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Klub des loosers › La fin de l'espèce

cd | 13 titres | 38:11 min

  • 1 Vieille branche [03:13]
  • 2 L'indien [02:48]
  • 3 Volutes [03:24]
  • 4 Destin d'hymen [03:21]
  • 5 L'animal [03:32]
  • 6 Encore merci [02:37]
  • 7 La fin de l'espèce [02:35]
  • 8 La chute [02:41]
  • 9 Mauvais rêve [02:15]
  • 10 Jeu de massacre [02:57]
  • 11 Non-père [03:21]
  • 12 Carte postale [02:24]
  • 13 Au commencement [03:02]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré au manoir les 16, 17 et 18 Juillet 2011. Mixé et masterisé par Detect. Produit par Fuzati.

line up

Detect (scratches), Fuzati (textes, voix, production)

chronique

Styles
hip-hop
Styles personnels
planning familial

C'est mon anniversaire. Quelques pintes de Cheap Beer et une poignée de nems de chez le Vietnamien d'à côté et ça fera la rue Michel. Et si "elle" ne veut pas baiser, je prendrais mon tour chez Pornhub, comme d'hab. "De l'inconvenient d'être né" sur ma table de nuit, c'est pas pour me la raconter, je l'ai vraiment lu, ça me conforte dans l'idée de ne plus en foutre une ramée. Trop d'effort pour lever des gonzesses qui finiront par te chier dessus parce que tu ne veux pas d'enfant. Pourtant j'en connais qu'en veulent pas, intellectuellement parlant. On est trop nombreux déjà, des gosses y en a plein partout qui crèvent de faim. Tu veux t'occuper d'un môme ? Ben adopte un petit Africain ou un petit Chinois. Tu feras un malheureux de moins. T'as peur pour ta retraite ou c'est juste le désir égoïste et narcissique de se perpétuer ? Tu te crois spéciale ou quoi ? Pourtant j'en connais qu'en veulent pas, physiologiquement parlant. Ça te flingue la silhouette. A partir de quarante balais elles sont quand même largement moins praticables quand elles ont déjà pondu. C'est pas leurs maris qui me contrediront, tous ces gros beaufs que je croise tous les jours au bureau, qui lèvent leurs secrétaires en colloque, qui tirent des coups aux chiottes avec les petites stagiaires entre deux présentations Powerpoint. Oh, je les blâme même pas tous ces blaireaux, je fais pareil. Elles disent pas non de toute façon, elles attendent que ça, grimper dans la hiérarchie en se faisant grimper dessus, toutes les plus baisables le font, y'a que les moches qui triment vraiment. Misogynie ? A peine. C'est toute la race humaine que je conchie, mais comme j'ai pas la chance d'être pédé, c'est sur les filles que ça tombe dru, parce que c'est avec vous que je voudrais me blottir au chaud, en vain. Sinon, croyez-bien que je vous laisserais tranquille. Mais j'y peux rien, j'aime pas la queue. Ça m'empêche pas de me faire mettre tous les jours au taf remarquez. Boulot de merde, à part pourrir les consciences on sert à rien. J'aurais voulu être utile mais c'est un peu tard, et puis je suis trop velléitaire, trop fatigué. Quand j'étais ado je me doutais que quelque chose n'irait pas. Je savais pas vraiment quoi. Bon, les filles c'était toujours compliqué, avec ma gueule timide qui s'empêtrait dans des banalités dès que j'abordais une mignonne qui me plaisait. Mais y avait autre chose, de plus profond. Maintenant je sais ce que c'est. La vie c'est assez dégueulasse. Alors ils pondent des mômes, ça les fait retomber en enfance qu'y disent. De la merde oui, élever une petite larve qui bave et qui gueule pour laquelle tu dois trimer jusqu'à ta mort, qui te traitera de vieux con à quinze ans et qui finira par te laisser tout seul crever dans ton coin avant de finir par chialer sur ta tombe, merci mais non merci. Et puis je sais à peine prendre soin de moi-même, alors d'un chiard… Et pourtant j'l'ai fais un peu, l'autre conne elle en avait déjà un. Encore enceinte, déjà séparés, c'est beau l'amour. J'ai fait du mieux que j'ai pu mais on peut pas dire que c'était la marrade. M'en suis occupé, me suis même inquiété dès fois, mais il me jetait des "T'es pas mon père !" à la gueule ce petit salaud. On a beau dire, même si on n'a pas la fibre, ça blesse. Alors on encaisse pour garder la mère. La mère accroupie, à genou, à quatre pattes, je la préfère putain, et puis y a plus que ça qu'il me reste, puisque demander plus expose à des désillusions sévères. Au bout de quelques années, la formule magique surgit sans faute "Si tu ne me fais pas un enfant je te quitte." Et la tendresse bordel ? Je compte moins que ta programmation de matrice, c'est ça ? Tu m'aimes pourquoi exactement, pour le code génétique inscrit dans mon foutre ? Ben t'as qu'à l'avaler. Ah ça, pour se faire mettre un alien dans le réservoir, des ressources y en a toujours : "Bébé, tu sais où sont mes pilules, que je les balance une bonne fois pour toute ?" Elles sont dans ton cul. Avec ma bite. De toute façon y a que ça que je sais faire à peu près comme il faut, et encore. Pour le reste, je suis nul. Et rien ne m'intéresse plus trop, à part la bibine et les pornos. Dans quelques années j'aurai quarante ans, si tout va bien et si je chope pas une saloperie d'ici là. J'aurai surement quelques kilos en plus, et à moins de tomber sur des petites chaudasses avec le complexe du père de substitution, je n'intéresserai que des fin de séries poussées au cul par l'horloge, autant dire que l'amour vrai je pourrais m'asseoir dessus une bonne fois. J'aurais plus qu'à prendre un chat, ça me changera des chattes. J'ai plus d'affinité avec les animaux, ils sont moins répugnants que les humains. Complaisance ? Même pas. Lucidité, oui. Je me raconte pas d'histoire non plus, je sais bien que je fais plus aucun effort, c'est un peu de ma faute aussi. J'ai même pas le courage de me foutre en l'air, et puis ça ferait souffrir la famille, je suis peut-être un connard mais je suis pas un monstre. Je fous plus grand chose à part écouter des boucles psyché chez moi en picolant; me tape une fille pas trop farouche de temps en temps. Je me fais surtout chier pour de bon, alors je balance les beats à fond et je creuse dans des vieux cartons de vinyles pour en ressortir des sons d'une autre époque, pour rêver un peu, des trucs un peu flippés qui me feraient comme l'effet d'une drogue, moi qui ne tise que de la bière. Je suis pas méchant, je suis juste foireux. Comme disait tonton Samuel, l'Irlandais, "Try again. Fail again. Fail better." Joyeux anniversaire ducon.

note       Publiée le jeudi 28 février 2013

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blub › samedi 21 mai 2016 - 14:52  message privé !

clap clap clap pour cette chro Monsieur(N°6)

Raven › dimanche 8 juin 2014 - 06:14  message privé !
avatar

Merci tardif au pornocrate. J'avais oublié du coup, depuis que je l'ai, et à la lumière de sa dernière chro pour grand siècle je le ressors, et donc je dois quand même claquer le big up pour m'avoir fait ré(ré)écouter Fuzati en 2013. C'pas rien. Ici tout n'est pas bon, mais les petites prods qui font bien collage en papier mâché comme au bon temps sont quand même nettement mieux que les daubes du dernier (une boule d'écart, sérieux?), je suis assez surpris qu'aucun com ne les évoque... le flow sait toujours pas se faire cuire des pâtes mais ça vient comme ça sort, Fuzati c'est un rappeur école Mf doom... sur "non-père" il manque plus que la voix d'un gamin qui dit "papa?" à la fin, pour t'achever...

Note donnée au disque :       
A.Z.O.T › vendredi 1 mars 2013 - 01:01  message privé !

Du soutien pour ce monsieur, le voir avec son bide et ses heineken en concert n'en est que plus poignant.

Klarinetthor › jeudi 28 février 2013 - 18:54  message privé !

c'est marrant d'évoquer Céline car il y a une certaine forme de surenchère, du flot continu d'obsession qui va bien au delà d'un constat sincère et realiste dans cet album. La forme diffère bien sur, ici ce n'est pas le langage qui est sublimé, mais les associations d'idées.

Note donnée au disque :       
dimegoat › jeudi 28 février 2013 - 18:49  message privé !

Je plussoie le premier commentaire d'Int. 2 boules xanax-cyanure.

Note donnée au disque :