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Mario Marinoni › Human experiments

cd • 13 titres

  • 1Allucinazioni sonore
  • 2Bologna 2 agosto 1980
  • 3Confessioni di un suicidio
  • 4Confuso
  • 5Human expriments
  • 6Kreuzberg
  • 7L'alba di un venerdi 17
  • 8Last train
  • 9Monastero
  • 10O-Zone
  • 11Perturbazioni
  • 12Sad and useless
  • 13Una sensazione di obscurita

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line up

Mario Marinoni (musique, production)

remarques

chronique

Styles
dark ambient
electro
indus
post rock
Styles personnels
musique pour film imaginaire

La scène italienne fourmille d'expérimentateurs sonores talentueux, il suffit d'évoquer Maurizio Bianchi, Atrax Morgue, Mathausen Orchestra, Sigillum S ou encore Bruno Cossano. Mario Marinoni ne partage pas cette ligne extrême; lui s'inscrit dans une démarche que l'on pourrait qualifier de cinématographique tant les morceaux de 'Human experiments' sonnent comme des bandes originales de films. Nocturnes, ses pièces évoquent des climats tantôt angoissants ('Allucinazioni'), parfois tendus ('Bologna 2 agosto 1980'), spatiaux mêmes ('O-zone' entre new wave et musique électronique à la Jean-Michel jarre). On sent la culture d'un musicien familier aussi bien avec le post punk que l'industriel et même le rock, la techno, se servant de toutes ces influences pour créer ses paysages sonores. Les trois premières pièces sont longues, sombres, pesantes, glissant du dark ambient de 'Allucinazioni' à une forme de post rock funèbre et torturé ('Confessioni di un suicido', particulièrement prenant) et le court 'Confuso' plus clair dans ses sonorités électroniques parait marquer une pause. En effet, si 'Human expriments' repart dans une perspective expérimentale, l'ambiance est moins plombée. 'Kreuzberg' change de ton en s'attaquant au territoire de compositeurs comme Giorgio Moroder ou Claudio Simonetti. Les nappes planantes de 'L'alba di un venerdi 17' rappellent même Tangerine Dream avec des structures plus lumineuses et contemplatives. 'Monastero' avec ses rythmiques technoïdes apparait dès lors comme un cheveu dans la soupe, brisant l'état de transe dans laquelle l'auditeur avait pu se plonger, ce qui est regrettable. Il faudra attendre un titre plus acoustique, 'Perturbazioni', pour reprendre pied avant de replonger dans la noirceur de 'Sad and useless' et 'Una senzione di oscurita', le premier dans une veine plutôt industrielle électronique, le second, très glauque, m'évoquant volontiers CCC CNC NCN. Voilà le problème de cet album, assez difficile à s'envoyer d'une traite vu sa longueur; malgré les évidentes qualités d'écriture et d'arrangements de son géniteur, il reste trop éclaté dans ses ambiances, manque de cohérence. On le perçoit davantage comme une compilation d'essais divers que comme un tout. Peut-être était-ce là le sens de la démarche ? L'autre option est de l'écouter comme la B.O. d'un film et de s'en créer les images. Vu le pouvoir évocateur de la musique, l'auditeur aura matière à libérer son imagination. 3,5/6

note       Publiée le dimanche 12 mai 2013

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