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Sharam Nazeri › The Passion of Rumi

cd | 9 titres | 52:10 min

  • 1 Mystic
  • 2 Evan Madaen
  • 3 Enchanted I
  • 4 Journey To Eternity
  • 5 Fanayam Man I
  • 6 Beyond
  • 7 Fanayam Man II
  • 8 In Solitude
  • 9 The Passion Of Rumi

line up

Vocals by Shahram Nazeri, Composed by Hafez Nazeri, Mohammad Firouzi (Barbat), Shervin Moahjer (Kammancheh alto), Pejham Akhavas (Tombak and Damam), Hafez Nazeri (Setar)

chronique

Styles
world music
Styles personnels
iran

Nazeri est kurde, peut être que ça explique sa façon très accessible de faire sonner les fantômes. Rûmi, de son vrai nom Djalāl ad-Dīn Muḥammad Rūmī, est peut être bien le plus grand poète que la Perse ait connu – bien sûr, Ferdowsi, Khayyam, Saadi... sauf que Rûmi avait cette particularité d'être un grand mystique ; et quand je dis grand, je rigole pas : vous connaissez les Derviches Tourneurs ? C'est lui qui est à l'origine de cette « confrérie ». En 2007, l'année d'enregistrement de cet album, l'UNESCO a déclaré « l'année Rûmi », en son honneur. Allez comprendre. Comme si l'un des types les plus important du soufisme (si vous ne connaissez pas je ne peux que vous inviter à feuilleter l'histoire de ce « mouvement » religieux absolument passionant, qui n'a rien à envier aux maîtres Taoïstes ou aux Bouddhistes Tibétains) avait besoin d'une année en son nom. Bref, pour Nazeri père et fils (en Iran, on hérite), c'est surtout l'occasion de s'adonner à un répertoire auquel ils ne s'adonnent qu'assez rarement : la musique Soufie d'Iran. Accompagnés par un barbat et un kamanche (et tonbak, bien entendu), Nazeri père récite des poèmes tandis que Nazeri fils tisse des toiles de sêtar. Les titres les plus entraînants sont bien entendu ici les meilleurs – je vous le disais encore il y a pas longtemps, Nazeri flamboie dans les grooves -, teintés parfois d'une étrange coloration espagnole – ça doit être l'effet de ce barbat joué à l'européenne. Honnêtement, ce n'est pas ce que je trouve de plus transcendant, ça sonne un peu en décalage avec les longues plaintes elles-mêmes un peu trop démonstratives, dans l'étalage de sentiments. C'est un peu joué (un peu), et à l'inverse d'un Shajarian ou d'un Eftekhari qui vous transportent dans les cimes de l'invisible, de l'insaisissable et de l'indivisibilité, on reste simplement à hocher de la tête, à trouver ça chouette, génial, bien joué, mais il manque un truc : la conviction. Ca fait bizarre de l'écrire, et Nazeri est un musicien immense, mais qui brille de milles feux dans ce qu'il sait faire de mieux. Alors, si cet album est souvent magnifique, parfois magistral, on va garder Sharam pour boire du vin très cher en dissertant politique extérieure. Mais, comprenez bien que ça ne vous dispense en aucun cas d'écouter encore et encore cet album.

note       Publiée le dimanche 7 octobre 2012

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