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Shackleton › Fabric 55

  • 2010 • Fabric fabric 109 • 1 CD digipack

cd • 22 titres • 74:26 min

  • 1Come Up
  • 2Moon Over Joseph's Burial
  • 3Hypno Angel
  • 4Visontele
  • 5Interlude: Blood Rhythm With Wishy Drones
  • 6Operatic Waves
  • 7Closeness To Nature
  • 8Negative Thoughts
  • 9Death Is Not Final (feat. Vengeance Tenfold)
  • 10International Fires
  • 11Paper
  • 12Deadman
  • 13Interlude: Point One, Sense It
  • 14Man On A String (Part 1)
  • 15Man On A String (Part 2)
  • 16Ice
  • 17Busted Spirit
  • 18Bottles
  • 19New Dawn
  • 20Something Has Got To Give
  • 21Massacre
  • 22Stripped

enregistrement

Masterisé par Rashad Becker

line up

Ecrit, produit et mixé par Sam Shackleton

remarques

Tous les titres sont des versions exclusives pour ce mix.

chronique

Styles
dub
techno
Styles personnels
bass music tribalisante

Singulière figure que ce Shackleton. Déjà ses maxis estampillés "Skull Disco" avaient fait de lui le croque-mort du dubstep, l’antidote indispensable à tous les spécialistes de la machine à laver du samedi soir. Et pour cause : Shackleton, c’est pas vraiment du dubstep. Évidemment, sinon ça serait de la merde. On peut classer le mecton dans le fourre-tout de la "bass music", option sombre et expérimentale (tiens, j’ai déjà vu ça quelque part), sans trop se fourvoyer. Comme un fait-exprès, histoire d’éviter une hype qui le décrédibiliserai (cf. la surexposition de Burial au dépens de… tout le reste), Shackleton repousse l’échéance de son premier LP, comme tant d’artistes éléctro le font. Il était pourtant évident, d’emblée, que son ambition dépassait le format maxi. Son plus gros coup d’éclat, et œuvre la plus "connue", jusqu’à l’an dernier, était ce mix Fabric 55, que beaucoup voient comme un album déguisé. Et pour cause : que des morceaux à lui, en grande partie inédits, et une ambiance de volcan tropical dès les premières secondes, qui ne nous lâchera plus jusqu’à la fin. Ce mix-là n’est pour les pistes de danses mais plutôt pour vos écoutes nocturnes. Compact, dense, homogène, il est gorgé de motifs percussifs africains peu amènes en guise de veines pour cette succession d’ombres portées, ce long travelling dans la pénombre. Les tams-tams incessants et bribes de chants masaï, muezzins et autres cris perdus dans la jungle se mêlent dans une mosaïque qui peut rappeler des vieux pionniers du dub électronique des années 80 comme African Head Charge, le groove et le mystère en plus (question de goûts). L’atmosphère semble s’épaissir quand surgissent ça et là les nuées de voix, comme un vol de chauves-souris perdues dans une brume couleur encre (International Fires) ; mais à part cela, c’est l’impalpable qui domine… Dans sa mise en sons, la musique de Shackleton a plus à voir avec l’introspection de Flying Lotus qu’avec du dubstep. Là ou ce dernier genre repose bien trop sur du volume, des variations soudaines de fréquence, Shackleton impose sa patte, un style monolithique, fait de respirations, d’échos caverneux, de silences, en un mot : d’attente d’une éventuelle déflagration qui, bien sûr, n’arrivera pas. Et cette déflagration-là défrise plus que tous les bass drop du monde.

note       Publiée le vendredi 15 mars 2013

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Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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J'ai finalement craqué pour le double CD de 2012, c'est vraiment envoûtant, bien au delà de ce Fabric qui tue déjà bien mais ce Music for the Quiet Hour a quelque chose d'absolument nouveau et rafraîchissant, comme si The Orb n'avait jamais existé et nous retombait dessus à l'ère de la bass music. Et comme le dit Damo, avec les visuels, c'est encore plus trippant. Musick To Play In The Dark, version abstract dub.

Note donnée au disque :       
Copacab Envoyez un message privé àCopacab

Ca reste d'une efficacité dancefloor redoutable en live quand même. Sinon rien à rajouter, une bonne porte d'entrée vers sa musique (plus accessible que ses autres LPs)

Note donnée au disque :       
Damodafoca Envoyez un message privé àDamodafoca

Hyper bien, dans la suite logique de Skull Disco (même principe d'ailleurs: concentration de maxi qui ressemble à s'y méprendre à un LP). Son énorme disque de 2012 est un cran au dessus, quand même. Et puis ce volume de Fabric ne bénéficie pas des superbes visuels de Clough.