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Michael Stearns › M'Ocean

cd | 7 titres | 46:38 min

  • 1 Sirens [ 5:32]
  • 2 Marriage Chords [ 9:36]
  • 3 M'ocean [ 9:36]
  • 4 Lightplay [ 7:06]
  • 5 Vicki's Dance [ 5:24]
  • 6 Fireflies' Delight [ 10:22]
  • 7 Walking Song [ 2:28]

extraits vidéo

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enregistrement

Initialement intitulé Lightplay, M'Ocean fut distribué pour la 1ière fois sur Earth Turtle Music en format cassette. Il fut distribué par Sonic Atmospheres (SA 109) en 1984 et finalement remasterisé en 2000 et distribué par Groove Unlimited.

line up

Michael Stearns (Synthés, Oberheim OB8, claviers et effets électroniques)

remarques

Pour plus d'informations sur Michael Stearns, on visite son site web: http://www.michaelstearns.com/

chronique

M'Ocean est, avec Incantations de Mike Oldfield, le plus bel album que j'ai entendu. Comment ne pas se laisser subjuguer par tant de luminescence qui miroite autour de rythmes perdus dans des enveloppes musicales ornées par des milliers de tonalités aux brillances de diamants ? Ça fait un bail que je veux vous parler de “M’Ocean”, mais à chaque fois j’étais intimidé à l’idée d’aborder cette chronique. Je me demande comment trouver les mots et comment formuler mes phrases afin de décrire avec justesse toute la beauté qui se cache derrière chaque note de cette œuvre extrêmement poétique de Michael Stearns. “M’Ocean” est une symphonie de luminosités et de tonalités iridescentes qui irradient sur des rythmes passifs et des ambiances océaniques dont les remous tissent d’envoutantes structures séraphiques. C’est un superbe album imbibé d’un magnétisme abyssal aux multiples tonalités limpides qui chatoient comme des perles d’eau sur les lames de feu d’un soleil ardent, créant un superbe mélange d’ambiances oniriques et de rythmes paradisiaques. Une première vague de fond vient nous happer et "Sirens" nous entraîne dans les ravins abyssaux de “M’Ocean”. L’intro est nuancée entre ses couches lyriques et d’autres plus sombres qui ondoient dans des remous aux reflets cristallins alors que la descente est saisissante d’une réalité morbide comme une noyade au pays de Poséidon. Et là les nymphes des profondeurs bleutées font entendre leurs chants de sirènes astrales avec des tonalités qui scintillent comme des chants prismatiques à l’Éden de l’ivresse immortel. Et comme sur la grande majorité des structures aux miroirs musicaux coruscants, l’enveloppe morphique de "Sirens" nous chante l’infini entre la lumière des ténèbres et la noirceur de ses morsures pour disparaitre dans l’abîme, comme aspiré par le néant. Avec ses lignes de synthé qui valsent dans l’indécision, "Marriage Chords" caresse délicatement nos sens. De fines envolées dormitives, flottant comme des méduses astrales sur un lit d’étoiles de mer scintillant, tissent une rêverie lacustre qui puise sa force dans les lentes ondulations des strates dont les contours irisés s’échouent sur une berge cosmique. Ces vagues qui se retirent des sables bouillonnent légèrement et implosent de leurs fines particules blanchâtres en un splendide tourbillon soporifique, éveillant les songes de la majestueuse pièce-titre qui fond dans nos oreilles avec toute la prestance harmonique de “M’Ocean”. Des fins riffs de guitare et de délicates percussions soulèvent ce rythme poétique qui scintille de ses milles prismes musicaux, chatouillant de fines ondulations passives qui se laissent emporter par les délicates vagues de surface. Et "M’Ocean" de tournoyer lascivement autour d’une ligne de basse aux oblongues notes silencieuses, plongeant dans les fonds marins et dispersant les débris d’une faune sous-marine qui chante de ses millions de particules prismatiques. "Lightplay" approfondie, avec toute l’intensité dramatique, la mélodieuse portion de la 2ième partie de "Sirens". C’est un titre extrêmement poignant et puissant où les sirènes chantent, sifflent et psalmodient dans un scintillant torrent de couches de synthé au lourd crescendo émouvant. Si la 1ière partie explose d’émotion, la 2ième nous entraîne vers un courant plus mélodique où brillent des milliers de tonalités cristallines, comme des abeilles de mer autour de la ruche de Poséidon. De fins tintements argentés percent les dunes aquatiques, guidant "Vicki's Dance" vers des voix de Shamans qui incantent la danse des eaux troubles. Le rythme devient dense et épouse un lourd mouvement rotatoire qui étale ses séquences comme des clapotis rythmiques autour d’une spirale éphémère. Malgré la puissance du mouvement, "Vicki's Dance" conserve tout le cachet onirique de “M’Ocean” avec une finale aussi poétique que les poèmes des nymphes marines. Avec toutes ses séquences qui s’entrecroisent et tourbillonnent dans une stupéfiante danse immortelle, "Fireflies' Delight" orne “M’Ocean” d’une finale apothéotique. L’intro flotte de ses voiles lumineux, éveillant une à une des séquences qui tournoient autour d’une sobre et dramatique ligne de basse. Les lucioles papillonnent et virevoltent avec la grâce de leurs agilités, créant une longiligne onde tourbillonnante qui étend son ivresse dans un délicat tumulte musical où percussions caribéennes et vélocité passive conservent toute l’aisance harmonique d’une finale qui laisse présager que la vie vient des larmes océaniques. "Walking Song", une courte reprise d’un titre d’Igor Stravinsky, clôture un puissant opus que vos oreilles redemanderont encore et encore, pour des années à venir. Innovant avec un premier synthé hybride (Oberheim OB8) qui capte et restitue toute la profondeur et les nuances d’un art divinement lyrique, Michael Stearns repousse les limites de la poésie musicale astrale avec un album puissamment poétique qui n’a de mots que son immense splendeur. “M’Ocean” est une œuvre à part où aucune comparaison ne tient. Au contraire, c’est l’album qui a influencé toute une génération de musiciens et dont on retrouve les influences en surnombre un peu partout dans l’échiquier de la MÉ contemporaine. Cette édition remasterisée de Groove reflète finalement toute la profondeur de cette grandiose œuvre musicale qui avait ébranlé une poignée d’initiés lors de sa première mouture en 1983, sous le titre de Light Play. C’est un incontournable. C’est un classique de la MÉ d’ambiance mélodieuse et si vous ne l’avez pas encore, dites-vous qu’il vous manque définitivement quelque chose!

note       Publiée le vendredi 28 septembre 2012

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snooky › mercredi 23 mars 2016 - 14:10  message privé !

Je ne connaissais pas , ni l'artiste , ni l'album ! Je suis assez subjugué ! Un havre de paix , de sérénité qui vous enveloppe , vous hypnotise et vous fascine. Excellent ! Merci pour la découverte !

Note donnée au disque :       
Phaedream › vendredi 28 septembre 2012 - 22:45  message privé !
avatar

Je suis bien content que tu ais aimé Chronos, mais je dois t'aviser que M'Ocean est très différent. Moins ambiant il est plus mélodieux et embrasse les longues kermesses émotives de Mike Oldfield. Je viens juste d'ajouter un lien qui te donnera une très bonne aperçu de l'album.

vargounet › vendredi 28 septembre 2012 - 21:01  message privé !

Je vais m"écouter ça fissa ... Au passage merci pour la découverte de Chronos qui tourne régulièrement depuis bien un an ... du grand art !