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Iggy Pop › Blah blah blah

  • 1986 - A&M, 395 145-2 (1 cd)

cd | 10 titres

  • 1 Real wild child
  • 2 Baby it can't fall
  • 3 Shades
  • 4 Fire girl
  • 5 Isolation
  • 6 Cry for love
  • 7 Blah blah blah
  • 8 Hide away
  • 9 Winners and losers
  • 10 Little Miss Emperor

extraits vidéo

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enregistrement

Mountain Studios, Montreux, Suisse. Produit par David Bowie et David Richards

line up

Kevin Armstrong (guitares, chœurs), Erdal Kizilcay (batterie, basse, synhté, arrangements de cordes, chœurs), Iggy Pop (chant, chœurs)

Musiciens additionnels : Steve Jones (solo de guitare sur 'Cry for love)

chronique

Styles
pop

Parler de 'Blah blah blah' pour en dire du bien équivaut à s'exposer à une volée de bois vert, ce qui est en partie compréhensible. Il est bien connu que le fan attend de son idole qu'elle se conforme à ses désirs musicaux, ses fantasmes et se soucie assez peu finalement des états d'âme du géniteur. En cette année 86, Iggy qui peine décidément à se forger une identité, gêné en cela par son statut d'icône au sein de la scène punk qui raffole des Stooges et peine à pardonner les errances synthétiques de son héros, est à nouveau en perte de vitesse et tout naturellement se tourne vers son comparse et sauveur David Bowie. Mais voilà, nous sommes au milieu des 80's, le nadir de la carrière de Mr Jones, et cette collaboration, autrefois si fructueuse pour les perles que sont 'The Idiot' et 'Lust for life', s'avèrera nettement plus boiteuse. Musicalement. Car en terme de succès, rien à dire, pour la première fois, Iggy reçoit une véritable reconnaissance commerciale ce qui lui fit un bien énorme en terme de moral et d'énergie. Fini pour un temps le look rebelle, les fans de la première heure s'étonneront de cet Iguane en simple t-shirt et jeans sur la pochette. Effectivement, celui qui cherche du rock va être dupé par l'excellent 'Real wild child' qui ouvre le disque. OK, ce n'est pas le meilleur titre de l'Américain mais il est efficace, dansant et suffisamment électrique pour contenter les grognons. Autant glisser vers l'autre réussite, 'Cry for love', certes assez calibré 80's dans sa production mais version compliment: il a pour lui le timbre grave du chanteur, quelques guitares bien placées (dont un solo par Steve Jones) et des synthés mélancoliques même si frisant le kitsch. Presque tout le monde est d'accord quant à la qualité ou du moins le potentiel de ces deux chansons. C'est pour le reste que c'est plus chaud. Il est clair que pour les rockers, c'est grillé, inutile d'acheter ce disque. Pour les fans de new wave et de pop, c'est encore jouable mais en faisant un effort malgré tout parce qu'il faut reconnaître que cette production est un sacré obstacle au bon goût. Débutons par ce qui peut être sauvé. Il faut déjà reconnaître à Iggy une excellente performance vocale même si elle ne suffit pas à sauver les meubles mais elle aide du moins à avaler la pilule dans certains cas, par exemple sur 'Shades', honnête pièce de pop synthétique très (trop) influencée par Bowie. Plus difficile à défendre 'Fire girl' qui est plutôt correcte en termes de mélodie mais bouffée par de vilains synthés tout moches. 'Isolation' me plaît davantage car l'aspect électronique est utilisé dans une perspective plus froide même si on est très loin du génie de 'Lust for life' et de 'The Idiot'. C'est assez peu personnel, trop marqué de l'ombre du Bowie des années 80 mais ne soyons pas trop vache. Au pilori par contre, l'infect 'Blah blah blah' aussi profond que son intitulé, une véritable daube fadasse truffée de sons ultra cheap, de slaps infects, une sorte de bubble rock pour boums d'ados boutonneux (et que des dires des choeurs ? A vomir ?). Si 'Hide away' et 'Winners and losers' remontent la balance d'un cran (pas difficile), rien de très excitant non plus, surtout qu'une fois encore l'influence de Bowie étouffe totalement l'identité de Iggy Pop. A tel point que pour qui connaît les disques de l'Anglais à cette période, on a l'impression qu'il s'est écrit un album pour le faire ensuite chanter par son pote l'Iguane. Pour clore les hostilités, 'Little Miss Emperor' que l'on devine un poil plus torturé mais qui une fois encore est gâché par la production même si de manière moins terrifiante que d'autres pièces. Je persiste cependant à croire que ce disque était nécessaire dans la carrière de Iggy Pop bien qu'il ait tous les attributs du faux pas impardonnable; mauvais mais pas totalement raté, je pense qu'il a donné à ce dernier le coup de confiance dont il avait besoin et qui lui permettra de prouver par la suite qu'il était loin d'avoir dit son dernier mot en matière de rock. Ca n'excuse pas tout non plus surtout que le potentiel était là.

note       Publiée le lundi 1 avril 2013

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Twilight › lundi 1 avril 2013 - 21:19  message privé !
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Bien vu

Solvant › lundi 1 avril 2013 - 20:57  message privé !

Les synthés mélancoliques de "Cry for love" du Bowien Erdal Kizilcay sont très Cure (Lovesong, How beautiful you are..) je trouve.

Note donnée au disque :       
kranakov › lundi 1 avril 2013 - 11:36  message privé !

Mince ! même la tournée de 1986 était pérave : à l'époque Iggy jouait les 9/10 de l'album - délaissant le pas-pire-que-les-autres "Little Miss Emperor" - reprenait quelques hymnes stoogiens arrangés AOR (imaginez "I Got A Right", "Gimme Danger", "TV Eye", "Down On The Street" et "Raw Power" repris par TOTO) et se promenait sans complexe à travers "THE IDIOT" et "LUST FOR LIFE"...

Heureusement, James n'avait pas tous les soirs perdu toute sa tête, car au milieu de ces mièvreries oubliées, il se fendait d'un "Five Foot One" du meilleur tonneau... Ce qui me fait dire que "NEW VALUES" ne déparerait pas sur G.O.D.

Note donnée au disque :