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Opium Dream Estate › Funeral in Narragonia

cd • 11 titres

  • 1The dream
  • 2Where the black swans die
  • 3Season of the wind
  • 4Visions
  • 5Lulled to lunacy (awaken by death)
  • 6Die Toteninsel
  • 7The day my wish was gone
  • 8Canton XLV (with usura)
  • 9The widow
  • 10Novum Navis Stuftorum
  • 11Song for the dwellers

extraits vidéo

informations

Hiver 2012-printemps 2012, Seventh Crow Studio, Chevilly-Larue, France

'Canto XLV' est basé sur un texte de Ezra Pound.

line up

Sébastyen D.(chant, musique)

Musiciens additionnels : Shaita (chant féminin)

chronique

Opium Dream Estate, ce n'est plus une musique que l'on écoute la nuit en contemplant les étoiles au dessus de la cime des arbres, l'ombre a envahi ce royaume, les quelques notes de piano funèbres d'intro ne laissent planer aucun doute là-dessus. Dépouillée mais évocatrice, elle nous emmène en un cortège de chansons comme autant de silhouettes voilées qui plongent toujours plus profondément dans un univers dark folk affranchi de ses dernières influences cold wave. L'artiste a souhaité se pencher sur le thème de la mort mais également (et voilà qui est moins évident à percevoir) de la folie, deux aspects soutenus par de très belles images réalisées par deux artistes (l'une contemporaine, l'autre du XIXème siècle) ornant le livret du cd. Très noir mais pas non plus de la manière dont on pourrait l'imaginer, Sébastyen D. s'étant montré plus subtile en créant un véritable cocon d'ombres un peu à la manière d'un corridor de brume nocturne et souterrain dans lequel l'auditeur se laissera guider par les murmures de la voix ou le timbre féminin de Sheita qui se glisse ça et là, sirène angélique et rassurante. Le maître mot est 'atmosphère', le jeu est économe, suggère plutôt que de livrer des visions trop précises, une guitare sèche délicate constituant l'acteur principal de cette trame. On sera surpris du pouvoir évocateur de ces quelques accords tant ils recèlent d'espace et de plages vierges permettant à l'auditeur de projeter ses propres pensées. Un piano grave et quelques percussions complètent le tableau accentuant la mélancolie ou relâchant légèrement cette tension apaisante mais pas foncièrement apaisée. C'est une réussite et on espère bien que le public friand du genre murmurera enfin le nom de Opium Dream Estate plus souvent lors des soirées dark folk. Malgré tout, je ne puis m'empêcher de déplorer une certaine linéarité sur le long terme que l'on pourrait aussi voir comme un synonyme de cohérence, j'en suis conscient. La surprise se révèle davantage sous la forme de compositions telles que le superbe 'Canto XLV', une longue pièce dark ambient du plus bel effet. La mort, la folie, deux thèmes pas franchement joyeux mais que Sébastien D. traite avec doigté pour en faire un univers de création plus que de destruction puisqu'affleurent quelques brefs rayons de lumière de derrière les tentures de ce palais à la fois intimiste et démesuré ('Season of the wind'). Une chose est certaine, ce nouvel opus ne fait que confirmer le talent dévoilé sur les disques précédents sur lesquels je vous conseille volontiers de vous pencher.

note       Publiée le jeudi 27 septembre 2012

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