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Circle Takes The Square › Decompositions​:​Volume Number One

cd • 9 titres

  • 1Enter By the Narrow Gates
  • 2Spirit Narrative
  • 3Way Of Ever-Branching Paths
  • 4The Ancestral Other Side
  • 5Prefaced By The Signal Fires
  • 6A Closing Chapter (Scarlet Rising)
  • 7Singing Vengeance Into Being
  • 8Arrowhead As Epilogue
  • 9North Star, Inverted

line up

Drew Speziale (guitars, vocals), Kathy Stubelek (bass, vocals), David Rabitor (guitars, backing vocals), Caleb Collins (drums, percussion, samplers)

remarques

L'album est disponible en numérique sur le bandcamp du groupe au prix que vous voulez. De 0 à ... euros. http://ctts.bandcamp.com/

chronique

Dix ans c'est un peu long. Je ne me rappelle même plus comment je m'appelais à l'époque. Je crois que CTTS non plus, ne se souvient plus. Dix ans. Va savoir ce qu'il s'est passé. Trop obsessionnel ? L'impossibilité de conclure ? La flemme ? Autre chose ? Allez savoir. Ce qu'on sait, néanmoins, c'est que le groupe a capitalisé comme nul autre le marketing goodies à son niveau quasi conceptuel. Aucun groupe avant CTTS n'avait à ce point vécu sur la seule vente de t-shirts, mugs, chaussettes, lampe torche, patchs, stickers, bouteille en plastique, et kit de camping – je n'en ai inventé aucun – après seulement un seul album ! Chez les otakus on appelle ça le fan service. Bienvenu dans le capitalisme 2.0. Alors, forcément, on l'attendait pas vraiment ce second album, malgré tout l'amour qu'on peut porter pour le premier, qui continue à tourner régulièrement ici. On en a eu un avant goût, un an auparavant, un EP. Entre nous, j'ai même pas testé, sachant que ce EP serait sur l'album. Si j'avais su qu'un an allait les séparer ! Le premier constat (enfin!) c'est qu'il s'est pas passé grand chose, durant toutes ces années. La production est globalement la même (on évite le Balloucore, c'est déjà ça), et la musique... comment vous dire. Au début j'ai été déçu. Je m'attendais à rien, et je n'ai pas eu grand chose. Ça se démarque pas vraiment du précédent, à part que tout est plus lent, plus lourd, plus subtil. CTTS fait du post-CTTS, quoi. Postmodernisme 2.0. Je l'ai très peu écouté. Et puis, il est revenu, sans vraiment que je sache comment. Il est revenu dans ma tête, directement. Sans en passer par le disque ! Bizarre, d'ailleurs. J'avais donc la mélodie qui traînait dans mon lit avant de me coucher, et après de multiples recherches (je sais que ça vous arrive aussi, ça : « putain mais ça vient d'où, ce gnagna gnagna ? »), c'était CTTS. Imprimé malgré moi dans mon inconscient. Libéralisme 2.0 ? Quoiqu'il en soit, il fallait bien que je me rendre à l'évidence : malgré l’écueil des sons cristallins, des choeurs polyphoniques et des dérives chaotiques périmées depuis dix ans (tiens donc!), ce disque est... efficace. Il remplit son office : la mélodie facile, mais imparable. De prog le groupe est devenu pop. Une fois accepté cet état de fait, on accepte les facilités, les ficelles grosses comme la mère de Dariev, les structures bateaux comme une phrase de Nicko, les petits cris féminins comme lorsque je prive VL de son honneur. À ce titre, Decomposition est vraiment un album gutsien : il est gay, de mauvaise foi, souvent incohérent, contradictoire, neuneu qui se la raconte, naïf et trop gentil ; mais c'est aussi pour ça qu'on vous aime. Il était perdu d'avance, bien sûr. Ça mérite bien un quatre, pour la beauté du geste.

note       Publiée le jeudi 21 mars 2013

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saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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C'est non plus, oui. Ça m'apprendra à écrire la chronique pendant que je rentre les infos, en mode poky

sourdicus Envoyez un message privé àsourdicus

L'album se laisse doucement écouter, rien de bien neuf sous le soleil mais ils ont le mérite de développer un univers singulier. Les goodies, j'vois ça comme une parodie des produits dérivés justement. Par contre, en live, c'est la Bérézina. Et c'est "non plus", non? (2eme ligne).