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Flames Of Hell › Fire and steel

cd | 7 titres

  • 1 Fire and steel
  • 2 Evil
  • 3 Heroes in black
  • 4 From the grave
  • 5 Our time is coming
  • 6 Cut you down
  • 7 Flames of hell

extraits vidéo

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line up

Sigurður Nicolaison (basse), Jóhann Richardsson (batterie), Steinþór Nicolaison (guitares, chant)

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
proto-black

Une fois encore, c'est mon amour pour l'Islande qui me conduit à m'écarter un instant de mes voies musicales de prédilection. Si aujourd'hui un groupe de le trempe de Sólstafir remporte tous les suffrages, il reste une exception et le metal n'a jamais été un style prédominant sur l'île. Imaginez donc ce qu'il pouvait en être dans les années 80, ce qui explique probablement pourquoi les très rares formations à avoir tenté le pari sont automatiquement devenues cultes. Parmi les deux groupes les plus recherchés, on trouve Bootlegs avec son thrash mâtiné de punk mais surtout Flames of Hell dont l'unique plaque sortie en 1987 à tirage plus que limité en pousserait plus d'un à vendre père et mère pour le pressage original vinyle parmi les collectionneurs. Attention, la rareté n'explique pas à elle-seule un tel engouement, il y a aussi la qualité de ce disque et son originalité. Car nous tenons-là, dans cette Islande perdue de la fin des eighties, un disque de proto-black dont la musique évoque très vite Hellhammer et Venom, à se demander d'ailleurs de quelles manières ces musiciens en sont venus à s'intéresser à ce style. Les informations sur eux sont squelettiques, participant activement au mythe; on sait qu'il s'agit d'un trio composé de deux frères accompagnés d'un pote. Voilà. Le batteur de Sólstafir avouait n'avoir jamais rencontré de personnes aussi mystérieuses et bizarres que les frangins, invariablement vêtus de longs manteaux noirs, de chemises blanches et de hautes bottes, le cheveu long et sombre, aujourd'hui encore. Passons au disque. On comprend très vite que l'atmosphère est recherchée, bien plus qu'une violence facile. Il y a déjà la rythmique, primaire et froide, qui tapisse l'arrière-plan pour permettre à la guitare d'occuper l'avant de la scène avec un jeu déroutant de solis complexes et totalement barrés. Il n'y a d'ailleurs pas que cette guitare qui soit complètement folle; élément indissociable de l'identité du groupe, qui pourra en repousser plus d'un, il y a le chant. Enfin quand je parle de chant...On a plutôt l'impression d'entendre un gnome à l'agonie; j'ai pu lire des allusions à un Burzum avant l'heure mais on devine clairement que les intentions sont différentes. Ce timbre inhumain déstabilise, laisse presque penser à une farce, avant de remplir complètement son rôle et de coller totalement à l'atmosphère souterraine dégagée par les compositions. Quand j'avouais m'écarter de mes terres de prédilection, je me trompais légèrement car les amateurs de punk pourront finalement aussi y trouver parfois leur compte, notamment sur des titres plus rapides comme 'From the grave' qui évoque quelques remugles de Motörhead. De même, dans le 'Flames of hell' final, tourmenté à souhait, certaines passages évoquent obligatoirement le spectre du doom, pareil sur 'Heroes in black'. La production sèche et crue renforce davantage encore cet aspect malsain et occulte qui baigne ce disque de la première à la dernière note. Attention, malgré ses qualités et son originalité, il reste une première oeuvre et l'on sent bien que nous n'avons pas affaire à des musiciens accomplis même si leur niveau est très correct; quelques erreurs d'écriture restent à noter, notamment la longueur excessive de 'Heroes in black' qui, du haut de ses onze minutes, ne parvient pas à maintenir la tension intacte du début à la fin. On ne peut retirer pourtant à nos Islandais de véritables tentatives pour diversifier le propos, un sens efficace du riff ('Cut you down', 'Evil') et un climat morbide proprement hypnotique. Sans être un chef-d'oeuvre, 'Fire and steel' est pourtant un album qui n'a rien d'anecdotique vu la musique proposée, l'époque et le lieu; on peut même se demander s'il n'aurait pas occupé une place de choix dans la préhistoire du black metal avec une distribution moins confidentielle. A noter qu'il semblerait que la belle pochette ait été peinte par le troisième frère, comme quoi le satanisme semble une affaire de famille chez les Nicolaison. Last but not least, comment en suis-je arrivé à vous parler d'un album si rare ? Parce que des tirages non officiels ont été effectués, tant en cd que sur vinyle, permettant ainsi aux fans de pouvoir quand même s'acheter aisément le disque. Ceci explique pourquoi on entend quelques craquements vinyliques sur un cd. 4,5/6

note       Publiée le mercredi 24 octobre 2012

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