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Steven Lance › East Setting Sun

cd • 9 titres • 56:49 min

  • 1One Clap Ending 7:52
  • 2The Potokar Incident 5:31
  • 3Gremlins Workin’ Here 5:44
  • 4With what Time we Have 5:52
  • 5Viewing Infinity 5:41
  • 6A Palestinian State of Mind 7:05
  • 7Can you hear the Call 5:43
  • 8N _ R _ K 5:04
  • 9Crossing Vast Wasteland 6:03

line up

Steven Fornal (Synthétiseurs, claviers, séquenceurs, percussions électroniques, basse et effets électroniques)

remarques

Pour plus d'informations sur Steven Lance et East Setting Sun , on visite le lien suivant: http://www.cdbaby.com/cd/stevenlance7

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
experimental, psybient, psytronic et pro

La toute première fois que la musique de Steven Lance a traversé mes enceintes acoustiques, Lise m'a regardé d'un air décontenancé. Tant de bruits pour si peu d'harmonies! Ça c'était avec Fringe Runner! Eh bien “East Setting Sun” maquille toujours les délires du synthésiste New-Yorkais avec une approche musicale tout aussi échevelée où les rythmes cacophoniques et les éléments organiques terrorisent des mélodies qui peinent à souffler. Avec comme toile de fond les injustices et iniquités tant sociales qu'économiques, “East Setting Sun” est un cri du cœur sur la musique toujours insoumise de Steven Lance.
D'entrée de jeu "One Clap Ending " nous introduit à l'univers bigarré de Steven Lance. Le rythme tente de gravir une multitude de dunes, ralentissant ainsi une course loufoque parmi des ruades harmoniques, des attaques de cymbales et des accords de glockenspiels. On sent bien une mélodie qui tente de survivre au travers ces nappes fugaces, mais les attaques répétées de cet amalgame de rythmes et harmonies tapageurs la réduise à son perpétuel état embryonnaire qui chatouille l'ouïe de par son innocente virginalité. "The Potokar Incident" est un psybient organique bourré de lignes et de nappes entrecroisées qui tissent un épais nuage de radioactivités sonores. La structure me rappelle Exploring Uncharted Planet et A Solution for Strangeland de Fringe Runner avec son bouillon de pulsations et percussions qui fomentent le trouble, amplifiant une dynamique qui détonne d'une approche ambiante. Divisé en deux phases, "Gremlins Workin' Here" sort de son intro atmosphérique plonger dans un délire harmonique ambivalent. J’entends des bribes de Earthstar (French Skyline) avec ces nappes de voix perturbées qui chantonnent un opéra pour schizophrènes. Nous sommes vraiment dans le plus qu’abstrait, tout comme dans "Viewing Infinity" et ses étonnantes voix qui roulent en boucles dans de très bons arrangements célestes. "With what Time we Have" offre un rythme plus calculé avec de lourdes pulsations qui palpitent en tout sens, tentant de s'arrimer à des percussions jazzées qui détonnent dans une enveloppe musicale très électronique. C'est singulier, différent mais ça accroche l'oreille et ça remplit un casque d'écoute, comme dans "A Palestinian State of Mind" qui présente en contrepartie une structure plus accessible et plus tranquille, surtout avec cette ligne de séquences qui serpente parmi les croassements d'une belle ligne de basse. C'est le titre le plus électronique de “East Setting Sun”. "Can you hear the Call" hésite entre du jazz et du tribal. Il y a de bons moments éparpillés sur cette structure étouffée par son paradoxe rythme/ambiance. Et les antipodes tant rythmiques que mélodiques se multiplient avec "N _ R _ K" qui palpite sur un lit de séquences et pulsations indisciplinées. Les couches d'orgue offrent une structure harmonique noire qui se perd dans de sinueuses résonnances, camouflant les battements qui tissent une soyeuse approche cacophonique. Là encore, on est dans l'abstrait le plus total, tout comme dans "Crossing Vast Wasteland" et de son rythme jazzé très animé avec des percussions agiles dont les frénétiques battements s'arrêtent afin de laisser planer de brefs intermèdes ambiophoniques, là où naissent de douces nappes qui flottent à la dérive sur une très bonne structure de jazz.
Je ne sais pas si c’est parce que je me suis tapé Fringe Runner avant “East Setting Sun”, mais j'ai trouvé ce dernier album de Steven Lance plus musical, plus structuré. Certes les oreilles doivent être curieuses afin de bien saisir toutes les nuances anarchiques qui y pullulent sauf que l'ensemble est loin d'être indigeste. C'est de l'anti-musique plus musicale qui s'adresse à un public cible. Pour amateurs d'expériences musicales qui sont très juteuses à l'intérieur d'un casque d'écoute, là où réside toute la force de l'univers aux métissages éclectiques de Steven Lance.

note       Publiée le vendredi 14 décembre 2012

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