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Zëro › Hungry Dogs (in the backyard)

cd • 10 titres • 00:00 min

  • 1Fast Car
  • 2Cracker's Ballroom
  • 3Clown In A Crowd
  • 4Hackin' Around
  • 5Speedball
  • 6First Turns To Last
  • 7The Trap
  • 8Feast Of Freaks
  • 9Polly's On The Run
  • 10Queen Of Pain

enregistrement

Enregistré à Supadope par Chris Rochon, printemps 2011 , Mixé et Masterisé par Ivan Chiossone à Narcophony, été2011

remarques

Artwork par Yoann Puissegur

chronique

À Lyon, il y a un peu deux catégories de groupes. Les innombrables inconnus, jeunes pousses qui pullulent, groupes qui se font et se défont à une vitesse incroyable, qui galèrent pour jouer dans une ville qui rêve de voir disparaître ses moindres aspérités (elle peut rêver longtemps, à mon avis), et puis les groupes installés, ceux qui n’ont plus rien à prouver, et qui peuvent se contenter d’une déclinaison pantouflarde de leurs « réussites » passées. On aurait pu penser ranger Zëro dans ceux-là. Ce dernier album vient à point démentir cette impression. Zëro évolue, et penche vers un post-punk plus accessible, mais toujours gorgé d’une énergie qu’on ne s’attend pas forcément à trouver chez un groupe de cet âge (rien de discriminatoire, juste un cliché un peu tenace). Dès l’instrumental Fast Car, on sent que le groupe creuse cette plus rock (sans le noise, donc), qu’ils avaient en eux, fruit d’une certaine culture 80’s underground. La vraie surprise vient des deux titres suivants, mélodiques et syncopés dans un registre Battles pour le moins éloigné de ce qui a fait la renommée noise rock de Zëro par le passé. L’effet du succès des jeunots d’Aucan ? Probablement pas. Efficaces sans être terribles, ils laissent la place à un Hackin’ Around presque post-rock qui confirme cette discrète saveur de Wire qu’on avait cru déceler au début. Ce que le méchant groove synthé/batterie/guitare à la Fugazi (avec un soupçon de Marvin, donc) de Speedball vient confirmer, tout cela étant comme une grande famille. Dommage, par contre, que la suite n’apporte pas plus de diversité à cette recette certes si efficace. La voix devient enfin intéressante sur The Trap, déjà plus houblonnée et racée, mais le côté robotique à la Trans AM est toujours là. Et c’est un peu là que ce cristallises les menus reproches qu’on peut faire à ce Hungry Dogs, même si The Trap en est le meilleur titre : un certain côté prévisible malgré tout à l’ensemble, arrangé en rien par cette voix sous effets, gimmick un peu trop systématique du rock français, souvent pour cacher un accent disgracieux. La fin de l’album tente une installation d’ambiances qui, en plus d’être tardive, tombe à plat. Je suis certes difficile mais après tout, ce créneau post-punk au son de gravier est particulièrement saturé, et cruellement en manque d’originalité. A l’image de cette pochette « cuvée 2008 », qu’on imaginait pas trouver chez Zëro (Un animal à cornes ? non, pas eux aussi…) Gageons que d’autres trouveront moins à redire à ce disque, je le redis, très efficace.

note       Publiée le lundi 5 novembre 2012

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ericbaisons Envoyez un message privé àericbaisons

j'ai les deux précédents, et c'est clair que c'est un peu du rock en pantoufle, punk et noise sont dans zero des mentions inutiles.ça peut paraitre décevant surtout vu ce qu'aldea a pu pondre. Du coup sur album le soir ça passe bien (surtout le diesel dead machine) mais c'est loin d'etre immanquable en live.