Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesAAttrition › Smiling at the Hypogonder Club

Attrition › Smiling at the Hypogonder Club

  • 2012 • Projekt Projekt: Archive 4 • 1 CD

cd • 12 titres

  • 1Look out ! Hedonist
  • 2The game is up
  • 3Feel the backlash
  • 4Mind drop
  • 5Pendulum turns
  • 6Fusillade part 1
  • 7Fusillade part2
  • 8Hallucinator
  • 9My eyes
  • 10Fate is smiling
  • 11Shrinkwrap
  • 12Fusillade part 3

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Vous devez être membre pour les télécharger : devenez membre.

enregistrement

Berry Farm, Sussex, Angleterre, 1985

line up

Martin Bowes, Alex Novak, Marianne, Ash, Pete Morris, Csawza Cinema

remarques

Les titres 11 et 12 sont des bonus

chronique

Ca en fera toujours un de chroniqué sur le site...Non pas que j'aie quoi que ce soit contre Attrition, bien au contraire, mais malgré leur intégrité je n'ai jamais croché plus que cela à leur albums. Il m'en reste un, spécial à mes yeux, peut-être parce qu'il m'a fallu près de deux ans et une cassette prêtée par hasard pour découvrir que ces deux titres enregistrés à la radio ('Mind drop', 'Pendulum turns') avaient été écrits par une groupe du nom de Attrition et qu'ils étaient extraits de 'Smiling at the Hypogonder Club'. Je vais donc en parler (d'autant que, comme beaucoup d'autres, il a depuis été réédité) mais en one shot. Ne me demandez pas d'éléments biographiques, je n'en connais aucun, je sais juste qu'il s'agit du deuxième essai de ce projet atypique mené par un certain Martin Bowes. Pourquoi ce disque ? Son ambiance. Pourquoi ? Les voix, c'est le premier élément; le chant féminin sans cesse au second plan dégage quelque chose de réellement spectral en soutien du timbre de Bowes que l'on décrira comme s'inscrivant dans la lignée des Front 24, Neon Judgement, Cassandra Complex, Fad Gadget et consorts. La technique de composition n'est d'ailleurs pas si fondamentalement éloignée des formations mentionnées: usage intensif d'éléments électroniques, rythmes volontiers dansants, atmosphères froides, voir sombres ('Mind drop')...Inutile de nier que ce disque est marqué dans sa production par les années 80 avec slaps de basse, certaines sonorités de claviers, tics de programmation, mais leur usage relativement atypique et le goût du bidouillage couplé à un bon sens de la mélodie ont permis à cet album de plutôt bien vieillir, à mon sens du moins. Les pièces rythmées dégagent vraiment quelque chose ('Pendulum turns', 'Fusillade 2', Mind drop'...) et les passages plus atmosphériques sont heureusement peu nombreux et suffisamment sombres ou hantés pour s'insérer à merveille dans le processus global de cet opus. De ce point de vue, la pochette me paraît résumer assez bien l'ensemble, un aspect doux, légèrement angoissant (le velours rouge), la femme en tunique blanche pour le côté fantomatique ou du moins surnaturel et la montre symbolisant le temps, un temps ici aboli car les sons modernes pour l'époque se heurtent à une esthétique belle époque mais version science-fiction. Ubik musical ? Je vais cesser ici la branlette littéraire, 'Smiling at the Hypogonder club' parvient à se montrer audacieux sans être trop expérimental, synthétique sans être froid grâce à l'apport des instruments acoustiques comme la guitare ou le saxophone qui permettent aux chansons de conserver une touche organique et émotionnelle. Le reste, comme je l'ai déjà écrit, ce sont les voix qui l'assurent. J'ignore si je vous aurai convaincu mais ma tendresse pour cette galette n'a pas flanché, plus de vingt ans après, sans compter que cette réédition offre deux bonus efficaces.

note       Publiée le mercredi 17 avril 2013

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Smiling at the Hypogonder Club".

notes

Note moyenne        1 vote

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Smiling at the Hypogonder Club".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Smiling at the Hypogonder Club".

Klarinetthor › mardi 27 mai 2014 - 17:15  message privé !

merci du rappel novy, je pense m'enfiler la compil VOD pour debuter

novy_9 › mardi 27 mai 2014 - 16:59  message privé !

Etant à fond dans Attrition ces derniers temps, je ne peux que conseiller ce groupe cult un peu boudé .. Je viens de me réécouter "Action & Reaction" qui date de 1983 ce disque n'a rien à envier aux meilleurs K7 expérimentales de Clock Dva ou des Cabs, Saxo et basse triturées, chant féminin de toute beauté, de l'industriel du vrai de la grande époque ! "The Attrition Of Reason" ou "In The Realm Of The Hungry Ghosts" donne dans une New Wave glauque et expérimental touchant à tout et toujours avec perfection. "Death House" de 1982 donne dans le dark ambient minimaliste ! Si la scène industrielle 80ies compte à vos yeux vous ne pouvez passer à coté de cette formation iconoclaste !!

Note donnée au disque :       
novy_9 › samedi 20 avril 2013 - 17:19  message privé !

mah oui, dualité voix féminine/masculine, plusieurs chanteuses sont passées selon les années. Des débuts entre indus et new wave, une passion pour l'electro et la musique classique ect ... je les raproche vraiment l'un de l'autre, sans le coté visuel et la thématique fétichiste biensur. D'ailleur ils ont fait des remix pour un mcd de Die Form :)

Note donnée au disque :       
Twilight › vendredi 19 avril 2013 - 17:42  message privé !
avatar

Ce sont plutôt les débuts cold wave qui vont me brancher, merci du tuyau. Je trouve aussi qu'il y a quelque chose de Die Form dans la démarche parfois, je suis heureux de voir que je ne suis pas le seul à le penser.

novy_9 › vendredi 19 avril 2013 - 13:05  message privé !

ahh enfin Attrition ici !! merci !!! c'est un groupe qui je pense n'est pas facile d'accès, beaucoup d'albums, 30 ans d'existence, différentes périodes, mais une réelle continuité dans leur carriére. Je te conseil fortement "The Attrition Of Reason" ou "Something Stirs" les débuts, encore plus froid et pleins d'émotions, plus coldwave qu'electro. Ou "Etude" albums neo classique dès plus noir. Il me semble que pas mal de travaux d'Attrition sont a rapprochés de ceux de Die Form (dans l'esprit).

Note donnée au disque :