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Cyclobe › Luminous Darkness

cd | 16 titres | 65:45 min

  • 1 Distender [1:04]
  • 2 Big Animal [4:06]
  • 3 Inevitable Black Horn [5:07]
  • 4 Strange Hotel [2:48]
  • 5 Thinking Feeling [4:44]
  • 6 You're Not Alone You're Dreaming [4:53]
  • 7 Teen Angel No. 9 [1:33]
  • 8 Bestial Celestial [2:37]
  • 9 Red Demise [7:34]
  • 10 Particle Accelerator [2:03]
  • 11 Earth Finisher [4:22]
  • 12 Telepath [2:14]
  • 13 Nightcap With Nadir [8:57]
  • 14 The Blue And The Green [4:04]
  • 15 Genius Loki [3:45]
  • 16 Each And Every Word Must Die [5:33]

line up

Simon Norris, Stephen Thrower

Musiciens additionnels : Niall Webb (clarinette basse), Calina De La Mare (viole)

chronique

Styles
dark ambient
musique électronique expérimentale
ovni inclassable
Styles personnels
oxymore hyperdélique

Comment décrire ce bijou aussi étrange que merveilleux ? Si le «Love's Secret Domain» de Coil avait un petit frère, «Luminous Darkness» serait sans conteste celui-ci. Le nombre de trouvailles y est proprement hallucinant ; le foisonnement, hyperdélique au moins ; les strates, aussi denses que les anneaux de cent serpents copulant frénétiquement ; l'ambiance, aussi angoissante qu'angoissée. Ce disque, je n'ai pas envie de le disséquer, je n'ai pas envie de lui faire subir les outrages d'une vulgaire analyse qui ne tendrait qu'à le rationaliser, l’appauvrir à un vague concept mal taillé. En outre, il est fort à parier que je ne ferais au mieux que singer l'ami Wotzy lorsqu'il nous parle de Coil. Non, à la place, je préfère vous livrer ces mots, écrits juste après ma première écoute de ce disque, mots écrits donc il y a plus de dix ans, et qui n'ont rien perdu de leur turgescente vivacité......... Parmi la garde rapprochée de Dieu, un ange aux yeux noirs me fascinait. Son sexe, fier et luisant, m’aveuglait tant que j’en pleurais inévitablement. Il bandait très dur. Au fond, je détestais ce type. Armé d’un coutelas de gitan, je tranchai son membre d’un coup sec et déterminé. «Bien fait pour ta petite gueule», me dis-je. Car sa petite gueule d’amour m’était également insupportable. Un autre soir, profitant de son profond sommeil, j’embrassai la fleur de son cul puis, sanglotant comme un enfant perdu, enfonçai le coutelas dans ses yeux noirs. Je me laissai tomber des portes du paradis, et la chute me grisa… Sur Terre, j'étais garçonnet. Sur Terre, l'on racontait que le sperme des anges devenait neige. Lors des tempêtes, je me précipitais dans la rue, comme tous les autres. Eux, ouvrant grand la bouche, tendant la langue, captant ainsi au hasard de gros flocons de sperme infécond, se régalant de la semence magique, la buvant comme une liqueur rare. Malheureux les rassasiés, car la neige est porteuse d’un mal incurable ! Moi, je m'équipais avec précaution d'un capuchon de latex que j'enfournais autour de ma langue, durcie par le désir. Et de lécher cette pluie providentielle comme s’il s’agissait du lait de ma mère.

note       Publiée le samedi 6 juillet 2013

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Scissor Man › samedi 4 novembre 2017 - 10:14  message privé !

Il est dément ce disque, la clarinette basse et la viole, c'est la cerise sur le gâteau. Bon j'entrave pas trop le délirium de VL, on perçoit pas la même chose (Costes, sort de ce corps!) mais la chronique du CD sur Guts est indispensable. Tout fan/addict de Coil se doit de le connaitre et de le posséder si possible même si ce n'est pas forcément LSD qui vient en tête.

Note donnée au disque :       
Raven › dimanche 7 juillet 2013 - 13:55  message privé !
avatar

VL Kurten fera encore quelques victimes mineures c'est certain... J'avais jamais pris l'occasion de te remercier pour Wounded Galaxies d'ailleurs ; une des découvertes les plus fascinantes que j'ai faites sur Guts... incapable de décrire ce que c'est... une musique de mélodies insectes ?... et orpheline de réactions en plus, alors que cette merveille à 5/6 surpasse un paquet de nos 6/6.