire de la merde rachitique qui colle au cerveau à la manière du slime aux parois des égouts. Comme pour un Closed Casket, Le Black Hitler a été particulièrement généreux et bigarré comme un cadavre de joker sur cette collection de bonbecs emballée dans un paquet des plus ragoutants. Du g-funk de junkie, des beats aussi maigres que vils, du lardon de riffs heavy 70's, du gimmick de synthé puant l'adaptation gangsta de Oggy et les Cafards, et vlà que jte renvoie du hit bien fluo-toxique tout droit sorti du début des 90's ("All Pro") et de la vraie tuerie de flow-nonstop sous perfusion de langues d'orvets ("Nowimtalkinbout")... beaucoup de produits de sous-main fièrement exhibés (faudrait demander à Jay-Z ou Kanye ce qu'ils pensent de "Substance Abuse"), un bon tiers de déchet, et surtout pas mal de suées comme au bon vieux temps des premiers Natas. Niveau "matière textuelle", Esham multiplie les visions porno et gore, s'imagine brûler du marmot en Irak, noyer les geeks proprets du hip-hop nouveau millenium sous des hectolitres de sang, bref livre une énième variante de sa "wicked shit", son trou de balle mental. Et on gobe sa livrée comme des baluts écoquillés par un enfant-adulte au cerveau grillé. C'est moche et cheap, évidemment, garni de microtubes paranoïdes, nauséeux comme un best of de vannes de Seth McFarlane ou une partie de Postal après 48 heures d'insomnie. Périmé avant d'avoir été fabriqué (ou vomi avant d'avoir été mangé) : le hip-hop pustuleux de culture sub-ricaine par essence, émanant des buanderies les plus insalubres de Detroit. Le rap de Esham a toujours été aussi attirant que Nafissatou Diallo - et malgré cela même le pervers rompu et repu y glisse, aussi fatidiquement que la mouche dans la dionée.

note       Publiée le mercredi 31 juillet 2013

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Rendez-Moi › mercredi 7 août 2013 - 22:01  message privé !

Esham et Natas c'est comme se faire sucer la bite par un moustique : se marrer ou y prendre un plaisir tordu ?

necromoonutopia666 › mardi 6 août 2013 - 20:36  message privé !

Merde Raven, ce truc colle au crâne genre vieille gueule de bois après une cuite au Hennessy de contrefaçon.Sauf qu'au lieu de comater dans ton kig bed tout seul à compter les cafards au plafonds tu te mets à danser comme un crétin sur le putain de GROOVE de cet album. Et ton voisin un certain Esham, te té téma l'oeil torve et rigolard par les persiennes du block d'en face.

Note donnée au disque :