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Swans › The Seer

2cd

disc 1 • 7 titres

  • 1Lunacy (featuring Alan Sparhawk and Mimi Parker)
  • 2Mother of the World
  • 3The Wolf
  • 4The Seer
  • 5The Seer Returns (featuring Jarboe)
  • 693 Ave. B Blues
  • 7The Daughter Brings the Water

disc 2 • 4 titres

  • 1Song for a Warrior" (featuring Karen O)
  • 2Avatar
  • 3A Piece of the Sky (featuring Jarboe and Akron/Family)
  • 4The Apostate

extraits audio

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line up

Michael Gira (vocals, guitar, harmonica), Christoph Hahn (Kristof Hahn) (lap steel guitar), Thor Harris (percussion, chimes, vibraphone, piano, clarinet), Chris Pravdica (Christopher Pravdica) (bass guitar), Phil Puleo (percussion, hammered dulcimer), Bill Rieflin (William Rieflin) (piano, organ, synthesizer), Norman Westberg (guitare)

Musiciens additionnels : Jarboe (background vocals on "The Seer Returns" and "A Piece of the Sky"), Karen O – vocals on "Song for a Warrior", Alan Sparhawk and Mimi Parker of Low – background vocals on "Lunacy", Seth Olinsky, Miles Seaton, and Dana Janssen of Akron/Family – background vocals on "A Piece of the Sky", Caleb Mulkerin and Colleen Kinsella of Big Blood – accordion, vocals, dulcimer, guitar, piano, Sean Mackowiak (Grasshopper) – mandolin, clarinet, Ben Frost – Fire Sounds (Acoustic and Synthetic) on "A Piece of the Sky", Iain Graham – bagpipes on "The Seer", Bruce Lamont – horns on "The Seer", Bob Rutman – steel cello on "The Seer", Cassis Birgit Staudt – accordion, Eszter Balint – violin, Jane Scarpantoni – cello, Kevin McMahon – additional drums on "The Seer Returns", and "Avatar" – additional guitars on "Song for a Warrior", and "Avatar", Bryce Goggin – piano on "Song for a Warrior", Stefan Rocke – bassoon on "The Seer"

remarques

chronique

Styles
folk
gothique
indus
musique de film
ovni inclassable
rock
rock alternatif
Styles personnels
marathon de la divination

The Seer est un marathon. Tout les disques des Swans sont des marathons, je suis d'accord ; la politique du recyclage. Il n'y a aucune pertes dans leurs albums – enfin, aucune perte, au sens où le groupe semble y mettre tout le matériel qu'il a enregistré. Les disques sont utilisés à pleine puissance, au maximum de leurs capacités : 74 minutes. The Seer est un double album. Presque deux heures de musique. Il est atrocement long. Incroyablement long. Il est ennuyeux. Pourtant, il s'accroche. En reprenant ce qui a fait le... « succès » de Soundtrack For The Blind ou The Great Annihilator, les Swans nous proposent certainement l'un de leurs albums les plus... aboutis. Oh bien sûr, The Seer souffre des mêmes tares que ses parents, c'est à dire des transitions parfois bien aventureuses quand elles ne sont pas abruptes, des errements dans la recherche d'une structure ou d'une sonorité qui s'échappe continuellement ; et ce sont ces mêmes tares qui font de The Seer un immense album. L'écoute est un marathon, un marathon dans une jungle bigarée tour à tour forêt et désastre. L'écoute est active, on y défriche en même temps que le groupe, on fouille, on court. Pour reprendre la comparaison avec « Bish Bosh » qui était du Joyce et « Occult Rock » qui était du Di Rollo, « The Seer » est du Hal Duncan (celui de Vélum/Encre). The Seer n'a que faire du temps et de l'espace : il est possédé par le démon de l'ange (Lunacy), ou l'ange du démon (Song for a Warrior), hésitant de quel côté se situer pour la Grande Guerre des Cieux. The Seer rêve ou cauchemarde, de la fin du monde (le titre éponyme, qui renvoie les derniers Neurosis à ses cours de graphismes numérique), de l'amour sans limites (A piece of the Sky, presque évangélique sur sa fin), navigue après la fin des temps (The Apostate), organise des fêtes paillardes (Avatar). Expérimental, l'album l'est à plus d'un titre, et le line-up peut en témoigner : de marathon on passe à l'orgie, une orgie avec un nombres d'instruments vertigineux qui offre un spectre musical presque "sphérique" ; et si on pense parfois au Nick Cave des débuts, c'est de l'orfèvrerie d'usine dont il est question ici ; des pièces métalliques assemblées à qui mieux-mieux, des essais sur courants continus, des chansons folk au coin d'un feu fait de plastique. The Seer est diaboliquement long, car il voyage comme une ombre sur l'histoire ; il ne peut pas s'attraper, ni même s'appréhender : son marathon à lui n'a pas de ligne d'arrivée.

note       Publiée le mardi 18 décembre 2012

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Note moyenne        44 votes

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heirophant › jeudi 5 novembre 2020 - 11:04  message privé !

C'est extrêmement difficile d'accès. Dense, hermétique, long, et de surcroit répétitif quand on ne fait pas attention à toutes les nuances. De multiples écoutes sont nécessaires mais le jeu en vaut largement la chandelle. Et cette pochette tue.

Note donnée au disque :       
Twilight › mercredi 4 novembre 2020 - 23:29  message privé !
avatar

J'ai eu du mal au départ, je ne saisis pas trop pourquoi, une boule de plus du coup.

Note donnée au disque :       
heirophant › mercredi 4 novembre 2020 - 20:26  message privé !

Sans doute le plus grand disque de ce début de XXIème siècle.

Note donnée au disque :       
heirophant › mardi 24 décembre 2019 - 15:03  message privé !

Rien que pour "the seer", cet album mérite 6 boules. Âpre, oppressant et tellement gratifiant. La touche jazz dans l'improvisation et l'utilisation organique des instruments achève de rendre cette oeuvre incontournable. Les deux suivants -surtout the glowing man- ruineront ce retour glorieux.

Note donnée au disque :       
Demonaz Vikernes › lundi 19 mars 2018 - 00:18  message privé !

La version de The Seer sur le live qui précède, sans remplacer pour autant la version présente ici, c'est quand même un sacré monument...

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