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Haziz Herawi › Cry Of The Mountains

cd | 20 titres

  • 1 Roe Roe
  • 2 Yak Shabi Tan Ha Biya
  • 3 Naghma
  • 4 Amanai
  • 5 Een Dilah Diwana Rah
  • 6 Biyaki Shawim
  • 7 Raks
  • 8 Raftem Azi Bagh
  • 9 Tangy Farhad
  • 10 Hey Saghi Rahistra
  • 11 Pashto
  • 12 Parand Si Chakara
  • 13 Khandana Khaloo
  • 14 Landai
  • 15 Logori
  • 16 Golda Puzolfoe
  • 17 Biya Biya Banana
  • 18 Maan Dokhtari Heratam
  • 19 Az Zehari Chadarat
  • 20 Gashtem Gashtem

line up

Aziz Herawi (dutâr, rubab), Izmarai Arefi ( tabla, dohl)

chronique

Styles
world music
Styles personnels
afghanistan

Saïmone vous parle de ses instruments préférés épisode je sais pas. Aujourd'hui, l'Afghanistan, et son formidable dotar. Dotar, ça veut dire deux corde, en persan. Voilà pourquoi on dit dutâr ici, parce que y'en a trois. Comme pour le 11 septembre, l'Afghanistan voit les choses en grands. Cet instrument énorme et massif ressemble étrangement, dans sa forme, au sitar indien. Dans le son, c'est autre chose. A vrai dire, c'est autre tout court. Le son d'un dutâr afghan ne ressemble vraiment à rien. A peine arrive-t-on à distinguer qu'il s'agit d'un instrument à corde, avec tout ces couinements. Quand on voit le machin, on a peine à croire que c'est ce pantagruélique objet qui produit ce son si... fluet, si aigu ? En fait, s'il est si balèze, comme pour le sitar (doté lui aussi de cordes sympathiques), c'est pour le relief. Malgré un son agaçant, crispant, la profondeur du jeu et la technique d'Herawi, sur un manche grand comme un homme, offre des possibilités harmoniques quasi infinies. Sur cet enregistrement, le son est tellement bon qu'on dirait presqu'il joue... du setar ! Herawi est également un joueur de rubab, quasiment l'opposé du dutâr, c'est un instrument petit et large, épais et lourd, à la sonorité paradoxalement beaucoup plus ronde (quoique sèche). Dans les orchestres persans, c'est un peu le vilain petit canard, on le cache, on le tait. En Afghanistan, on lui propose de faire des solos. Et alors que le dutâr sonne très métallique, le rubab possède des cordes en nylons, ce qui lui donne chaleur et funk. En termes de sonorités, c'est le grand écart. Comme le pays, vous allez me dire, carrefour de l'Asie Centrale, digérant tant bien que mal l'influence écrasante de ses voisins écrasants (Iran, Pakistan, Inde). Le résultat, c'est une espèce de melting pot des ragas indiens joués sur des modes iraniens, ou l'inverse. Herawi est un virtuose, un virtuose de l'instrument mal aimé (nettement moins « noble » qu'un setar ou un tar) duquel il tire des trouvailles rythmiques qui redonnent, et l'expression n'est pas exagérée, ses lettres de noblesses à la culture d'un pays ravagé par les talibans et les américains et l'europe. De quoi leur faire regretter les années 60...

note       Publiée le mardi 23 octobre 2012

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sergent_BUCK › jeudi 25 octobre 2012 - 05:02  message privé !
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t'inquiètes

saïmone › mercredi 24 octobre 2012 - 19:49  message privé !
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400 chroniques que vous supportez mon bon goût, je dis Monsieur Lecteur (existe-t-il vraiment, d'ailleurs ?)

(N°6) › mercredi 24 octobre 2012 - 19:00  message privé !
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400 chroniques (et une blague de bon goût sur le 11 Septembre). Je dis Monsieur Saïmone.