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Douglas J. McCarthy › Kill Your Friends

cd • 12 titres • 55:16 min

  • 1Death Is King
  • 2Hey
  • 3Demon Prophet
  • 4Find You
  • 5The Last Time
  • 6Move On
  • 7Evil Love
  • 8Love In The Back Room
  • 9Nothing After This
  • 10Taken
  • 11All Kinds Of Wrong
  • 12Lovers Arms

line up

Douglas McCarthy

remarques

chronique

Styles
electro
ebm
new wave
Styles personnels
synth pop satanique (au sens laveyen)

J'ai eu raison de laisser reposer Kill Your Friends au lieu de me ruer sur une chronique. Il y a quelques mois après sa sortie, par ailleurs complètement zappée par mes soins, je l'avais trouvé un peu trop amateur pour l'anglais. Il n'en est rien : c'est juste que Douglas a enfin sorti son album de synth pop. Une synth pop certes "maison", mais iodée, adulte, dangereuse. Une synth-pop façon Soft Cell viril (encore qu'on doute toujours un peu du Nord indiqué par la boussole du moule-burne à ce brave Douggie en écoutant par exemple "Love In The Backroom", plus proche de Cruising que de 9 semaines 1/2), façon Depeche Mode sans cinématographie, mais aussi façon Psyche - du Psyche incarné par un mec au charisme nettement plus poivré que la gentille asperge humaine qui leur sert de chanteur mais du Psyche quand même. Une synth-pop de daron, vile et vitale, conçue avec des ordinateurs tournant probablement encore sous windows 95 par un vieux beau sadique des clubs underground. En fait, même si les instrus font parfois très contrefaçon logicielle en comparaison avec le son massif et porno immédiatemment reconnaissable du DJ lillois, on se pose quand même simplement cette question : Douglas avait-il vraiment besoin de Terence Fixmer pour nous sortir Into The Night ? Don't know what to say. Il n'avait en tout cas pas besoin de rempiler avec Nitzer Ebb, car il y a ici tout ce qu'il y a vocalement dans leurs meilleurs albums, concentré sous le filtre quadra. Calculateur, libidineux, sarcastique, provoquant, taulier de son genre... je parlerais pas de tessiture, mais on est en présence de son sommet d'incarnation. Un truc vraiment vicieusement addictif, limite auto-érotomane... "All Kinds Of Wrong", je dis que ça mes petits chatons... Rayon esthétique, on notera quelques touches bien house (c'est la moindre des choses, McCarthy n'a pas traversé les 90's sans aller en boîte de temps en temps). Et même un peu d'effets à la Tricky ("Evil Love"), même si sur papier ça peut sonner déplacé. Rayon concessions, on constatera le petit passage de pure EBM à l'ancienne ("Move On"), pas obligé, mais bon, c'est aussi un peu ça d'avoir de la tendresse pour la vieille garde. Pour le reste : on compte les tubes, un nouveau genre de dancefloor devra les accueillir... je propose une déco aux couleurs et formes de la pochette, têtes de bélier accrochées aux murs, alliages costard/bénouze cuir de rigueur et sex appeal trouble obligatoire à l'entrée. Merci, Douglas, du fond du blazer. Pour peu je te mettrais bien une petite claque affectueuse sur le cul, tiens, si j'avais pas peur d'un malentendu entre nous.

note       Publiée le dimanche 23 juin 2013

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allobroge › dimanche 4 mai 2014 - 19:50  message privé !

Nom de dieu je connaissais pas le nouveau Douglas. Merçi mon cher corbac pour ce rappel à l'ordre ( et tes chros qui sont toujours un régal à lire )

necromoonutopia666 › dimanche 23 juin 2013 - 11:47  message privé !

Vénéneux,gay, nocturne, toussa...

Note donnée au disque :