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[´ramp] › Astral Disaster

cd | 10 titres | 76:27 min

  • 1 First Set - Flatten Them! 37:55
  • 2 Forever Returning [ 7:15]
  • 3 Blast [ 11:08]
  • 4 Rather Far Out [ 5:51]
  • 5 Halo Inductor [ 13:41]
  • 6 Second Set - Doomsday Is Family Time 38:32
  • 7 The Nameless is the Origin [ 9:30]
  • 8 Oscillator Planet [ 5:20]
  • 9 Astral Disaster [ 8:03]
  • 10 Jericho [ 15:39]

enregistrement

Enregistré en concert au Bochum Planetarium le 07 juillet 2012

line up

Stephen Parsick (Synthétiseurs ARP 2600, Mini Moog, VCS-3, Prophet 5, Korg Polyphonic Ensemble 2000 et Roland JX-3P. Machines à cordes Elka, Rhapsody 610, Yamaha SS-30 et Roland RS-202 avec phaseurs analogues, Mellotron M-400, Triadex Muse et ARP Sequencers ainsi que le RMI Harmonic Synthesizer)

remarques

Pour plus d'info sur la disponibilité des oeuvres de ['ramp] on visite le lien suivant: http://www.parsick.com/

chronique

Chœurs chtoniens humant sur les vestiges d’une société déchue, lourdes réverbérations flottant comme une odeur de mort sur des rythmes ambivalents et pulsations de machinerie diaboliques moulant des cadences imprécises; tels sont les éléments sonores qui ornent l'univers méphistophélique de ['ramp]. Enregistré en concert au Bochum Planetarium, “Astral Disaster” continu sur la foulée entreprise par Stephen Parsick avec les puissants Steel and Steam et Return; deux albums qui figurent dans mon Top 10 de 2011. Bien campé derrière sa panoplie de synthés et équipements électroniques analogues, le synthésiste Allemand tisse les grandes lignes d’une messe noire qui fait frémir et gémir les plus incrédules des oreilles, tant c'est puissant, tant c'est ….puissant! "Flatten Them!" débute la prestation de ['ramp] avec un lointain souffle agonique qui fractionne sa décrépitude pour libérer une série d'halètements qui tournoient comme d'oblongs lassos apocalyptiques. "Forever Returning" nous plonge tout de go dans le sombre et théâtrale univers luciférien de Stephen Parsick. Le titre (issu de Return) est une lente procession arythmique ornée d'ondes sombres et de brises de machineries sataniques qui flottent dans une obscurité dont l'opacité est légèrement perturbée par un chapelet de cerceaux lumineux qui ruissèlent dans une marée d'âmes mugissant des soupirs réverbérants. Ces cerceaux ululent d’une contrastante limpidité alors que les souffles des machines continuent leurs lents martèlements jusqu’aux lourdes pulsations de "Blast". Et tranquillement un rythme s'installe. Un rythme aussi pesant que lent avec de lourdes pulsations résonnantes qui peinent à se défaire de l’emprise des chœurs chtoniens. Une ligne de séquences apparait. Elle fait tournoyer ses accords qui voltigent avec frayeur alors que les lourdes pulsations augmentent la cadence, poussant "Blast" vers une intense démarche titubante. Une envoûtante mélodie méphistophélique se fraye un chemin harmonique entre ces deux mouvements alambiqués dont les paradoxes sèmeront une superbe cacophonie, tant harmonique que rythmique, qui nous conduiront aux temples de "Rather Far Out" et de ses anges déchus qui s'agrippent aux couloirs intemporels. Des séquences papillonnantes en émergent un peu après les deux minutes, dessinant des boucles entrecroisés qui volètent dans les entrailles des lourds mugissements infernaux. Ce rythme névrotique tourbillonne avec furie dans une spirale affolée d'où s'échappent les brins d'une mélodie abstraite qui sépare le rythme de l'arythmie dans un étrange ballet pour gnomes aux ailes de lucioles. "Halo Inductor" étend son rythme fragile avec de fins accords qui dansent sur les cendres de "Rather Far Out". Délicat, ce rythme reste incertain. Il fait sautiller ses séquences de verres noires sur un champ de brume ocrée où chœurs angéliques détonnent dans ce décor de cataclysme électronique. Tournoyant dans un carrousel harmonique, qui est propulsé par des spasmes d’une machinerie discrète, "Halo Inductor" valse avec la noblesse de sa noirceur onirique. Point de ruades. Juste un rythme délicat qui voltige sur place, cerné d’un chapelet de notes qui scintillent dans un univers parallèle où les stupéfiants chœurs séraphiques le conduisent à son dernier battement dans une finale sereine à faire rêver les âmes les plus rebelles. Plus tranquille, la 2ième portion de “Astral Disaster” (Doomsday Is Family Time) est une longue suite de souffles sombres, d'ondes oscillatrices et de tonalités électroniques puisées dans l’antre du VCS-3 et dans les fils d’un Mellotron aussi noir que musical. C'est un retour dans le temps où les ambiances planantes et psychédélicosmiques recueillent dans leurs tonalités de longilignes lamentations ectoplasmiques, ressuscitant des réminiscences de Pink Floyd sur Echoes et Ummagumma ainsi que des premières œuvres expérimentales de Tangerine Dream sur Zeit et Atem. "The Nameless is the Origin" et "Oscillator Planet" avancent ainsi comme des spectres sillonnant les déserts de Doomstown jusqu'au puissant "Astral Disaster" (de Return) qui étend ses lents voiles vampiriques sur cette portion très sombre et ambiante de ce concert sous les étoiles du planétarium de Bochum. Aussi lourd et tonitruant que "Blast", "Jericho" conclut ce dernier opus de ['ramp] avec une approche caractéristique des rythmes lents mais puissants qui jalonnent les œuvres de Stephen Parsick. À mi-chemin entre les lourdeurs aphrodisiaques de Redshift et des rythmes titubants d'Arc, "Jericho" percute les murs environnants avec d'éclatantes lourdeurs réverbérantes dont les échos sont emmitouflées par de chœurs aux chants hybrides et de brumes mellotronnées avant d'éclater de toute sa puissance dans une finale tempétueuse. Les oreilles ne tiennent pas le coup dans un casque d'écoute…mais on en redemande. Arc, Redshift et ['ramp] sont les porte-étendards d’un genre que peu ose aborder tant les risques de perdre l'auditeur dans l'ennui sont immenses. Sauf que l'on ne s'ennui guère, loin s'en faut. “Astral Disaster” est une fête électronique où la passion pour l'art de Stephen Parsick transcende le cœur de ses influences. C'est un puissant album dont chaque détail et chaque ligne est soigneusement défriché puis replacé dans un imposant collage de structures qui respirent la beauté de son magnétisme méphistophélique. C'est une œuvre envoutante. Extrêmement envoutante, où les rythmes et ambiances se fondent dans une superbe symphonie électronique sculptée dans les armoiries de DoomHell. À ajouter à la collection des Debris, Steel and Steam et Return…et dépêchez-vous, c'est disponible en édition limitée de 300 CD numérotés.

note       Publiée le samedi 24 novembre 2012

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