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MoonSatellite › Low Life

cd | 7 titres | 65:09 min

  • 1 Low Life Ouverture [ 5:06]
  • 2 Low Life Part I [ 9:20]
  • 3 Low Life Part II [ 12:56]
  • 4 Low Life Part III [ 7:53]
  • 5 Low Life Part IV [ 7:23]
  • 6 Low Life Part V [ 12:15]
  • 7 Low Life Part VI [ 10:17]

enregistrement

Enregistré, produit et mixé par MoonSatellite au Magnetic Studio 2.0 pour Volutes Production

line up

MoonSatellite (Synthétiseurs, claviers et programmations des rythmes par Alesis Andromeda A6, Moog Minimoog Voyager, Moog Taurus III, Roland SH 201, Korg R3, Korg Triton Le, Akai MPC 5000, Roland MC 808 et Yamaha RM1X, Moog MoogerFooger MF 108M Cluster Flux, Electro Harmonix Deluxe Electric Mistress - Small Stone - Stereo Polyphase - Flanger Hoax Polychorus - Deluxe Memory Boy - Stereo Memory Man with Hazarai - Cathedral Stereo Reverb)

remarques

Voici un site web qui va vous faire découvrir la musique de MoonSatellite et Low Life: http://moonsatellite.volutes-abstruses.com/low_life/low_life.html

chronique

Styles
ambient
musique électronique
Styles personnels
french school

L'infini! Les horizons musicaux des synthés ainsi que leurs mélodies et orchestrations convergent vers l'infini. Faut entendre toute la richesse cosmique et symphonique de “Low Life” pour comprendre. Les rythmes électroniques. Les séquences houleuses et entrecroisées qui pilonnent et martèlent des rythmes autant symétriques qu'asymétriques sont le portail de l'infini. Et “Low Life” le démontre amplement. Quel album! “Low Life” c'est 65 minutes de MÉ intense où les effluves de Jean Michel Jarre, notamment de Chronologie, flottent sur des rythmes et ambiances incroyablement nourris d'une puissante faune électronique aussi multicolore que multi sonique. Voilà un étonnant voyage au cœur de la bête au cent fils et boutons. La mise en scène est assez éclectique avec des sonorités qui résonnent, s'entrechoquent et bougonnent sur des épaves de percussions d'où s'élève une belle nappe cathédralesque qui amène le fardeau très émotionnel de "Low Life Ouverture" dans des sphères cosmiques qui rappellent les tonalités du Serge Modular dans Chronos de Michael Stearns. Les écumes de Jarre foisonnent sur cette introduction enveloppée d'un poignant voile émouvant alors que des bulles d'eau oxygénées font le lien avec les séquences sphéroïdales et les pulsations échoïques de "Low Life Part I". S'ensuit un enchevêtrement de lignes de séquences qui sautillent et palpitent, un peu comme des dizaines d'explosions sous-marines, dans un magma rythmique stationnaire. De sombres lignes de synthé balaient ce rythme plus implosif que fougueux avec des souffles mélancoliques qui peu à peu deviennent suavement musicales. Entachées d'une approche apocalyptique et philarmonique, ces lignes de synthés roucoulent avec intensité comme des ombres d'énergie musicale dans un environnement devenu encore plus cosmique, amenant "Low Life Part I" dans une très belle finale ambiosphérique. "Low Life Part II" est un petit bijou de tendresse et de nostalgie. Les touches de séquences qui se lovent dans leurs échos pour sautiller comme dans des vases prismiques inondent une intro parfumée d'une splendide approche mélancolique. On entend leurs respires organiques résonner sous un épais manteau de voix éthérées qui libèrent des chants séraphiques dont les tons d'abandon méditatif coulent sur le dos des larges vagues de synthé qui ondulent oisivement. Ces séquences foulent l'univers des bruits cosmiques vers la mi-temps. Subdivisant leurs ions, elles forgent un rythme tissé de doubles, de boucles et d'échos pour dévier la course onirique de "Low Life Part II" vers un rythme harmonique oscillatoire qui roucoule en boucles et qui s'arrime à des percussions soutenues, plongeant le titre dans une bonne phase rythmique dont les oscillations épousent la versatilité qui se rebiffe dans un lourd décor à la fois lunaire et astral. Et putain que ces voix sont pénétrantes! "Low Life Part III" est le summum de “Low Life”. Les pulsations qui décrivent les battements cardiaques d'un essoufflé qui reprend son souffle nous amène tout de go à ces lignes de séquences et synthé qui marivaudent en symbiose, tissant les structures d’un magnifique mid-tempo qui danse dans un féérique univers électronique. Les souffles de synthé sont des toiles de soie qui caressent le butin de notre ouïe alors que des harmonies secondaires prolifèrent tout au long de ce rythme doux qui traverse une phase plus ambiosphérique à partir de la 4ième minute. Le mouvement des séquences égrènent ses pensées rythmiques en de belles vaguelettes qui bercent un néant tapissé de voix interstellaires et de larmes de synthé sanglotantes. Ces séquences, devenues de plus en plus faiblardes, se dandinent avec innocence sous les souffles flûtés qui ornent l'ouverture de "Low Life Part IV", un beau titre ambiant, toujours très poignant, avec des éclats de notes sombres et des voix séraphiques qui se perdent dans de discrètes orchestrations. Et plus on avance et plus nous sommes stupéfaits par l'évolution de ce petit chef d'œuvre qu'est “Low Life”. "Low Life Part V" s'enfuit de cette emprise ambiosphérique avec une intro bouillonnante de tonalités diversifiées. Des bulles d’eau, des gargouillis cosmiques, des trains étoilés, des souffles apocalyptiques, des lamentations et des crissements mélodieux nourrissent une intro qui entend défilé un train de séquences rotatives. C'est dense, intense et immobile, mais ça s'active. Des séquences tournoient avec une vélocité contrôlée un peu après la 4ième minute, dessinant un rythme qui se déplace avec lenteur dans les cordes des chœurs astraux et des bruits d'un cosmos encore vierge. Le bouillon est intense et attend l'attaque des cymbales volatiles avant d'imploser avec un maillage des pulsations d'un bass-drum, des séquences limpides qui pilonnent sans arrêt et des percussions qui tranchent pour un space rock allégorique inondé d'une toile électronique qui peine à illustrer des solos qui se font discrets dans cette opaque toile cosmique. "Low Life Part VI" conclut avec un lent mouvement où les vagues de synthé pleurent autant qu'elles roucoulent avec leurs formes ondulatoires, rappelant cette finale que Thierry Fervant dressait sur le chemin de nos oreilles dans Univers. Les souffles sont d'agonie, alors que les délicates pulsations d'une ligne de basse introduit des larmes de verres qui scintillent comme les reflets des étoiles dans une finale qui étire son immortalité vers une tempête électro cosmique où tout tournoie dans une spirale hypnotique qui peu à peu se meurt dans l'infini. Véritable festin sonore imprégné d'une intense approche onirique, parfois cinématographique et même symphonique, “Low Life” est un véritable monument de MÉ enchanteresse. MoonSatellite étonne par son audace en frayant là où son mentor spirituel a toujours refusé d'aller. Soit dans des sphères progressives où les rythmes et mélodies se détachent pour embrasser les limites d'un lourd et sombre voyage psychédélicosmique dans les terres de l'inconnu. C'est un album intense, puissant qui n'a pas peur de ses remous ni de son audace. Brillant!

note       Publiée le vendredi 17 mai 2013

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