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Simple Minds › Once Upon A Time

cd | 8 titres | 40:12 min

  • 1 Once Upon A Time
  • 2 All The Things She Said
  • 3 Ghost Dancing
  • 4 Alive And Kicking
  • 5 Oh Jungleland
  • 6 I Wish You Were Here
  • 7 Sanctify Yourself
  • 8 Come A Long Way

enregistrement

Produit par Jimmy Iovine et Bob Clearmountain.

line up

John Giblin (basse), Jim Kerr (chant), Charlie Burchill (guitare), Michael MacNeil (piano, synthesiseur), Mel Gaynor (baterie, chant)

Musiciens additionnels : Robin Clark (chant), Carlos Alomar (choeurs), Michael Been (choeurs), Frank Simms & George Simms (choeurs), Sue Hadjopoulos (percussions),

chronique

Même si j'ai infiniment plus d'estime pour cet album que pour lui, je cite volontiers Christgau : "they say simple, I say empty". Vous vous souvenez du classique SF "Invasion of the Body Snatchers" ? Où des aliens-végétaux vidaient les corps humains pour les dupliquer et devenir des sosies sans âme ? Simple Minds ont vraissemblablement rencontré les leurs, à l'issue de Sparkle In The Rain. Mais l'enveloppe inhumaine est facilement percée à jour, et le regard vide ne trompera pas l'adolescent averti qui a frémi au son de New Gold Dream. Imposteurs, je vous vois ! Le fait est que ce qui a fait toute la différence pour Simple Minds en 84, c'est peut être au final une banale histoire de gonzesses. Ou de géographie. Ici on parle de délocalisation du lieu de production pour nos écossais, outr... je n'ose le dire... allez j'ose : outre-atlantique. Des européens bien établis dans leur fief, partis pour plaire aux U.S.A., dans tout hémicycle du bon goût ça doit fleurer le fiasco esthétique à plusieurs miles à la ronde. Et le drame arriva, bel et bien. Alors tant pis si je contredis le philosophe Michel Sardou, comme quoi s'ils existaient pas on serait tous en Germanie à saluer je ne sais qui... mais quels beaux salauds, ces ricains. Grossiers gens. Ils nous ont dénaturés nos écossais flamboyants, mis sous la cellophane du banal. Oh, ils étaient pas tout blancs d'innocence, les intéressés. Ils étaient intéressés. Alors certes, Kerr reste Kerr, la batterie tape encore sec, certes, des secondes brèves saisies au vol évoquent quelque vague beauté rock en lévitation (le début de "Alive & Kicking", "I Wish You Were Here" ou vaguement "Ghostdancing" qui semble n'être là que pour bouffer au râtelier de la bande à Bono), certes des refrains marquent un peu, et des réminiscences post-punk font par moment illusion... certes, il n'y a rien de fondamentalement honteux... mais tout ça n'a pas d'odeur sinon celle du papier bancaire. Trop contents d'avoir ce groupe rock FM passe-partout, assez classe, en fond sonore pour baisouiller leur dulcinée étudiante en dactylographie et fan de Toto, certains n'en sont encore pas revenus... même le Avalon de Roxy Music a réussi à éviter ce genre de carrière chez sa clientèle, à mon humble avis - pas si humble d'ailleurs, mais qu'importe au point où j'en suis. Pour vacciner cet affront au raffinement le plus élémentaire déguisé en baiser angélique mondial et communion des cœurs, une seule solution : réécouter ce qu'il s'est passé avant chez ce formidable groupe. Réécouter la grandeur, ne retenir que l'étoffe des héros en somme... et avoir l'élégance de préférer la beauté soul de Street Fighting Years à cette pantalonnade en jean propre. Once Upon A Time, ou comment dévitaliser une mystique a priori indestructible, en générant assez de pognon pour acheter l'océan qui les sépare de leur patrie... et le paquebot qui les y ramènera.

note       Publiée le mercredi 19 juin 2013

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stankey › jeudi 22 août 2013 - 08:19  message privé !

Ah je vois que l'on commence à pointer du doigt nos premiers 45 tours ! Et oui, nous avons effectivement l'excuse de la nostalgie, mais attention à ce petit jeu: la liste de disques achetés au supermarché du coin pouvait être longue et beaucoup moins glorieuse :D

Seijitsu › jeudi 22 août 2013 - 07:39  message privé !

Raaah tu m'en vois rassuré ! Un tube aussi frais qu'FM et que j'ai entendu des milliers de fois sans savoir qui c'était... Jusqu'il y a deux jours... Pas tout à fait d'accord avec sa place sur Sparkle. La prod du morceau est quand même plus lisse et beaucoup moins percutante que celle de leur album de new wave épique.

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Raven › jeudi 22 août 2013 - 02:50  message privé !
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culte! d'ailleurs j'aurais du en toucher un mot je croyais l'avoir fait dans une des chros....celle là je l'écoutais gamin sur une compile 80's (et y avait une chanson de The Mission avec laquelle je confondais fut un temps...)Mais je l'aurais limite plus vue sur Sparkle in the Rain... même si c'est objectivement aussi guimauve que la moyenne de OUAT (lol) ce refrain bien soul administré par Kerr c'est quand même la fessée au menthol

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Twilight › mercredi 21 août 2013 - 22:25  message privé !
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Je suis d'accord avec toi, Seijitsu. Je ne l'aimais pas plus que ça à l'époque mais son côté un peu racoleur et langoureux a fini par me séduire et il aurait pu figurer ici tant qu'à faire , effectivement.

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Seijitsu › mercredi 21 août 2013 - 21:59  message privé !

C'est quand même dommage qu'ils n'aient pas ajouté Don't You (Forget about Me)... D'ailleurs c'est quoi ton avis sur ce tube Raven ? Aussi fadasse que Once Upon A Time ou exception qui confirme la règle ? (fais gaffe à ce que tu vas dire...)

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