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Moriarti And The Sith › Skinwalker

cd • 11 titres

  • 1Reborn to darkness
  • 2Skinwalker
  • 3In domination we trust
  • 4Anthropophageus beast
  • 5V666 cry of the wolven
  • 6veil of death
  • 7Sanguine host
  • 8March of the damned
  • 9Bloodfeast
  • 10Untitled
  • 11Bloodfeast (stalker version, Nightbreed remix)

extraits vidéo

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enregistrement

Hancock Haunted Mansion, Grande-Bretagne

line up

Moriarti (chant), Violent Christ (guitare), La Mort (basse), Mr Krystal (batterie), Kaptain (claviers), Unhinged D'Mon (guitare)

remarques

chronique

L'univers de Moriarti and the Sith est sombre, très sombre, une terre d'ombres aride peuplée de créatures et de démons où la mort elle-même règne en dominatrice. En signant ce groupe, Nightbreed s'ouvre une petite porte sur le black metal car il est indéniable qu'il s'agit-là d'une influence de base du combo, un black metal que je qualifierais de 'vampirique', à la Ancient, Notre Dame ou Cradle of Filth (les vocaux porcins en moins). Pas uniquement pourtant car la musique puise également dans les formes les plus pêchues du gothic rock (Fields of the Nephilim forcément, Dreadful shadows...) et tente la fusion des deux genres pour se créer une identité. Bien que je ne raffole pas forcément de ce genre de tentative, force est d'admettre que le résultat n'est pas si contre-nature et plutôt cohérent. Après la traditionnelle (et plutôt inutile) intro instrumentale atmosphérique, le groupe nous saisit au col avec une chanson d'une redoutable efficacité, 'Skinwalker', qui dévoile les pièces de son puzzle: riffs heavy lourds, claviers hantés, vocaux rauques (une sorte de version goth de Lemmy) et climats gothiques plombés. Pour l'heure, l'aspect purement black affleure à peine sous forme de choeurs. Il se précise davantage dès la composition suivante lors d'accélérations subites qui entrecoupent une progression plutôt épaisse et pesante; quant au chant, il va opter pour un jeu d'équilibriste entre base grave dégénérant parfois en growls. C'est là la qualité des musiciens, parvenir à faire cohabiter ces différents registres dans la même atmosphère, en privilégiant l'aspect noir plutôt qu'une stérile vitesse d'exécution. Pour citer les plus belles réussites, je parlerais de 'Veil of death' avec ses effets grandiloquents de choeurs sur le refrain et son couplet aux accents de Dreadful Shadows, 'March of the Damned' plus appuyé et metal dans ses attaques (discrètement épaulées par un clavier du plus bel effet), 'Skinwalker'. Le plus gros plantage, je le verrais en 'Bloodfest', bouillie informe black/death/heavy dont aucun instrument ne tire avantage et dont les growls me rebutent et je ne vous parle même pas de l'infâme remix dance final qui devrait valoir le fouet à son auteur (n'est pas Midnight Configuration qui veut). Cet unique essai, la carrière du groupe ayant été brutalement interrompue en 2005 par le suicide de Moriarti, s'adresse donc à un public assez large comprenant aussi bien des fans de heavy maléfique que de black metal sans oublier quelques goths.

note       Publiée le mercredi 19 décembre 2012

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