Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesSPharoah Sanders › Jewels of thought

Pharoah Sanders › Jewels of thought

  • 1998 • Impulse! IMP 12472 • 1 CD digipack

2 titres - 43:03 min

  • 1/ Hum Allah Hum Allah Hum Allah (15:11)
  • 2/ Sun in Aquarius (27:51)

enregistrement

Plaza Sound Studios, New York City, 20 octobre 1969

line up

Richard Davis (contrebasse, percussions), Roy Haynes (batterie), Cecil Mcbee (contrebasse, percussions), Lonnie Liston Smith (piano, flûte africaine, mbira, percussions), Leon Thomas (chant, percussions), Idris Muhammad (batterie, percussions)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz

Grand disque que ce mésestimé "Jewel of Thoughts" ! Ce redoutable géant du ténor que John Coltrane avait eu le grand flair de garder à ses côtés alors qu'il désirait s'aventurer plus avant en territoire free, nous délivre, comme à son habitude dans ses premières années, un disque mystique en diable qui n'en appelle qu'à l'élévation de l'esprit et à sa communion avec le monde qui l'entoure. En compagnie des fidèles Idris Muhammad, Leon Thomas au chant (casse-bonbon par moments, mais bon... on est jeune qu'une fois, pas vrai ?) et le pianiste Lonnie Liston Smith, l'album s'ouvre sur ce qui pourrait s'apparenter à une prière ; avec sa progression de gammes au piano qui n'est pas sans rappeler "A Love Supreme" de Saint John Coltrane, le titre se déroule sur des incantations de Leon Thomas et les accords paisibles de piano de Liston Smith jusqu'à... jusqu'à ce que... jusqu'à ce que Pharoah, dans son second chorus au sax tenor, nous éclate les tympans aux alentours de la dixième ou onzième minute. Une entrée fracassante, un de ces rares moments où la musique est à même de vous toucher au point de vous bousculer au plus profond de votre être. Incandescent, furieux, vital, essentiel, il se déchaîne littéralement à s'en faire imploser les poumons, à tel point qu'on en reste scotché. A vous donner la chair de poule. La seconde plage, "Sun in Aquarius" est plus aventureuse, plus abstraite, dans sa longue introduction de dix minutes toute en dissonnances. Là aussi, Pharoah s'octroie le plaisir d'éructer dans son saxophone comme un dément avant que le morceau se perde dans un dédale d'impressions tantôt lyriques, tantôt bon enfant, mais toujours marquées par ces rythmiques africaines, l'exemple le plus concret de ce retour délibéré à la source, aux racines... Au vrai. Pas la peine de tourner autour du pot ; "Jewels of Thought" est mon incontestable chef-d'oeuvre de Pharoah Sanders.

note       Publiée le samedi 8 juin 2002

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Jewels of thought".

notes

Note moyenne        12 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Jewels of thought".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Jewels of thought".

Scissor Man › samedi 7 avril 2018 - 13:48  message privé !

"Sun in Aquarius" est plus aventureuse, plus abstraite“. Tu m'étonnes, colérique, sauvage, furax, le plus free de Sanders sans doute, son chef-d'œuvre aussi !

Note donnée au disque :       
Oburoni › vendredi 31 juillet 2009 - 19:43  message privé !

Transcendant. Mystique. Une marche au milieu des esprits. Cette "priere universelle" vous jete dans un autre univers ! Et ce son, putain ce son ! Je découvre aussi Pharoah Sanders avec cet album, je n'ai jamais écouté cela avant. Prenant, déchirant, halluciné, furieux... C'est inoubliable. "Hum Allah" n'est pas pret d'arreter de tourner ! Tres bon.

Note donnée au disque :       
Soup › lundi 26 mai 2008 - 10:07  message privé !
Je découvre Pharoah Sanders par le biais de ce disque, c'est effectivement excellent. J'ai pas fini d'écouter le premier morceau je pense, tellement ça prend aux tripes.
Ayler › dimanche 24 février 2008 - 21:19  message privé !
Oui. Mais après vérification, il y a seulement trois titres dans tous les cas de figure ! "Izipho Zam" est assurément à découvrir...
Note donnée au disque :       
Ayler › jeudi 4 octobre 2007 - 16:53  message privé !
Pas sous la main : mais c'est un simple CD, ce qui explique le choix du titre en moins...
Note donnée au disque :