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Cradle Of Filth › The manticore (and other horrors)

cd | 11 titres | 51:37 min

  • 1 The unveiling of O [2:07]
  • 2 The Abhorrent [5:53]
  • 3 For your vulgar delectation [4:47]
  • 4 Illicitus [5:24]
  • 5 Manticore [5:54]
  • 6 Frost on her pillow [4:13]
  • 7 Huge onyx wings behind despair [4:23]
  • 8 Pallid reflection [5:35]
  • 9 Siding with the titans [5:17]
  • 10 Succumb to this [4:34]
  • 11 Sinfonia [3:25]

extraits vidéo

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line up

Dani Filth (vocaux), Paul Allender (guitares), Martin "Marthus" Skaroupka (batterie et orchestrations)

Musiciens additionnels : Daniel James Firth (basse), Lucy Atkins (vocaux), Jill Fallow, Scarlet Summer, Lucy Atkins, India Price, Janet Granger, Petra Stiles-Swinton, Anita Kilpatrick, Robert L. Friars, Daniel Oxblood, Joseph Kelly et Jasper Conway (chœur)

chronique

Styles
metal extrême
Styles personnels
... cradle of filth ...

En ce qui me concerne, Cradle of filth était sur un siège éjectable depuis ses deux dernières productions pour le moins regrettables (ndla : beaucoup diront "et pas que les deux dernières", je sais, merci), entre un "Evenmore darkly..." inutile et un "Midnight in the labyrinth" à la fois évident, téléphoné et pour le moins sans saveur. C'est donc avec une certaine appréhension - et au tournant - que j'attendais ce nouvel album de la bande à Dani qui n'est plus, officiellement, qu'un trio. Après mure écoute, voila un album qui satisfera tout le monde et fera, d'une certaine manière, l'unanimité. Je m'explique. Premier cas de figure : vous détestez Cradle of filth depuis l’origine. Dans ce cas il n'y a aucune raison pour que vous vous mettiez à l'apprécier avec cet album, vous serez donc - d'une certaine manière - satisfaits. Second cas de figure : vous détestez Cradle of filth depuis le virage amorcé par "Nymphétamine" et l'orientation musicale du groupe depuis. Dans ce cas, vous mettrez en avant les morceaux composant la seconde moitié de cet album, à partir de "frost on her pillow". Il s'agit là de chansons death/black plus ou moins symphoniques et plus ou moins mélodiques, sans grande inspiration, sans grand relief, et qui se concluent par un "sinfonia" tout en atmosphères et typique de Cradle. Pire, "huge onyx..." et "pallid reflection" auraient pu être composées par un (mauvais !) groupe débutant. Quant à "siding with the titans", elle est parfois franchement maladroite et ponctuée de riffs quelque peu (trop ?) acrobatiques et pour le moins très mal placés voir trop démonstratifs. Bref : "siding..." est une chanson tout simplement ratée. A l'écoute de ces morceaux, vous serez donc confortés dans votre désamour pour Cradle, vous serez donc - d'une certaine manière - pleinement satisfaits. Troisième cas de figure : vous ne détestez pas l'orientation du groupe depuis "Nymphétamine", vous vous en accommodez, voire même vous l’appréciez. Vous mettrez alors en avant les premiers morceaux de l’album, à partir de l'intro jusqu'à "manticore". L'intro justement, elle est tout aussi typique de Cradle of filth, à l’instar de l'outro, et sonne très Tim Burton / Dany Elfman. Mais, cette fois-ci, elle comporte quelques sonorités relativement inédites sur un album de Cradle of filth, ce qui semble un bon présage. "The abhorrent" - qui ouvre les hostilités - est à la hauteur de ce présage. On y retrouve certes la dernière orientation musicale du groupe, Dani screame beaucoup moins (ndla : pardon pour le néologisme) au profit d'un chant clair assez présent, mais ce morceau est varié, il passe d'une musique assez brutale à des enchaînements plus mélodieux, il est puissant, agressif et plutôt inspiré. Même diagnostique pour "for your vulgar delectation", plus accessible et un poil plus horror metal avec ses plaintes féminines bien placées. Idem pour "illictus", qui nous emmène de riffs très extrêmes en riffs plus "maidenien" (ndla : re-pardon pour le néologisme) avec en arrière plan quelques notes de clavier simples mais opportunes. "Manticore" enfin, plutôt inspiré, comprend quelques mesures orientales guère désagréables. Ces morceaux sauront donc contenter les fans du groupe et/ou ceux qui apprécient leur orientation la plus récente. Ceux-là seront donc satisfaits malgré la présence des morceaux les moins inspirés. Au final, et toute plaisanterie mise à part, voila un album qui aurait du être plus court, amputé de sa deuxième moitié (ndla : beaucoup diront probablement "et pas que de la deuxième"), ou pour le moins beaucoup plus affiné. Il a néanmoins le mérite de sauver la face après "Evenmore darkly..." et "Midnight in the labyrinth". "The manticore" passe donc le cap mais de justesse, on espère un léger mieux la prochaine fois. 3,5 sur 6.

note       Publiée le jeudi 29 novembre 2012

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Arno › mercredi 29 juillet 2015 - 04:49  message privé !

Damn, je ne sais pas si j'ai été pris d'une crise d'achat compulsif, mais je viens de commander le dernier "Hammer of the Witches"... On verra bien...

torquemada › lundi 27 juillet 2015 - 22:08  message privé !

Je ne sais pas trop ce qui m'a pris mais j'ai jeté une oreille distraite au petit dernier, "Hammer Of The Witches", en pensant rigoler 5 minutes, et le résultat semblait, à ma grande surprise, plutôt convainquant. En tout cas, ce que j'ai entendu de meilleur de la part de Cradle depuis "Midian". Comme quoi, à force de virer du monde, Dani allait bien finir par se débarrasser des responsables de toutes les bouses précédentes.

enslaver_666 › samedi 1 décembre 2012 - 04:05  message privé !

C'est presque rendu une habitude, à tous les deux ans CoF nous offre son cadeau d'Halloween. Les deux dernières parutions (le EP et la compilation) ont laissé pas mal de gens perplexes et ont ramené de mauvaises critiques à l'égard du groupe. Heureusement, "The Manticore..." réussit à calmer les inquiétudes. Cradle laisse de côté les albums-concept et revient avec une oeuvre un peu moins ambitieuse. Le groupe a affirmé qu'il voulait essayer de nouvelles choses mais quand même, on ne se sent vraiment pas perdu. Oui, Dani offre un registre vocal plus diversifié que jamais et on a aussi parlé des influences punk, qui s'entendent surtout sur quelques riffs de guitare plus corrosifs ici et là. Nous sommes à mi-chemin entre le côté thrashy-acéré d'un "Nymphetamine" et le côté symphonique qui était plus fort sur les deux derniers albums. Mis à part le single "Frost On Her Pillow" qui est plus calibré, l'album garde un niveau de qualité constant du début jusqu'à la fin, mais rien encore qui puisse rester graver dans la mémoire. Offrir de grosses mélodies n'est définitivement plus un objectif de CoF. Le but est surtout de frapper fort avec une musique boostée. L'album reste moins bourrin que "Darkly...", y compris le jeu Skaroupka. Faut se faire à l'idée, les grosses années d'inspiration sont bien derrière mais Cradle vit toujours sa renaissance et continue d'en offrir juste assez pour justifier sa pertinence d'exister encore.

Note donnée au disque :       
stickgrozeil › jeudi 29 novembre 2012 - 13:58  message privé !

Bah voilà, moi aussi, je suis satisfait : ça aurait pu être beaucoup mieux, mais ça aurait pu être bien pire. Je préfère largement les deux vrais albums studios du groupe (Venus machin et Godspeed truc) où le groupe redevenait presque méchant. Là, c'est juste un album de plus, avec quelques bons moments. Comme je suis satisfait aujourd'hui, je mets 4 au lieu de 3,5.