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Eyvind Kang › The story of Iceland

  • 2000 • Tzadik TZ 7059 • 1 CD

cd • 7 titres • 43:02 min

  • The Story of Iceland
  • 1Circle of fair karma - Part 101:45
  • 2Circle of fair karma - Part 215:07
  • 3Sweetness of candy03:06
  • 4Hour of fair karma - Part 104:31
  • 5Hour of fair karma - Part 206:07
  • 610:1010:10
  • 7Ayanamsha02:20

line up

Bill Frisell (guitare), Eyvind Kang (chant, tuba, violon, euphonium, percussions, flûte, oud, erhu, guitares, basse), Evan Schiller (percussions, samples, marimba), Leslie Dalaba (trompette), Phil White (cornemuse), Bar McKinnon (flûte), Jessica Lurie (flûte), Keith Lowe (basse), Courtney Agguire (chant), Evan Schiller (percussions, samples, marimba), Kala Ramnath (violon), Timothy Young (guitare, chant), Tucker Martine (batterie), Leila Clarke (flûte, chant), Loss Angela (chant), Paul Moore (cymbales), Nancy Scranton (gamelan)

remarques

chronique

Styles
folk
musique classique
contemporain
pop
Styles personnels
aérien

Cette histoire de l'Islande, ça fait une dizaine d'années que je l'ai, et pourtant, je n'en avais jamais parlé jusque là. Voilà en tout cas un disque qui devrait intéresser au plus haut point notre chroniqueur spécialiste de l'île européenne. Sans être aussi passionné que notre cher Twilight, il faut bien avouer que ce pays est fascinant, tout seul ou presque, perdu tout en haut de l'océan Atlantique, peuplé de descendants viking ayant fui le continent il y a un peu plus d'un millier d'années. Et voilà que le violoniste un peu taré Eyvind Kang nous sort un album dont les 2/3 sont consacrés à l'Islande. Et autant être clair, le résultat est superbe, on s'y croirait presque. Les 5 premiers titres correspondent au plat de résistance de l'album, sur un peu plus d'une demi-heure auquel ont été ajouté deux autres morceaux. Sur ces 5 premiers morceaux, l'ambiance est très aérée, on sent le vent souffler tout au long de cette pièce, avec l'utilisation quai-permanente d'instruments à vent. Ça commence par une mise en bouche répétitive et inquiétante, annonçant une suite sombre. Le deuxième morceau, en fait le suite logique de l'intro, représente la thème principal de cette pièce, à savoir une longue complainte pour tubas et trompettes, toujours répétitive et entraînante avec une montée inexorable, toujours sur le même tempo. L'ajout de cornemuse apporte une pincée de folk musique nordique (l'Ecosse n'est finalement pas si éloignée que cela...), mais toujours dans un style globale calme et posé. On sent un grand respect et une grande fierté générale se dégager de cette pièce, un belle hommage à cette terre éloignée. Les 3 derniers morceaux de cette pièce sont plus courts et sont encore plus minimalistes donnant la part belle au violon d'Eyvind ainsi qu'à diverses expérimentations sonores aériennes (dont certaines percussions vraiment très sympas) dans des complaintes lancinantes avec quelques influences indiennes sur cette partie. Il ne faut pas oublier que Kang a composé cette pièce alors qu'il était en Inde. Ce n'est pas ce que je préfère de cette pièce, mais ça reste très sympa. Après cette histoire de l'Islande, nous avons droit à un morceau absolument sensationnel ! "10:10" est un titre qui dure effectivement 10 minutes et dix secondes, de pure pop music version Kang ! C'est-à-dire qu'on a droit à un riff pop/rock, un seul, avec un refrain chanté (le seul chant présent sur l'album) qui tournent en boucle sur les 10 minutes du titre. Mais l'intérêt ici, c'est la montée en puissance tout au long du morceau avec l'ajout progressif de divers et instruments (guitares, flûtes, cymbales, chanteurs/chanteuses différents...) et surtout le triturage sonore quasi-permanent de l'ami Kang, notamment une distorsion de guitare totalement maîtrisée. Et le résultat est juste jouissif et ultra-prenant. C'est un peu comme quand vous avez un rythme en tête et que vous n'arrivez pas à vous le faire sortir et qu'en même temps, ce rythme et cette phrase musicale, vous la bougiez dans tous les sens avec différents styles, différentes ambiances. Et bien voilà, "10:10", c'est ça et c'est génial, intense et prenant ! Il s'agit véritablement du titre que j'aime le plus de cet album. Enfin, l'album se clôt avec 2 petites minutes de percussions asiatiques, des sortes de xylophones peu agressifs. Le résultat rappelle quelques passages de "Hour of fair karma" de la "Story of Iceland". Une sorte de conclusion bienvenue à un album complètement maîtrisé et convaincant. Une très belle histoire de l'Islande, une invitation au voyage.

note       Publiée le dimanche 14 avril 2013

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notes

Note moyenne        2 votes

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Moonloop › lundi 15 avril 2013 - 16:04  message privé !

Oui, un disque plutôt sympa. Mais contrairement à toi, je n’ai jamais pu entrer dans la pièce 10:10; elle me fatigue assez rapidement en fait... “Ayanamsha” est un Gamelan passé sous quelques effets pas très utiles à mon avis ...

Quant à la pièce "The Story of Iceland", je partage ton enthousiasme. J’en reviens surtout à “Sweetness Of Candy” qui succède à la seconde partie brumeuse de “Circle Of Fair Karma Part 2”... Il y a une sorte de métissage en effet, réussi et sensible. Le discours est très expressif et témoigne sans doute d'un peu plus de personnalité. Le violon se démène langoureusement, presque éploré ou en constante interrogation face à, pourquoi pas, “l’océan des airs”, cher à Novalis. Et, en sous-jacence, il y a ce doux crescendo voire cette ascension spirituelle (si l’expression n’est pas en elle-même un pléonasme), puisque le propos semble s’y contenir. Le thème récurrent vient onduler sous la coque du navire, et le laisse glisser vers l’Islande, qui se dévoile peu à peu; qui apparait peut-être comme l’ultime échappatoire, ou la terre promise... Vient ensuite l’heure angoissée des premiers pas sur la terre, et l’histoire se répète...

Ah, ça me fait penser au disque apocalyptique de Dioneo, Edda... , que je n’ai toujours pas écouté d’ailleurs...

Note donnée au disque :       
(N°6) › dimanche 14 avril 2013 - 18:27  message privé !
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Virginal Co Ordinates est magnifique en tout cas.

Nicko › dimanche 14 avril 2013 - 17:57  message privé !
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Enfin, j'en ai un autre de Kang, "Athlantis", et là, je reste beaucoup plus réservé. Donc faut quand même faire gaffe à celui que tu choisis... ;-)

Note donnée au disque :       
(N°6) › dimanche 14 avril 2013 - 17:32  message privé !
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Et moi ça fait dix ans que je me dis que je devrais écouter plus d'Eyvind Kang, à commencer par celui-là. Ta chro va précipiter le truc je pense.:)