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Norma Loy › Un/Real

cd • 13 titres

  • 1Bleeding death angel
  • 2Second life
  • 3Dirt
  • 4Masturbation Machine
  • 5F+A+T+E
  • 6Two days in a night
  • 7Yesterdays
  • 8Candles & honey
  • 9Words stolen on a train
  • 10Speed pills
  • 11Spiders
  • 12House of love
  • 13Dreamland

extraits vidéo

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line up

Chelsea (chant, choeurs, manipulations), Usher (claviers, programmations, samplers, piano, choeurs, bruits)

Musiciens additionnels : Guillaume (batterie, percussions), Mika Chrome (guitare, choeurs), Scavone H (basse), Nicola Ada (guitare)

remarques

chronique

Je ne vais pas épiloguer ou disserter à nouveau sur l'aspect double tranchant des reformations, chacun a eu l'occasion de réfléchir à la question. Quand j'ai appris celle de Norma Loy, comme à chaque fois, le premier sentiment à m'étreindre fut le doute. J'adore ce groupe et je pense qu'ils se sont séparés au bon moment, leur dernier album, quoique bon, témoignant d'un certain essoufflement de la créativité. Leur concert fut une tuerie, les musiciens et notamment leur chanteur n'ayant rien perdu de leur charisme obscur; problème, j'avais aussi été séduit par celui de Clair Obscur quelques années auparavant et plutôt déçu par l'album qui suivit...Que penser ? La tentation fut plus forte et j'achetai 'Un/real'. Je ne l'ai pas regretté. Il faut dire que Usher et Chelsea n'avaient pas chômé non plus comme en témoignent leurs divers projets personnels, tant musicaux que iconographiques, la flamme n'avait donc pas été rallumée de manière artificielle. Dès les premières nappes nocturnes et inquiétantes de 'Bleeding death angel', les dernières traces de doute sont balayées, même si le son peut légèrement surprendre car au delà des guitares post punk, de la froideur cold wave, auxquelles ont s'attendait, le travail sur l'électronique me fait songer à des lointains échos de Coil. Avec 'Second life', c'est un essai d'excellente new wave synthétique mystique qui nous est proposé; nul passéisme pour hipster, on sent le groupe investi dans son morceau. Surprise, c'est une reprise du 'Dirt' des Stooges qui suit mais attention, avec un tempo ralenti, des sonorités nocturnes, presque religieuses, à la fois tristes et apaisantes. Et toujours ce chant profond, séduisant. Cette même ambiance recueillie, en plus funèbre, je la retrouve sur 'Yesterdays'. Magnifique, avec en filigrane, un goût d'expérience me faisant là encore songer à Coil, élément plus frappant encore sur un 'Words stolen on a train' spatial et atmosphérique en diable, mais est-ce si surprenant ? Même si le travail sur l'électronique est important, Norma Loy renoue aussi avec certains échos d'antan comme sur le bon 'Candles and honey' plus orienté gothic rock ou 'F+A+T+E', belle pièce de cold wave dansante mais exigeante dans ses structures. Avec 'Masturbation Machine', c'est au Velvet que je pense, non pour dire que Norma Loy copie, bien au contraire, c'est au niveau du feeling que ça se passe en version plus sombre, plus froide, une forme d'expression contemporaine. Le cd aurait pu s'arrêter avec 'Speed Pills', plus violent dans l'intention, plus torturé dans les sonorités, spasmodique dans ses pulsations, une sorte d'exitus extrême sous drogue (genre Gaspard Noé) mais une telle pirouette eût été trop facile pour nos Français qui rajoutent trois compositions pas moins audacieuses, à commencer par 'Spiders' totalement mené par une conversation téléphonique, l'arrière-plan étant constitué de nappes et autres infrabasses. 'House of love' reprend l'aspect triste et mystique de Normal Loy, mêlant un chant de crooner nocturne et un mélange de sonorités célestes et électroniques à la fois...Le folk cabaret du futur ? 'Dreamland' plus électrique et classique dans l'écriture est une bonne chanson, gothique dans son essence, légèrement orientale dans les lignes, que l'on aurait imaginé en un autre endroit du disque plutôt que comme clôture mais ne chipotons pas. Norma Loy n'est donc pas retourné en studio par nostalgie mais bien pour offrir quelque chose de neuf puisque le combo tout en reprenant ses bases les fait évoluer, les développe. 'Un/real' est un disque profond, légèrement teinté d'amertume, mais également témoin de l'extraordinaire talent d'un groupe unique.

note       Publiée le lundi 25 février 2013

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Hazincourt › samedi 7 mai 2016 - 17:03  message privé !

Nouveau Norma Loy : "Baphomet" la sortie est pour le 06-06-16 !

Wotzenknecht › mardi 26 février 2013 - 19:47  message privé !
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Allez, ca m'aura au moins permis de redécouvrir le groupe, qui est très bon

Twilight › mardi 26 février 2013 - 19:37  message privé !
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Alors ça, oui, l'artwork est infect. Vous n'avez pas vu les photos du livret...Yuk :0(

Wotzenknecht › mardi 26 février 2013 - 16:26  message privé !
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Je vois une certaine connexion esthétique avec la pochette de Ô Filles de l'eau de Nolwenn Leroy

novy_9 › mardi 26 février 2013 - 16:22  message privé !

"pochette über moche" :) je suis d'accord, Reed 013 me fascinait dans les années 80, mais le Reed 2000 c'est super bof ... ! mais pour la musique rien à dire ! il est extra ce dernier cd !! un vrai retour gagnant pour Norma Loy !! contrairement à d'autre, ils n'ont rien perdu de leur créativité, le feeling est toujors là et bien là ! j'adore !

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