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Perge › Dyad Sessions

cd | 3 titres | 44:21 min

  • 1 Dyad 78-87-77 [ 17:57]
  • 2 Falknis (Version Reve) [ 9:11]
  • 3 Madrisahorn [ 17:13]

line up

Matthew Stringer (Synthétiseurs, piano & guitare) Getty (Sequentix Cirklon Sequencer, Sequentix P3 Sequencer et synthés)

remarques

Pour plus d'info sur Perge on visite la page Facebook du duo Anglais: https://www.facebook.com/pergemusic

chronique

L'univers des séquences vives qui virevoltent en tous sens (on se souvient de Encore?) et tissent des structures rythmiques insoupçonnables m'a toujours fasciné et c'est sans doute la principale raison qui explique mon envoûtement pour la musique de Perge. Vrai que le duo Anglais fait plus que s'inspirer des œuvres de Tangerine Dream; il marche carrément sur les pas de cette inspiration comme en témoigne son excellent Dyad. Et vous avez aimez? Il y en a d'autres. “Dyad Sessions” présente deux titres inédits, ainsi qu'une version allongée d'une intro morphique de Falknis, qui respirent de cette énergie, de cette électricité éclectique qui émanait de cet étonnant concert perdu dans la galaxie électronique. Un concert qui a soulevé autant de passion que d'enthousiasme chez les fans du Dream et maintenant chez les fans de Perge. Un vocodeur récite une oraison robotique alors que les réverbérations torsadées d'un synthé allument les ambiances psychotroniques de "Dyad 78-87-77". L'intro est morphique et nourrie de ces réverbérations qui libèrent des lignes de synthé plus mélodiques. Des lignes pluri-soniques qui chantonnent et soufflent leurs harmonies tant lyriques, avec des tonalités de flûtes brumeuses, qu'obscures avec des exhalaisons glauques. Absent, le rythme respire de fines pulsations jusqu'à l'arrivée de frétillantes séquences qui palpitent nerveusement, entraînant "Dyad 78-87-77" dans une cascatelle rythmique qui monte et descend furieusement comme dans Cherokee Lane. Moulé des ions sauteurs et des harmonies de ce classique nichant sur Encore, "Dyad 78-87-77" pourrait fort bien être une réinterprétation de ce titre joué dans une autre galaxie par les doubles de Tangerine Dream qui vivotent dans un univers parallèle. N'était-ce pas l'esprit de Dyad? À ce niveau on ne peut être plus près de cette réalité ambigüe. "Madrisahorn" nous amène dans des frontières que Tangerine Dream déviergeait dans White Eagle. L'intro brille des éclats martelés dans Mojave Plan qui résonnent dans des souffles de tôles mourantes. La corrélation avec les œuvres du Dream rejaillit encore plus avec ces séquences qui sautillent frénétiquement sous les délicates harmonies d'un synthé et des ses accords scintillant dans de la brume bleue. Le bouillonnement des séquences moule un tempo stationnaire qui est bercé par ces nappes métallisées d'un synthé qui conduit "Madrisahorn" dans une phase ambiosphérique où tout vit en suspension et que le rythme torture ces ambiances qui finissent par le dompter. C'est dans une narration et dans des couches de synthé aux arômes très Vangelesques que se termine ce mini LP (? Pas pire pour 45 minutes) de Perge qui confirme son intention de continuer à débroussailler toute les expériences que Tangerine Dream à caché dans ses terres électroniques.

note       Publiée le lundi 27 mai 2013

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