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Robert Wyatt › The end of an ear

9 titres - 46:58 min

  • 1/ Las Vegas Tango, Pt. 1 (8:13)
  • 2/ To Mark Everywhere (2:26)
  • 3/ To Saintly Bridget (2:21)
  • 4/ To Oz Alien Daevyd and Gilly (2:09)
  • 5/ To Nick Everyone (9:12)
  • 6/ To Caravan and Brother Jim (5:20)
  • 7/ To the Old World [Thank You for the Use of your body, goodbye] (3:17)
  • 8/ To Carla, Marsha and Caroline [For Making everything beautifuller] (2:47)
  • 9/ Las Vegas Tango, Pt. 1 (11:13)

enregistrement

Angleterre, 1970

line up

Mark Charig (cornet), Elton Dean (saxophones), Neville Whitehead (basse), Robert Wyatt (orgue, piano, voix, claviers, batterie), Cyril Ayers (percussions), Dave Sinclair (orgue)

chronique

Styles
jazz
progressif
canterbury
Styles personnels
canterbury

Après deux tentatives infructueuses à la fin des années soixante, "The End of an Ear" est finalement le premier album solo de Robert Wyatt, batteur du groupe de jazz progressif anglais, Soft Machine. Au moment de publier ce disque, Wyatt est déjà sur le point de quitter le groupe pour fonder l'épisodique Matching Mole. Rien d'étonnant, dès lors, d'y trouver comme fil conducteur ce qui a construit la notoriété de chacune de ses formations : une propension marquée pour le jazz. Qu'il s'agisse des adaptations toutes personnelles du "Las Vegas Tango" de Gil Evans, en début et en fin d'album, ou de l'incandescent "To Nick Everyone" qui s'engage sans complexe sur le territoire free, tout nous y ramène. "The End of an Ear" reste toutefois une oeuvre très personnelle, avec cette approche décalée, encore inspirée par l'univers psychédélique d'où il provient ("To Mark Everywhere"). Les deux solistes de cet essai, Mark Charig et Elton Dean, à la fois collaborateurs au sein de Soft Machine et partie intégrante du Keith Tippett Group, parsèment le disque de leurs dialogues enfiévrés. "To the Old World" démontre la volonté de Wyatt de s'essayer, lui aussi, aux expérimentations électroniques, alors que "To Carla, Marsha and Caroline" laisse poindre à l'horizon cette mélancolie dévastatrice qui va très vite devenir la marque de fabrique de l'artiste. Cet album, proprement insaisissable, aux structures floues et polymorphes, est un cas à part dans sa discographie et se dresse comme le trait d'union entre deux mondes aux univers aussi fondamentalement distincts que décisifs.

note       Publiée le jeudi 30 mai 2002

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Jean Pierre Moko › dimanche 15 février 2015 - 15:06  message privé !

Genial celui la aussi

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ellington › vendredi 23 mars 2012 - 18:15  message privé !

complètement d'accord avec SEN et coltrano ( where are you, my friend ? ) , album sous-estimé et qui gagne sa promotion à l'ancienneté . On pourrait risquer l'axiome : hormis rock bottom et les premiers Soft machine , patrimoine de l'humanité , TOUS les albums de Robert Wyatt doivent être ré-évalués . Une place est libre la-haut entre Mozart et Miles Davis , elle est pour Robert !

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SEN › vendredi 23 mars 2012 - 09:37  message privé !

Un album largement incompris même par les fans de Wyatt... Personnellement un des mes préférés...

Note donnée au disque :       
Coltranophile › mardi 15 septembre 2009 - 12:44  message privé !

Même si la démarche semble moins personnelle que sur "Rock Bottom" (qui décidément obscurcit d'une certaine façon le reste de l'oeuvre de Wyatt), c'est juste que ce disque est moins "personnellement" abouti car plus tributaire de la passion de Wyatt pour le jazz et en particulier ses éléments les plus novateurs à l'époque. Cela donne un disque que l'on peut qualifier de "free" mais comme seul le père Wyatt aurait pu en enregistrer un. Totalement sous-estimé.

Note donnée au disque :       
dariev stands › vendredi 13 juin 2008 - 03:09  message privé !
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c'est prévu, du moins les plus connus, que j'ai la chance d'avoir chopé en vinyle... d'ailleurs, Robert Wyatt, à part rock bottom, pas moyen d'en dégoter... bizarre. Rock bottom se serait-il si bien vendu que ça ?