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Wild Youth › A leopard never changes her spots

cd | 22 titres

  • 1 All messed up
  • 2 Record companies
  • 3 Wot about me
  • 4 Radio youth
  • 5 Action man (live)
  • 6 Make up
  • 7 So trendy
  • 8 Maximum speed (live)
  • 9 Avalanche
  • 10 Take off
  • 11 Reaction man
  • 12 My art form
  • 13 When I walk (live)
  • 14 Iron vest
  • 15 Fork tongue
  • 16 Wild girl
  • 17 Back to you
  • 18 Back to you (acoustic)
  • 19 Bloodless souls
  • 20 Record companies (demo)
  • 21 So mesed up (demo)
  • 22 Blue light (dub)

extraits vidéo

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line up

Michael Fleck (chant, guitare, guitare sèche, choeurs), Mark Gilroy (batterie), Rubin Rose (batterie), Andrew Peinke (basse, choeurs), Stephen Thompson (basse), Dean Tarrant (batterie), Antonio Rogantin (basse, guitare, sequencer), Franco Rogantin (batterie), Jean Philippe Gerboud (instruments)

remarques

Titres 1-10, 20 et 21 crédités Wild Youth; titres 11-15, 22 crédités Gay Marines; titres 18 et 19 crédités Michael Fleck; titre 16 crédité Retro's; titre 17 crédité Jean Philippe Gerboud

chronique

Styles
punk

Dans l'Angleterre de 1976, un punk hirsute aux cheveux carotte hurle : ' I wanna be me', un cri qui sera perçu jusqu'en Afrique du Sud où trois ados qui s'emmerdent comme des rats morts trompent le temps en écoutant des albums des Stooges, des New York Dolls, Kiss, Alice Cooper, les Rolling Stones ou Black Sabbath. Classique. Un article dans le journal attire leur attention, il y est question de problèmes à Londres et un certain Steve Jones d'un combo baptisé Sex Pistols explique: 'Nous ne nous intéressons pas à la musique mais au chaos'. Il n'en fallait pas plus pour que nos lascars qui n'ont jamais vu une seule photo des fameux Sex Pistols décident de lancer un projet punk qu'ils nomment Fourth Reich, une assez mauvaise idée quand on est tout sauf fasciste au royaume de l'Apartheid mais rien n'est trop beau pour un petit blanc issu de la classe moyenne inférieure quand il s'agit de choquer. Un jour que le guitariste Michael Flack se ballade avec un t-shirt 'Anarchy in the UK' qu'il s'est fabriqué selon le lettrage d'une publicité du NME (tout ça pour rappeler que avant Internet, les gens savaient aussi faire circuler les infos et trouver des idées), un autre quidam bossant dans un magasin de disques lui demande s'il a vu le groupe en concert. Les deux jeunes gens sympathisent, discutent, s'échangent des cassettes, tant et si bien que le vendeur est intégré au groupe. Quelques concerts à l'université puis le type s'en va. Pas si grave, Michael et son pote Mark ont planifié un voyage à Londres où ils vont s'envoyer des concerts plein la tronche (les Banshees, Penetration, Buzzcocks, Sham 69...), faire les disquaires, se payer des fringues. Retour au pays au moment où les Sex Pistols splittent et l'impression de revenir cent ans en arrière. Racisme, violence, conservatisme, pas question de se taire, nos ados se coupent les cheveux, fondent un nouveau groupe, Wild Youth, officiellement la première formation punk d'Afrique du Sud. Deux années de carrière, d'espoir, avec changements de line up et forcément crises d'amitiés, avant le split inévitable, sans avoir eu le temps d'enregistrer un album. Ce disque compile les chansons enregistrées par le groupe ainsi que ce que je suppose être les projets suivants de Michael soit Gay Marines ainsi que ses essais solo ou collaborations. Au 'I wanna be me' des Sex Pistols, les Wild Youth ajoutent: 'I don't wanna talk about Johnny Rotten, I don't wanna talk about Sid Vicious, I don't wanna talk about Joe Strummer, I just wanna talk about me, wot about me ?' On sent clairement dans leurs influences, l'économie des Ramones, la pulsion primale des Stooges mais également le feeling hérité de la crème du punk briton 77 (Clash, Damned, Pistols) ainsi qu'une larme de glam et leur musique aurait pu se fondre dans le Londres de 1977 sans la moindre difficulté. C'est simple mais très efficace; si les musiciens se sont toujours considérés comme médiocres, cela ne les a nullement empêché de signer de bons brûlots aux mélodies de qualité ('Wot about me', 'Radio youth', 'Record companies' ou 'All messed up'). Je trouve personnellement que le timbre juvénile de Michael Fleck colle à merveille aux ambiances. Les compositions de Gay Marines s'inscrivent dans une logique similaire mais avec des touches post punk plus prononcées évoquant parfois volontiers Gang of Four ou Wire. Quoiqu'il en soit, j'avoue que j'étais bien loin d'imaginer au cours des 80's que l'Afrique du Sud ait pu engendrer de telles groupes, je découvre grâce à la magie de ces rééditions que j'avais tort en écoutant outre Wild Youth, National Wake, Powerage (au sein desquels jouera Rubin Rose, l'un des batteurs de Wild Youth justement). Je vous convie volontiers à faire de même. 4,5/6

note       Publiée le mercredi 14 novembre 2012

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