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Loren Nerell › Slow Dream

  • 2012 • Projekt PRO271 • 1 CD digipack

cd • 4 titres • 67:10 min

  • 1Mentation 28:40
  • 2Slow Dream 10:29
  • 3A Sense of Presence 19:28
  • 4Persistence of Dream Imagery 8:31

enregistrement

Composé et enregistré entre 2007 et 2011 au studio Earthbound à Long Beach, Californie. Masterisé par Steve Roach au studio Timeroom en Décembre 2011)

line up

Loren Nerell (Synthés, gongs, métallophones et instruments de musique Polynésienne)

remarques

Pour avoir plus d’informations sur Loren Nerell et entendre des fichiers MP3, on peut visiter son site web; http://www.lorennerell.com/ ou encore la page web de Projekt; http://projekt.com/projekt/product.asp?sku=PRO00271

chronique

Loren Nerell est un compositeur et musicien américain qui affectionne la musique ambiante noire et le Balinais Gamelan, un genre musical composé par différents gongs et métallophones d’origines Indiennes et Malaisiennes. “Slow Dream” est son 7ième opus. Un album d’une extrême tranquillité intérieur où les drones aux souffles argentés caressent nos sens avec une infinie sérénité contemplative. Mise à part la pièce d’ouverture, “Slow Dream” est une sombre réflexion sur des univers musicaux qui rappellent avec enchantement la musique lourde et ambiante de Steve Roach dont la présence aux consoles se reflète directement sur les drones et sinuosités passives de ce dernier effort de Loren Nerell.
"Mentation" nous plonge dans le fascinant univers musical du Gamelan avec sa longue aventure cyclique portée par des intonations de Gong et métallophones qui tranquillement forgent une envoûtante approche spirituelle, comme des chants oniriques cajolant les sillons de nos oreilles. Ce longitudinal titre qui coiffe les 30 minutes s’amorce avec des souffles de vie qui épousent les réverbérations des gongs dont les tintements chantent de leurs reflets argentés une ode à la paix intérieure. J’ai déjà entendu cette approche contemplative sur The Sky of Mind de Ray Linch qui toutefois est bien plus mélodieux que “Slow Dream”. Ici, point de rythmes ou de mélodies. Tout est axé sur la relaxation et l’apaisement mental qui évoluent parmi de fines et subtiles variations apportées par un synthé aux brises de brume. Des brises qui subdivisent leurs souffles, amenant un délicat contraste poétique sur les strophes métalliques des gongs qui se cachent entre le son et le silence des âmes. La pièce-titre empiète sur la finale lugubre de "Mentation", poursuivant cette longue odyssée atonale parmi les sombres souffles d’un synthé absent qui flottent comme des anges noirs sur une terre de désolation. Moins Gamelan et plus près des sphères électroniques d’un obscur univers musical ambiant, "Slow Dream" étend son voile de mysticisme à travers ses délicats drones qui sillonnent un monde souterrain aux milles murmures d’une étrange paranoïa immersive. Par moments, on croirait revivre l’alléchante aventure des Immersions de Steve Roach avec cette lourde approche méditative qui endort "Slow Dream", de même que sur "A Sense of Presence" dont les souffles caverneux secouent les courbes de l’immobilisme et éveillent une étrange faune d’un monde hybride. Plus on avance et plus les souffles des synthés implosent dans des sombres tumultes cataclysmiques, éveillant un univers truffé de spectres vengeurs qui soufflent leurs désaccords parmi d’intenses drones aux incantations aussi méphistophéliques que célestes. "Persistence of Dream Imagery" termine “Slow Dream” avec la même approche Balinaise de "Mentation", sauf que cette fois-ci Loren Nerell ajoute quelques vestiges d’un univers occidental avec des bruits métallisés qui errent ici et là, perdus entre le silence et le bruit, entre le jour et la nuit. C’est un peu le reflet d’un univers industrialisé égaré dans l’immersif univers des contemplations méditatives d’une musique Balinaise Gamelan.
Je l’ai toujours dit; il n’y a que Steve Roach pour dessiner des courbes sur des lignes et c’est l’enchantement derrière “Slow Dream”. Profondément ambiant et enveloppant, ce dernier opus de Loren Nerell est une belle balance entre le mysticisme et la poésie musicale. C’est aussi sombre que ça peut être beau et, surtout, c’est aussi enchanteur que tranquille. Pour amateurs de musique d’ambiance sombre avec une belle touche exploratrice.

note       Publiée le vendredi 14 septembre 2012

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